Bel (entreprise)

entreprise française de l'industrie agroalimentaire opérant notamment dans le secteur du fromage From Wikipedia, the free encyclopedia

La société Bel est une entreprise française de l'industrie agroalimentaire ayant son siège à Suresnes dans les Hauts-de-Seine en région Île-de-France. Elle est spécialisée dans les produits fromagers, fruitiers et végétaux en portions.

Création1865 à Orgelet (Jura)
FondateursJules Bel
SloganPour tout, pour le meilleur
Faits en bref Création, Fondateurs ...
Bel
logo de Bel (entreprise)

Création 1865 à Orgelet (Jura)
Fondateurs Jules Bel
Forme juridique Société anonyme
Slogan Pour tout, pour le meilleur
Siège social Suresnes
Drapeau de la France France
Direction Antoine Fiévet président du conseil d'amdinistration[1]
Cécile Béliot
directrice générale (depuis 2022)
Actionnaires Unibel (Familles Fiévet-Bel, 80 %) : 94,70 %
Familles Fiévet-Bel (direct) : 4,10 %
Activité Industrie agroalimentaire
Produits Fromages Compotes
Effectif 11 557 ()[2]
SIREN 542 088 067
Site web https://www.groupe-bel.com/fr/

Chiffre d'affaires en diminution 3,379 milliards d'euros (2021)[3]
−2%[3]
Résultat net en augmentation 524 millions d'euros (2021)[4]
+264%
Fermer

Les « Établissements Jules Bel » sont fondés en 1865 à Orgelet (Jura). La société fabrique et commercialise des fromages industriels à pâte cuite, demi-cuite ou pressée dont beaucoup en portions. Le groupe familial devient un acteur majeur du secteur en développant ses marques, ses implantations internationales et par différentes acquisitions au 20ème siècle et se diversifie vers des produits à base de végétaux et de fruits après les années 2000.

La société est aujourd’hui un groupe familial de dimension internationale présent dans plus de 120 pays et réalisant un chiffre d’affaires d’environ 3,6 milliards d’euros au début des années 2020. Elle emploie près de 11000 salariés et s’appuie sur un portefeuille de marques grand public comme La Vache qui rit, Babybel, Kiri, Boursin, ou Pom’Potes[5].

L'entreprise Bel est détenue à 94,70 % par la holding familiale Unibel[6],[7] (dont la famille Fiévet est le premier actionnaire avec 80 %[8]) depuis le . Le , le conseil d’administration du groupe nomme Cécile Béliot directrice générale de Bel, et renouvelle le mandat d’Antoine Fiévet dans ses fonctions de président du conseil d’administration [9],[10]. En 2024 elle adopte le statut d' "entreprise à mission" se fixant l'objectif d'une alimentation « plus saine et plus durable pour tous ».

Histoire

Naissance

C'est en 1865 que les « Établissements Jules Bel », un commerce d’affinage et de négoce de meules de comté, sont créés à Orgelet (Jura). Son fils Léon Bel, reprend l'activité familiale en 1904. Enrôlé dans une unité de ravitaillement en viande durant la Première Guerre mondiale, qui choisir pour mascotte une vache dessinée par Benjamin Rabier[11]. Quelques années plus tard, après avoir appris auprès de fromagers suisses, à fabriquer un fromage fondu qui se conserve longtemps et à température ambiante, il fait de nouveau appel à l'illustrateur pour créer l'identité de la marque commerciale La vache qui rit[12] , déposée en 1921. En 1929, Bel crée sa première filiale au Royaume-Uni puis en Belgique en 1933. La marque Bonbel est lancée en 1947 puis c'est au tour de la marque Babybel en 1952.

Développement et acquisitions

De la fin des années 50 aux années 1970, Bel poursuit son expansion internationale en créant des filiales en Allemagne, en Espagne, aux Pays-Bas, en Suisse, aux États-Unis et au Maroc. Pendant cette période, le groupe enrichit également son portefeuille de marques et de sociétés, avec notamment l’acquisition de Port Salut , des Fromageries Picon, de Samos, de Crowson au Royaume-Uni et de plusieurs sociétés italiennes et suédoises. Des marques emblématiques comme Kiri[13], Apéricube, Sylphide et Mini Babybel sont lancées. En 1976, la Société anonyme des fermiers réunis (SAFR) et de ses filiales (Rouy, Le Roitelet, etc.) est intégrée au Groupe Bel.

Entre les années 1980 et 2000, le groupe poursuit sa croissance par acquisitions et implantations à l’étranger, notamment en Italie, en Espagne, au Portugal, en Pologne, en Égypte, et aux États-Unis. Plusieurs sociétés et marques locales sont intégrées au groupe, telles que Maredsous, Limiano, Kaukauna . Au cours de cette période, certaines activités moins stratégiques sont cédées, comme la fromagerie Picon ou certaines productions Manchego.

Dans les années 2000, Bel continue son développement international (en Algérie[14], en Grèce, en République tchèque, en Slovaquie, aux USA, en Syrie et en Tunisie) notamment avec l'acquisition auprès de Royal Wessanen du groupe néerlandais Leerdammer et de ses filiales européennes implantées en Allemagne, en France, en Italie, au Royaume-Uni, en Belgique et en République tchèque[15]. et renforce son portefeuille de marques avec des acquisitions importantes. Ainsi en 2007, Bel acquiert la marque Boursin auprès d'Unilever pour 400 millions d'euros[16]. Plusieurs cessions ont lieu : l'activité Manchego de la société Queserías Ibérica ou celles rassemblées sous la marque Cademartori.

