Beauvain
commune française du département de l'Orne
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Beauvain est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 258 habitants[Note 1].
| Beauvain | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Alençon |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays fertois et du Bocage carrougien |
| Maire Mandat |
Eugène Chatel 2020-2026 |
| Code postal | 61600 |
| Code commune | 61035 |
| Démographie | |
| Population municipale |
258 hab. (2023 |
| Densité | 21 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 36′ 26″ nord, 0° 18′ 27″ ouest |
| Altitude | Min. 214 m Max. 291 m |
| Superficie | 12,46 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | La Ferté Macé (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de La Ferté Macé |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
Localisation
Ce village du Passais est situé en pays d'Andaine, dans le bocage normand, sur la ligne de partage des eaux entre l'Atlantique et la Manche.
Le bourg de Beauvain est situé sur trois communes qui se touchent :
- Beauvain,
- La Ferté-Macé (lieu-dit les Près Beauvain),
- Magny-le-Désert (lieu-dit la Lamberdière).
Les communes limitrophes sont La Chaux, La Ferté Macé, Le Grais, Magny-le-Désert, Les Monts d'Andaine et Saint-Georges-d'Annebecq.
Hydrographie
La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rouvre, le ruisseau de Beaudouit[1], le ruisseau de la Petitière[2], le ruisseau du Moulinet[3] et divers autres petits cours d'eau[4],[Carte 1].
La Rouvre, d'une longueur de 46 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Orne à Mesnil-Villement, après avoir traversé 17 communes[5].
Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de la Lande Forêt, d'une superficie totale de 2,7 ha (1,11 ha sur la commune) et l'étang du Moulin à Tan, d'une superficie totale de 0,9 ha (0,64 ha sur la commune)[Carte 1],[6].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 908 mm, avec 13,7 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Horps à 26 km à vol d'oiseau[13], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 857,1 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Beauvain est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Ferté Macé, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[17]. Cette aire, qui regroupe 17 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (40,3 %), prairies (39,5 %), zones agricoles hétérogènes (10,5 %), forêts (8,3 %), zones urbanisées (1,4 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Histoire
En 1099, une charte fait part de la donation de l'église de Beauvain aux moines de l'abbaye de Saint Julien de Tours, par Guigon de la Marre à son retour de croisade[23].
À cette époque la paroisse de Beauvain dépend directement de la baronnie de la Ferté-Macé; Guigon tient cette église de son seigneur Robert de La Ferté. Guignon souhaite y établir une foire avec l'autorisation du duc Guillaume.
En 1160, le vidimus d'Henri II Plantagenet confirme cette même donation[24].
En 1656, un certain Jacques Le Maire, écuyer, sieur du Mesnil est trésorier de la Confrérie du Rosaire, érigée dans l'église de Beauvain.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[27].
En 2023, la commune comptait 258 habitants[Note 5], en évolution de −4,8 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Lieux et monuments

- Château de Beauvain.
- Manoir de la Rousselière : la terre de la Rousselière a appartenu de temps immémorial à la famille Héron ; dès 1439 Robert Héron, prêtre, en était propriétaire. À la fin du XVIIe siècle, Perrine Héron, héritière de Jacques Héron curé de Rânes, l'apporta en mariage à Pierre Hameau, sieur du Marais ; le fils de ce dernier, sieur du Haut Plessis, la vendit en 1753 (voir aussi l'histoire du logis Pinson à La Ferté-Macé).
- Le Logis. François-Côme du Bois-Tesselin fut mis par son frère Jacques-Constantin à la Haute Justice de Joué-du-Bois en qualité de Bailli. Il devint également sénéchal des terres et seigneurie du marquisat de Rânes. Après avoir habité Magny-le-désert pendant 12 ans, fort de ses succès et d'une carrière honorable et lucrative, il se fit bâtir un vaste logis au bourg de Beauvain en 1781 et vint s'y fixer l'année suivante. La révolution interrompit cette ascension[30].
- Église du XVIe au XIXe siècle.
Activité et manifestations
Personnalités liées à la commune
- Jacques Marie François de Thiboult du Puisact (1756-1834), soldat dans l'armée de Condé, homme politique, ancien maire, député, conseillé général[31].
- Le Président Coty et son épouse, s'installent au Manoir de La Geraudaie le temps de leur cure à Bagnoles en août 1954[32].
Voir aussi
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- J. Appert et P. Bernier, Revue catholique d'histoire, d'archéologie et littérature de Normandie, vol. 1, (présentation en ligne, lire en ligne
[PDF]), « Essai sur le prieuré de la baronnie de la Ferté Macé, d’après les chartes fertoises de l’abbaye de Saint-Julien de Tours », sur Google Livres. 
- Jacques François Marie de Thiboult du Puisset et Comte Gerard de Contades, Journal d'un fourrier de l'armée de Condé, Jacques de Thiboult du Puisact, député de l'Orne, Didier et cie, (présentation en ligne, lire en ligne
[PDF]), sur Google Livres. 
- Liste des communes de l'Orne

