Régiment de tirailleurs sénégalais de la Côte d'Ivoire
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Le Bataillon de tirailleurs sénégalais de la Côte d'Ivoire (ou RTS/CI) est un régiment des troupes coloniales françaises. Il est créé, suite à un décret du 28 décembre 1900, et sur l’ordre n° 3 du commandant supérieur des troupes de l’AOF (Afrique Occidentale Française), le 1er janvier 1902. Il est composé de 4 compagnies : la 1ére, 2ème et 4ème sont stationnées dans le Baoulé et le 3ème dans le cercle de Kong en Haute Côte d’ivoire.
| Régiment de tirailleurs sénégalais de la Côte d'Ivoire Bataillon autonome de Côte d'Ivoire | |
Insigne du BTS no 5. | |
| Création | 1902 |
|---|---|
| Dissolution | 1964 |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment de tirailleurs sénégalais |
| Rôle | Défense coloniale |
| Garnison | Côte d'Ivoire coloniale |
| Ancienne dénomination | Bataillon de tirailleurs sénégalais no 5 |
| Guerres | Seconde Guerre mondiale Répression du RDA |
| Commandant historique | Charles Lacheroy |
| modifier |
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Composition et effectifs
Le Chef de bataillon, le capitaine major Paul-Francois Colonna d’Istria, secondé par le lieutenant Vidalenc et le médecin de 1ère classe Marchand, sont stationnés à Toumodi.
- La 1ère compagnie, sous les ordres du capitaine Claude Privey , secondé par le lieutenant Dessuze et le sous-lieutenant Albuges, est stationnée à Kodiokofi, Assekro, Dienzoukro, Diamankro, Appassakro et Bouaké.
- La 2ème compagnie, sous les ordres du capitaine Conrad, secondé par les lieutenant Larcon et Gérard, est stationnée Lassan, Languassou, Simbo, Fetterkto, Koudriokro et Bledi.
- La 3ème compagnie, sous les ordres du capitaine Moreau, secondé par le lieutenant Schiffer et le sous-lieutenant Desmoulin, est stationnée à Seguela, Mankono, Odienné, Bandama, Kong, Touba, Tombougou et Dabakala.
- La 4ème compagnie, sous les ordres du capitaine Garnier, secondé par les lieutenants Gridel et Bouet. est stationnée à Kokumbo, Akouassi-Kpi-Kro, Kumikro, Bonzi, Sinzenou, Bingerville et Grand Lahou.
L’effectif du corps des sous-officiers et soldats est composé de 5 adjudants, 3 sergents-majors, 5 sergents fourriers, 32 sergents, 11 sergents indigènes, 4 caporaux-fourriers, 51 caporaux indigènes, et 690 tirailleurs [1].

Création et différentes dénominations
- : création du bataillon de tirailleurs sénégalais de la Côte d'Ivoire (BTS/CI)[2]
- : devient 4e régiment de tirailleurs sénégalais (4e RTS)[2]
- : le 4e RTS redevient BTS/CI[2]
- : dissolution du BTS/CI[2]
- : création du bataillon de tirailleurs sénégalais no 5 (BTS no 5)[3]
- : renommé 5e bataillon mobile de tirailleurs sénégalais (5e BMTS)[3]
- : renommé BTS no 5[3]
- : formation du régiment de tirailleurs sénégalais de la Côte d'Ivoire (RTS/CI), ou régiment de Côte d'Ivoire[2], par fusion entre le BTS no 5 et le BTS no 6[3]
- : dissolution du RTS/CI[2]
- : recréation du RTS/CI[2]
- : devient bataillon autonome de la Côte d'Ivoire (BACI)[2]
- : devient 5e bataillon d'infanterie de marine (5e BIMa)[3]
- 1962 : devient groupement motorisé no 40 (GM 40)[4]
- : fusionne dans le 4e régiment interarmes d'outre-mer[4]
Historique
Le BTS no 5 regroupe en 1919 les compagnies du 3e RTS stationnées à Abidjan, Bonna, Bouaké et Dimbokro[3].
De 1940 à 1946, le RTS/CI est également chargé de la défense de la Côte d'Ivoire Nord, c'est-à-dire de l'ancienne colonie de Haute-Volta. Créé en 1947 par dédoublement du BACI, le bataillon autonome de Côte d'Ivoire nord devient en octobre le Bataillon autonome de Haute-Volta lorsque cette colonie est recréée[3].
En 1950, sous le commandement du lieutenant-colonel Charles Lacheroy, le BACI, qui compte une compagnie d'alaouites syriens, parvient violemment à écraser l'insurrection indépendantiste du Rassemblement démocratique africain[5],[6].
Dans les années 1950, le BACI occupe des postes à Daloa, Korhogo, Guiglo, Séguéla, Man, Dimbokro, Grand-Lahou, Kong et Bouaké, qui formeront les premières implantations de l'Armée ivoirienne après l'indépendance[7].
En , le BACI est renommé 5e bataillon d'infanterie de marine[3] mais ses éléments forment également le 24e bataillon d'infanterie de marine[8]. Il est renommé groupement motorisé no 40 en 1962, groupement qui fusionne en 1964 avec le groupement saharien no 42 (stationné au Niger) pour former le 4e régiment interarmes d'outre-mer[4].
Insigne
L'insigne du BTS no 5 présente, sur l'ancre des troupes coloniales, un éléphant de face émergeant de la végétation tropicale. La trabe de l'ancre porte les lettres BTS et le numéro 5 est en pointe sur l'ancre. L'éléphant d'Afrique à grandes oreilles, en position d'intimidation, est symbole de force et d'efficacité et la végétation fait référence aux bananiers, richesses de la Côte d'Ivoire[9]. Cet insigne, commun au BTS no 5 et au BACI, est repris par le groupement motorisé no 40, par le 4e régiment interarmes d'outre-mer et par le 4e bataillon d'infanterie de marine, l'inscription étant modifiée à chaque fois[3],[4].
Personnalités ayant servi au régiment
- Paul François Colonna d'Istria du 1er janvier au 13 octobre 1902
- Henri Amiel, compagnon de la Libération, rejoint le BTS no 5 en 1929,
- Henri Verdier, compagnon de la Libération, rejoint le BTS no 5 en 1932,
- Bertin B. Doutéo, écrivain ivoirien, effectue son service militaire au BACI de 1946 à 1947,
- Charles Lacheroy, théoricien français de la contre-insurrection, commande le BACI de 1947 à 1950,
- Ahmadou Kourouma, écrivain ivoirien, sert au BACI en 1950,
- Gaston Ouassénan Koné, général et ministre ivoirien, est incorporé au BACI dans les années 1950.