4e régiment de tirailleurs sénégalais
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Le 4e régiment de tirailleurs sénégalais (4e RTS) est un régiment français appartenant aux troupes coloniales. Il est créé le , en exécution d’un décret du 19 septembre 1903, portant sur la réorganisation de l’Infanterie coloniale, et de l’Ordre général no 10 du général Perraux, commandant des troupes de l’AOF (Afrique-Occidentale française), à partir du Bataillon de Tirailleurs Sénégalais de Côte d'ivoire et du 1er Régiment de Tirailleurs Sénégalais.
| 4e régiment de tirailleurs sénégalais | |
insigne régimentaire du 4e RTS | |
| Création | 1904 |
|---|---|
| Dissolution | 1946 |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | régiment de tirailleurs sénégalais |
| Rôle | Infanterie |
| Fait partie de | 2e DIC 9e DIC |
| Garnison | Toulon |
| Inscriptions sur l’emblème | Soudan 1890 Dahomey 1892 Côte-d'Ivoire 1893-1895 Madagascar 1895 Congo 1900 Tchad 1900 Maroc 1908-1918-1925-1926 Toulon 1944 |
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Il combat pendant la Seconde Guerre mondiale et est dissout en 1946.
Composition et effectifs

Les 1re, 2e, 3e et 4e compagnies du Bataillon de Tirailleurs sénégalais de Côte d'Ivoire, dissoutes le 1er avril 1904, seront renommées respectivement 5e, 6e, 3e et 4e compagnies dans ce nouveau régiment. Les 1re, 2e et 7e compagnies du 1er régiment de tirailleurs sénégalais détachées en Côte d’ivoire, sont renommées 1re, 2e et 7e Compagnies. La 8e compagnie nouvellement formée est détachée à la compagnie des gardes frontières de Kong [1].
Composition et effectifs : 1 lieutenant-Colonel, 2 chefs de bataillon, 1 Capitaine-major, 8 capitaine de compagnie, 2 lieutenants comptables, 16 lieutenant de compagnie, 1 médecin-major de 1ère classe, 1 médecin aide-major, 2 adjudants de bataillon, 16 adjudant de compagnies, 1 chef armurier, 1 sergent-major à la SHR, 8 sergents de compagnies, 8 sergents fourriers, et 56 sergents de compagnies, 9 caporaux fourriers à la SHR, 8 caporaux dans les compagnies et 101 tirailleurs, soit un total de 133 européens [1].
Personnel indigène : 8 lieutenants, sous-lieutenants et adjudants de compagnies, 32 sergents de compagnies, 96 caporaux de compagnies, 17 tirailleurs à la SHR et 976 dans les compagnies, soit un total de 1129 tirailleurs (122 tirailleurs dont 2 clairons par compagnie) [1].
L’État-Major sous le commandement de lieutenant-colonel Vimont [2], composé des chefs de bataillons Betsellère et Morisson, du capitaine-major Grassons, du médecin de 1ère classe Bonnescuelles de Lespinois, du médecin aide-major Combier, est stationnée à Grand-Lahou.
- 1re compagnie, sous les ordres du capitaine Tetrel, secondé par le lieutenant Varenne. est stationnée à Tiassalé avec 2 postes à Becedi et Broubrou.
- 2e compagnie, sous les ordres du capitaine Figeac, secondé par le lieutenant Lebegue, est stationnée à Singrobo.
- 3e compagnie, sous les ordres du capitaine Bruyère, secondé par le lieutenant Pinet, est stationnée à Ouossou avec un détachement à Guenvie.
- 4e compagnie, sous les ordres du capitaine Léonard, secondé par le lieutenant Bauchot, est stationnée à Toumodi avec des détachements à Bonzi, Kokumbo et Angouakonbro.
- 5e compagnie, sous les ordres du capitaine Clouscard, secondé par le lieutenant Bouet, est stationnée à Kodiokofi avec des détachements à Assekro, Tiebisou, Diamankro et Toumane.
- 6e compagnie, sous les ordres du lieutenant de Clairvaux, secondé par le sous-lieutenant Benezet, est stationnée à Bouaké avec des détachements à Port-Larcon, Fort Maria et M’bahiakro.
Création et différentes dénominations
- : création du 4e régiment de tirailleurs sénégalais à partir du Bataillon de Tirailleurs Sénégalais de Côte d'ivoire
- : redevient bataillon de tirailleurs sénégalais de la Côte d'Ivoire[3].
- : Recréation du 4e régiment de tirailleurs sénégalais au Sénégal[3].
- : le 4e régiment de tirailleurs sénégalais devient le 7e régiment de tirailleurs sénégalais[3].
- : le 4e régiment de tirailleurs coloniaux (formé en 1923 à Toulon à partir du 4e régiment d'infanterie coloniale) devient le 4e régiment de tirailleurs sénégalais[3]
- : Dissolution[3].
- : Recréation du 4e régiment de tirailleurs sénégalais[3].
- 1944 : Devient 21e régiment d'infanterie coloniale à la suite du blanchiment de la 9e DIC.
