Le président Armando Guebuza nomme Beatriz Buchili pour succéder à Augusto Paulino en tant que procureure générale le . Elle est ainsi la première femme à occuper cette fonction au Mozambique[3]. Le , Filipe Nyusi succède à Armando Guebuza au poste de président du Mozambique. Beatriz Buchili suit particulièrement le traitement judiciaire de plusieurs affaires de corruption très médiatisées, et embarrassantes pour de hautes personnalités politiques du pays. L'une d'entre elles concerne vingt accusés, dont Gregorio Leão, ancien directeur général des services secrets (SISE), António do Rosário, directeur de l'intelligence économique du SISE, Inês Moiane, secrétaire privée de l'ancien président Armando Guebuza, et le fils de cet ancien président. Deux autres affaires de corruption sont l'affaire Embraer, liée à l'achat d'avions pour la compagnie aérienne LAM Mozambique Airlines, et l'affaire Odebrecht, concernant pour le Mozambique la construction de l'aéroport international de Nacala et du terminal charbonnier du port de Beira[4],[5].
Pour autant, l'opposition mozambicaine (Renamo, MDM) a critiqué le travail de Buchili, estimant que de nombreuses affaires étaient traitées avec lenteur, voire pas du tout[6],[7].
En , le président Filipe Nyusi lui fait prêter serment pour un second mandat de cinq ans en tant que procureure générale[8].
↑(pt) «Beatriz Buchili nomeada Procuradora Geral da República de Moçambique», A Verdade, (lire en ligne)
↑(en) Freedom in the World 2015: The Annual Survey of Political Rights and Civil Liberties, Rowman & Littlefield Publishers, (ISBN978-1-4422-5408-4, lire en ligne), p.470
↑(en) «Buchili and Munguambe terms of office end», Club of Mozambique, (lire en ligne)
↑«Au Mozambique, ouverture du procès de la «dette cachée», scandale au sommet de l’Etat», Le Monde, (lire en ligne)
↑(pt) José Dos Remedios, «MDM diz que Beatriz Buchili está fora do jogo», O País, (lire en ligne)
↑(pt) Leonel Matias, «No Parlamento moçambicano Procuradora Geral deixa "casos quentes" de fora», Deutsche Welle, (lire en ligne)
↑(en) «Mozambique: Nyusi Swears Buchili in for Second Term», Agencia de Informacao de Mocambique, (lire en ligne, consulté le )