Beffroi de Bergues

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Type
Style
Gothique
XXe siècle avec une influence flamande[1]
Architecte
Paul Gélis (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Beffroi de Bergues
Le Beffroi de Bergues en 2011
Présentation
Type
Partie de
Style
Gothique
XXe siècle avec une influence flamande[1]
Architecte
Paul Gélis (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Construction
XIVe – XVe siècles
Hauteur
47 m
Propriétaire
Municipalité
Patrimonialité
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial
Identifiant
Localisation
Pays
Département
Commune
Coordonnées

Le Beffroi de Bergues, monument symbolique de la ville de Bergues, dans le département du Nord, en France, domine l'hôtel de ville et toute la région environnante.

Photographie du beffroi ancien, avant sa destruction de 1944 et sa reconstruction de 1961. On peut observer des différences vis-à-vis de la version actuelle.

Le beffroi de Bergues[2] est l'attraction la plus célèbre de la ville. Sa construction a commencé au XIIIe siècle. Il a dû être reconstruit une première fois au XIVe siècle, après l'invasion française de 1383, et à nouveau au XVIe siècle. Restauré au XIXe siècle, il est classé monument historique dès 1840. Il a été endommagé par un incendie en 1940 et détruit par dynamitage par les troupes allemandes, lors de leur retraite en 1944. Reconstruit en 1961, il a été à nouveau classé monument historique (M.H.) en 2004, et il fait partie des beffrois de Belgique et de France, classés sur la liste du Patrimoine mondial par l'UNESCO le . Au sommet du beffroi, se trouve un carillon de 50 cloches qui sonne pour le marché le lundi et d'autres festivités, comme le célèbre carnaval. Certaines des cloches, sauvées après le désastre de 1944, datent des XVIIe et XVIIIe siècles[3].

Il a été très peu étudié[4],[5],[6],[7] et a toujours été victime d'un relatif désintérêt. Il datait, semble-t-il, de la fin du XIVe et du XVe siècle, avec un couronnement du XVIe (les 4 tourelles)-début XVIIe siècle (le couronnement bulbeux) et était souvent considéré, avant sa destruction, comme le plus beau de France. Il figurait d'ailleurs parmi les Merveilles de France d'Ernest Granger (Paris Hachette 1913) [8] avec seulement 3 autres monuments sélectionnés pour le Nord-Pas-de-Calais : la Petite Place d'Arras, la Vieille Bourse de Lille et la Maison des Rémy à Douai (détruite pendant la Guerre de 14, non classée M.H. donc non reconstruite). Et il pouvait rivaliser avec les plus fameux de Belgique et des Pays-Bas, comme Bruges, Bruxelles et Middelbourg. C'était probablement le plus beau monument du département du Nord et aussi le sommet des monuments français, spécialement pour l'architecture civile car il figurait déjà dans les Antiquités Nationales de Millin[9] de 1800 avec une planche pleine page et son classement s'était imposé d'office dès 1840 .

Haut de 47 mètres, construit de briques de sable jaune, il était d'un type unique et tout à fait hors norme. Ses quatre faces étaient recouvertes de panneaux, composés chacun de deux arcatures gothiques aveugles superposées, avec remplages trilobés, qui allaient en s'élargissant dans les parties supérieures, très spectaculaires, assez profondes et uniques en leur genre, en tous cas sans équivalent du côté français ou belge de la frontière, qui affinaient sa puissante silhouette marquée par 4 énormes échauguettes octogonales[7].

Destruction et reconstruction

Notes et références

Voir aussi

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