- 1945 : Redevient 4e régiment de tirailleurs sénégalais.
- Le : dissolution.
Historique des garnisons, combats et batailles du 4e RTS
Opérations militaires en Côte d'ivoire 1904-1906
Composition du régiment au 1er janvier 1904. L'État Major sous le commandement de lieutenant-Colonel Bruchet, composé des chefs de bataillons Betsellère et Rivet, du capitaine-major Bres, du médecin de 2ème classe Pelletier, du médecin aide-major de 1ère classe Gallier, du lieutenant Monin (trésorier), et du lieutenant Berger (habillement), est stationnée à Grand-Lahou en Côte d'ivoire.
- 1ère compagnie, sous les ordres du capitaine Tetrel, secondé par les lieutenants Bannelier et Thomas.
- 2ème compagnie, sous les ordres du capitaine Debieuvre, secondé par le lieutenant Charreau et le sous-lieutenant Argence.
- 3ème compagnie, sous les ordres du capitaine Blanchard, secondé par les lieutenants Coudreau et Terron.
- 4ème compagnie, sous les ordres du capitaine Léonard, secondé par les lieutenants Gruloos et Neuville.
- 5ème compagnie, sous les ordres du capitaine Clouscard, secondé par le lieutenant Alix et les sous-lieutenants de Tersannes et Betsch.
- 6ème compagnie, sous les ordres du capitaine Maurel, secondé par les lieutenants de Clervaux et Benezt
- 7ème compagnie, sous les ordres du capitaine Foussat, secondé par les lieutenants Mongin et Chalurmeau.
- 8ème compagnie, sous les ordres du capitaine Albib, secondé par les lieutenants Laurent, Pierre et Bourgoin.
De février 1905 au 1er octobre 1906, le 4e Régiment de Tirailleurs Sénégalais opère, principalement dans le pays Baoulé en Côte d’ivoire, contre les peuples Aques et Agba [1].
Le régiment est dissout le 1er octobre 1906. Les 3e, 4e, 5e, 6e et 8e compagnies du régiment entrent dans la formation du Bataillon de Tirailleurs Sénégalais de Côte d'ivoire, qui est reformé à cette même date [1].
En attendant la reformation du régiment, la 1re Compagnie est administrée provisoirement par le Bataillon du Gabon Moyen-Congo; la 2e Compagnie par le Bataillon de Tirailleurs Sénégalais de Côte d'ivoire et la 3e compagnie par le 1er Régiment de Tirailleurs Sénégalais [1] .
Entre-deux-guerres
Avant 1939, le régiment fait partie de la 2e division d'infanterie coloniale. Il est caserné à Toulon, Fréjus et Puget-sur-Argens[4].
Seconde Guerre mondiale
1939 - 1940

À la mobilisation, le 4e RTS reste attaché à la 2e DIC, qui fait partie de l'armée des Alpes[5]. Le , la 2e DIC devient une division légère d’infanterie coloniale et quitte les Alpes. Le 4e RTS reste en position, directement rattaché au 15e corps d'armée[6]. Il est commandé par le colonel Garnier Robert.
Le 4e RTS participe à la défense de Menton contre les troupes italiennes. Son engagement en première ligne est prévu le pour reprendre Menton. L'attaque n'aura pas lieu, du fait de l'armistice du 24 juin 1940[5].
1944 - 1945
Le régiment participe au débarquement sur l'Île d'Elbe le .
Le 4e RTS fait alors partie de la 9e DIC du général Magnan, qui comprend :
- le 4e RTS, colonels Cariou puis Bourgound.
- le 6e RTS, colonel Salan.
- le 13e RTS, colonels Chrétien puis Voillemin.
- le RICM (régiment d'infanterie coloniale du Maroc), lieutenant-colonel le Puloch, unité de reconnaissance.
- le RCCC (régiment colonial de chasseurs de chars), lieutenant-colonel Charles sur tanks destroyers M10.
- Le RACM (régiment d’artillerie coloniale du Maroc) constitué par :
Le , sur décision ministérielle, le 4e RTS devient le 21e RIC (régiment d'infanterie coloniale). Entretemps, les troupes d'origine africaine ont été remplacées par des FFI de diverses provenances (blanchiment des troupes coloniales).
Colonels
Drapeau
Il porte dans ses plis les inscriptions suivantes[7]:
Décorations
Personnalités ayant servi au régiment
Compagnons de la Libération
- Pierre Poletti (1894-1971), officier français ;
- Gilbert Chevillot (1908-1944), officier français ;
- Henry Farret (1908-1974), général français ;
- Maurice Ferrano (1909-1981), officier français ;
- Paul Gauffre (1910-1944), officier français ;
- Edmond Pinhède (1910-1997), général français ;
- Robert Quilichini (1912-1979), général français.
Autres personnalités
- Cheikou Cissé (1890-1933), dernier bagnard de Nouvelle-Calédonie ;
- Joseph Laporte (1892-1944), collaborateur français.