Başkale
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Anciennement Elbak, la ville de prend le nom de Başkale (« au sommet de la vallée », en turc) en 1923 à la création de la République de Turquie.
Géographie physique
La ville est située à 2360 mètres d'altitude dans le massif du Vandoğusu (Vandoğusu Dağları). Elle est dominée par le sommet Ispiriz Dağı (3668 m)[1]. Située à moins de 25 km de la frontière avec l'Iran (dont elle est séparée par le massif du Yiğit Dağı), la ville de Başkale est située sur le cours de la rivière Başkale, affluent de la rivière Cığlı (Cığlı Suyu)
Histoire

La ville est fondée par les Parthes au Ier siècle. Les rois arméniens artaxiades prennent le contrôle de la région pour une courte période avant de la céder alternativement aux Romains et aux Parthes. Au IIIe siècle, les Romains cèdent le territoire à l'Empire sassanide. Après la chute de l'Empire romain, la région tombe aux mains des Byzantins au VIe siècle. En 645, la région devient une possession des Arabes avant d'être reprise par Byzance et leur vassaux, le Vaspourakan. Après la bataille de Manzikert en 1071, la ville fait partie de l'Empire seldjoukide. Après l'an 1100, Ahlatshah beylik de la dynastie des Sökmenoğulları prend le contrôle de la région puis après une courte période de domination ayyoubide et une attaque des Mongols en 1245, la région est successivement la possession des Seldjoukides puis des İlhanlılar et enfin des Timourides. En 1386, la fédération des Kara Koyunlu s'empare de la région jusqu'au début du XVIe siècle où elle est intégrée à l'aire des Safavides. À la bataille de Çaldıran le sultan Yavuz Selim défait les armées safavides et intègre Van et sa région à l'Empire ottoman qui tombe à nouveau mais pour une courte période aux mains des Safavides. En 1548, pendant le règne du Sultan Kanuni, la région devient partie intégrante de l'Empire ottoman jusqu'à sa chute au début du XXe siècle
Lors de tensions qui préludent à la Première Guerre mondiale, une cinquantaine de Syriaques Gawarni sont massacrés par des musulmans le . Lors du génocide arménien de 1915, la population arménienne est déportée et massacrée par les Turcs et les Kurdes.
Administration
Population
Au recensement de 2000, la population de la municipalité s'élève à 14 114 et celle du district à 55 563 habitants. Environ 80 % de la population parle un dialecte kurde et se découpe en quatre grandes ethnies : Ertuşi (40 %), Merziki (30 %), Botan (15 %) et Pinyaniş (15 %)[réf. nécessaire].
| Année | Ville | Banlieue | Total |
|---|---|---|---|
| 1960 | 2 383 | ||
| 1965 | 4 007 | ||
| 1970 | 6 018 | ||
| 1975 | 8 858 | ||
| 1980 | 9 770 | ||
| 1985 | 10 615 | ||
| 1990 | 16 418 | 39 179 | 55 597 |
| 1997 | 15 070 | 34 606 | 49 676 |
| 2000 | 14 114 | 41 449 | 55 563 |
| 2007 |
Transports et communications
La ville est reliée par la route à Van, préfecture de la province (115 km), et aux deux villes principales de la province voisine de Hakkari, à Hakkari (63 km), la préfecture, et à Yüksekova (79 km).
