Bataille de la Fosse-à-l'Eau

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Date 28 -
Bataille de la Fosse-à-l'Eau
Description de cette image, également commentée ci-après
Mémorial franco-allemand de la bataille.
Informations générales
Date 28 -
Lieu La Fosse-à-l'Eau (France)
Belligérants
Drapeau de la France France Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Pertes
4 200 hommes pour les forces françaises. Environ autant pour l'armée allemande.

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La bataille de la Fosse-à-l'Eau dite bataille de Launois ou bataille de Signy-l'Abbaye-Rethel[1] fut une bataille de la Première Guerre mondiale qui eut lieu les 28 et , après la retraite de Charleroi, près du village de la Fosse-à-l'Eau situé entre Launois-sur-Vence et Thin-le-Moutier dans les Ardennes.

A la fin du mois d', l'armée française est battue en Belgique et se replie très rapidement. La troisième armée allemande du général saxon Max von Hausen entre dans les Ardennes, par Rocroi (Gué-d'Hossus) et par la pointe de Givet (Haybes, Fumay et Renwez) ; elle reçoit l'ordre de foncer sur Launois-sur-Vence, pour tenir la route nationale 51 (de Reims à Mézières) et la voie ferrée de Reims à Charleville, et couper ainsi la route de retraite de l'Armée française.

Pour y parvenir le 9e Corps d'Armée saxon s'engouffre, le dans le couloir libre entre les forêts de Signy-l'Abbaye et de Froidmont et arrive à Signy-l'Abbaye venant de Marlemont et de Lépron-les-Vallées ; il arrive à Thin-le-Moutier, venant de Renwez par Saint-Marcel et Clavy, brûlant au passage le hameau de Warby.

Devant le danger de cette attaque qui compromettrait le repli de l'armée française, le général Dubois donne l'ordre à la Division marocaine du général Humbert d'arrêter coûte que coûte et le plus longtemps possible l'armée allemande dans le secteur de Signy-l'Abbaye, Thin-le-Moutier. L'attaque saxonne se déclenche sur trois axes : de Signy vers Dommery, de Librecy vers les hameaux de Courcelles, la Vaux-Gravier et Mézancelles, et de Thin-le-Moutier vers la Fosse à l'Eau. Les combats dureront deux jours, ils seront particulièrement durs et meurtriers, surtout à Dommery, pris et repris plusieurs fois. Zouaves, tirailleurs algériens et « marsouins » de la Division marocaine y subirent de lourdes pertes (1 200 tués ou disparus et plus de 3 000 blessés dont deux colonels et huit commandants sur 12 000 hommes engagés) ; les pertes des troupes allemandes sont du même ordre. Le au soir, les troupes françaises recevront l'ordre de se replier.

Cette bataille de la « Fosse à l'Eau » aura fait perdre deux jours à l'offensive allemande, deux jours précieux qui donneront à l'Armée française le temps de se replier en bon ordre, avec armes et bagages, et de se réorganiser pour mener la bataille de la Marne.

Témoignages et récits sur la bataille

« Ce fut le à la Fosse-à-l'Eau. L'ennemi débouchait de la forêt de Signy-l'Abbaye ; ordre fut donné à la Division d'arrêter sa marche. Alors zouaves et tirailleurs - en larges culottes blanches, ceinture bleue ou rouge, chéchia écarlate, - chargèrent l'ennemi, comme ils avaient l'habitude de le faire au Maroc, loyalement à découvert, les officiers en tête. Et si impétueux fut leur élan, si héroïque leur charge que l'ennemi plia et que la première rencontre fut une première victoire. Lorsque dans la nuit, sur ordre, la Division quitta la Fosse-à-l'Eau, l'ennemi n'osa pas la poursuivre et ce n'est que le lendemain, tard dans la matinée, que les Allemands lancèrent leurs colonnes d'assaut sur les ruines du village de Launoy. Le choc avait été rude, sabre à la main, chargeant héroïquement à la tête de leurs bataillons, les commandants Clerc, Britsch, Mignerot et Sauvageot étaient tombés. Le capitaine Muller, mortellement atteint, passe à un tirailleur les papiers de sa compagnie ; celui-ci tend la main droite, une balle lui brise le poignet ; alors tranquillement le tirailleur prend de la main gauche les papiers précieux, et va les porter à son lieutenant avant de songer à se faire panser. L'artillerie avait pris à la lutte une part active ; jusque sur les crêtes de la Fosse-à-l'Eau, ses batteries étaient venues se mettre en position, presque mêlées aux premières lignes d'infanterie. »

 Pages de gloire de la Division marocaine 1914-1918, 1919

Le mémorial

Bibliographie

Références

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