En 2016, le siège de Bel déménage à Suresnes (Hauts-de-Seine), sur l'ancien site de l'usine de parfumerie Coty[17].

Siège de Bel.

Diversification et poursuite du développement

Depuis les années 2010, le groupe diversifie ses activités vers les produits fruitiers et les alternatives végétales, notamment avec l’acquisition du groupe Materne-Mont Blanc[18] : en , Bel acquiert pour 850 millions d'euros une participation de 65 % dans le groupe MOM, qui possède notamment les deux marques Mont Blanc et Materne[19]. Le solde du capital est acquis par Bel en 2022[20]. Cette acquisition modifie la structure du chiffre d'affaires du groupe, dont près du quart du chiffre d'affaires devient lié à des produits frutiers et végétaux et qui affirme sa volonté de poursuivre ce développement vers de produits végétaux ou à base de fruits[21].

Cela se traduit notamment en , avec l'acquisition de All In Foods (spécialisée dans les alternatives végétales) qui possède la marque Nature & Moi et lance en la gamme Nurishh qui la remplace[22].

En , le groupe annonce le lancement d'un Boursin et d'un Babybel à base végétale[23].

En , Bel annonce un accord avec Lactalis, lui vendant la marque Leerdammer, mais aussi ses filiales allemandes, italiennes et ukrainienne contre la participation de 23,16 % que détient Lactalis dans Bel[24].

Au premier semestre 2022, plombé par l'inflation, le bénéfice net du groupe Bel descend à 34,2 millions d'euros, ce qui correspond à une baisse de près de 50 % par rapport à 2021 sur la même période[25]. Le chiffre d'affaires quant à lui se stabilise à 1,6 milliard d'euros[26].

La même année, le groupe fait l’acquisition de la société chinoise Shandong Junjun Cheese[27], et fonde une coentreprise avec l’entreprise Britannia, où Bel prend une participation de 49 % dans la nouvelle filiale du groupe agroalimentaire indien[28].

En 2024, Bel devient une "entreprise à mission" en se fixant l'objectif de donner "accès à une alimentation plus saine et plus durable pour tous" dans le cadre du "développement d'un modèle alimentaire respectueux des ressources naturelles". Dans le même temps l'entreprise lance un plan d'actionnariat salarié[29]. En décembre de la même année, les familles Fiévet, Sauvin et Dufort, autrefois en froid, se réconcilient et signent un acte d'actionnaires qui leur confère 98,52 % du capital et 93,54 % des droits de vote de la holding Unibel après une OPA commune sur la holding qui contrôle le groupe[30].

En 2024, Bel annonce un partenariat avec la société Dassault Systèmes afin de développer l’usage de solutions numériques et d’intelligence artificielle dans ses processus industriels[31].

Le développement international se poursuit en Asie et en Amérique, à travers des prises de participation qui lui permettre de se développer sur les marchés indonésiens, indiens et chinois[32] comme par investissement de 200 millions de dollars pour doubler la capacité de son usine de Babybel aux États-Unis[33] annoncé en 2026.

Activités, marques et gammes

Le groupe Bel développe ses activités dans trois principaux segments alimentaires : produits laitiers, produits fruitiers et alternatives végétales[34]. Son modèle repose largement sur des produits conditionnés en portions individuelles, format qui constitue l’un des éléments caractéristiques de ses marques.

Bel possède une gamme d'une trentaine de marques internationales ou régionales.

Parmi celles-ci, Adler-Edelcrème, Apéricube (1960), BabyBel (1952), Bonbel (1947), Boursin (2007), Cantadou, Cousteron, Karička, Karper (2006), Kaukauna, Kiri (1966), Limiano, Maredsous, Materne, Mont Blanc, Merkts, Picon, Pom'Potes, Port Salut (2012), Price's, Régal Picon, Smetanito / Želatava, Sylphide, Syrokrém, Terra Nostra, Toastinette, La vache qui rit (1921), Wispride[35].

Identité visuelle (logotype)

Organisation et sites de production

Le groupe emploie environ 11 000 personnes et dispose d’une trentaine de sites industriels répartis dans une quinzaine de pays.

Les sites de production du Groupe Bel en France sont situés à Lons-le-Saunier, Dole, Sablé-sur-Sarthe, Évron, Croisy-sur-Eure, Chef-du-Pont[37], Vendôme, La Ferté-Bernard et Mayenne[38].

Le centre de recherche, d’innovation et de développement du groupe est implanté à Vendôme[39]. Il est dédié au développement de nouveaux produits, à l’évolution des procédés de fabrication et à l’innovation en matière d'emballages[40].

Patrimoine et culture

Bel soutient plusieurs initiatives culturelles et patrimoniales liées à son histoire, comme la Maison de La Vache qui rit, musée consacré à la marque situé à Lons-le-Saunier[41]ou Lab’Bel, laboratoire artistique créé en 2010 pour soutenir la création contemporaine qui a organisé une exposition au Palais de Tokyo[42].

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI