Batterie de Merville

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Destination initiale
Fortification
Destination actuelle
Musée
Commanditaire
Batterie de Merville
Une des casemates de la batterie de Merville.
Présentation
Partie de
Destination initiale
Fortification
Destination actuelle
Musée
Commanditaire
Propriétaire
Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres
Patrimonialité
Localisation
Département
Commune
Coordonnées
Casemate de Merville.
Vue du site de la batterie de Merville prise depuis le toit de la casemate no 2. On peut voir de droite à gauche : les casemates no 3 et no 4, les emplacements extérieurs du canon no 3 et derrière du canon no 4, et le toit de la soute à munition.

La batterie de Merville est l'une des batteries côtières du mur de l'Atlantique, construite par l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Située sur la commune de Merville dans le Calvados, à km de la mer et orientée vers la baie de l'Orne, elle fut désignée par le haut commandement allié comme l'un des objectifs prioritaires et vitaux du débarquement de Normandie : dans la nuit du 5 au , elle sera l'objet d'un inimaginable assaut, et sa prise par 150 hommes du 9e bataillon des parachutistes britanniques (6e division aéroportée) est l'un des exploits du jour J.

La batterie de Merville était l'une des batteries côtières de tir longue portée disposées le long du littoral normand, plus ou moins en retrait de celui-ci. La batterie était constituée de quatre grosses casemates prévues pour abriter des canons longue portée de 150 mm (il s’avèrera qu'elles n'abritaient que des canons Škoda datant de la Première Guerre mondiale et d'un calibre de 100 mm). Batterie d'artillerie hippomobile au début 1941, elle doit se protéger des attaques aériennes à compter du printemps 1942. L'organisation Todt, chargée de l'édification du mur de l'Atlantique, planifie la construction des casemates d' (pour les casemates 1 et 2) à (pour les casemates 3 et 4). Bien dissimulées du repérage aérien, celles-ci étaient prolongées par deux ailes en béton pour protéger l'embrasure des bombardements. Dans le même temps, furent construits soutes à munitions, abris, chambrée et poste de commandement avec périscope [1]. L'ensemble était protégé par deux ceintures de barbelés hautes de 2 mètres et larges de 4 mètres et par un champ de mines. Il est à noter qu'il s'agissait d'une batterie « aveugle ». Ses cibles potentielles étaient connues sous des noms de code et les angles de visée et quantités de poudre préétablis. Un poste d'observation à Franceville sur le rivage relié à la batterie par téléphone permettait de préciser et de rectifier les tirs.

Attaque aéroportée

Après guerre

Notes et références

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