Bellecombe-en-Bauges
commune française du département de la Savoie
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Bellecombe-en-Bauges est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Bellecombe-en-Bauges | |||||
Le col de Bornette. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Savoie | ||||
| Arrondissement | Chambéry | ||||
| Intercommunalité | Grand Chambéry | ||||
| Maire Mandat |
Éric Delhommeau 2020-2026 |
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| Code postal | 73340 | ||||
| Code commune | 73036 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Bellecombais Bellecombaise |
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| Population municipale |
793 hab. (2023 |
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| Densité | 35 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 44′ 17″ nord, 6° 08′ 35″ est | ||||
| Altitude | Min. 558 m Max. 1 880 m |
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| Superficie | 22,89 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Annecy (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Alban-Leysse | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Savoie (département)
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | www.bellecombe-en-bauges.com | ||||
| modifier |
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Géographie
Situation

Bellecombe-en-Bauges se trouve dans le département français de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes ; elle est limitrophe, au nord, du département voisin de la Haute-Savoie.
La commune est située entre Aix-les-Bains, Chambéry et Annecy. C'est un ancien chef-lieu de canton, qui appartient depuis 2015 au canton de Saint-Alban-Leysse.
La commune regroupe les hameaux de : le Villard Devant, le Villard Derrière, Broissieux, Glapigny, Côte-Chaude, le Mont Devant, le Mont Derrière, Entrêves, le Tabalet, la Charniaz, les Dôdes.
Les principales montagnes qui entourent cette commune sont : le Margériaz, le Colombier, la Dent des Portes, le Semnoz.
Communes limitrophes
| Arith (Haute-Savoie) | Allèves - Leschaux - La Chapelle-Saint-Maurice (Haute-Savoie) |
Entrevernes (Haute-Savoie) | ||
| Arith (Haute-Savoie) | N | Chevaline - Doussard - Lathuile (Haute-Savoie) | ||
| O Bellecombe-en-Bauges E | ||||
| S | ||||
| Lescheraines | La Motte-en-Bauges - Le Châtelard | Doucy-en-Bauges |
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 470 mm, avec 10,4 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lescheraines à 4 km à vol d'oiseau[7], est de 9,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 363,4 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −27 °C, atteinte le [Note 1].
Hydrographie
Voies de communication
La commune est traversée par la RD912.
Urbanisme
Typologie
Au , Bellecombe-en-Bauges est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Annecy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 3],[I 4].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (71,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,4 %), prairies (36,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,6 %), zones agricoles hétérogènes (1,2 %)[10].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
- Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
- Carte orthophotogrammétrique de la commune.
Toponymie
Dans les documents médiévaux, Bellecombe-en-Bauges est mentionnée sous les formes suivantes Micoz sacerdos Pulchre Cumbe (1232), Apud Bellamcombam (1357)[11],[12].
Ernest Nègre considère que le nom est construit, en francoprovençal, à partir de bal « belle » et comba « petite vallée »[12]. Le syntagme prépositionnel correspond au massif des Bauges, permettant de distinguer la commune d'autres communes de la Savoie (Bellecombe-en-Faucigny ou encore Bellecombe-en-Tarentaise).
En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Bèlakonba (graphie de Conflans) ou Bèlacomba (ORB)[13].
Histoire
De 1952 à 1957, une trentaine d'agriculteurs de la commune ont participé à l'une des 23 zones témoins mises en place par le ministère de l'Agriculture ; en bénéficiant d'engrais, de techniques et de matériels modernes, d'un appui technique, les résultats (doublement du rendement du lait par exemple) servant d'exemples aux autres agriculteurs et favorisant la diffusion de techniques modernes[14].
Le village possède de nombreux vieux fours à pain qui témoignent des activités passées.
Politique et administration
Population et société
Démographie

Le nom des habitants de la commune n'est pas fixé avant 2023. On peut trouver les formes Bellecombiens (Histoire des communes savoyardes, 1984)[16] et Bellecombais, selon Félix Briot (Nouvelles études sur l'économie alpestre, 1907) ou encore le site sabaudia.org[17].
Une votation populaire, ouverte aux enfants scolarisés et aux non-nationaux de la commune, est organisée par la mairie, entre octobre et , afin de décider de la forme qui sera utilisée par la mairie. Les habitants ont le choix entre les formes suivantes : Bellecombois/Bellecomboise ; Bellecombais/Bellecombaise ; Bellacomban/Bellacombane ; Bellecombin/Bellecombine ; Bellecombinet/Bellecombinette et Bellecombet/Bellecombette[18]. Le choix s'est porté sur le gentilé : Bellecombais / Bellecombaise.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[20].
En 2023, la commune comptait 793 habitants[Note 3], en évolution de +18,71 % par rapport à 2017 (Savoie : +3,95 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Médias
Cultes
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Chapelle des Saints-Guérin-Clair et François-de-Sales situé au Mont-Devant.
- Façade de l'église Saint-Maurice.
- Clocher de l'église Saint-Maurice et croix en pierre de 1705.
- Clocher de l'église Saint-Maurice.
- Église paroissiale placée sous le patronage de saint Maurice. Le nouvel édifice, de style néogothique, est construit selon les plans de l'architecte mauriennais autodidacte Théodore Fivel (1828-1894), en 1865[23].
- Château de La Charnée ou Lacharniaz ; cité en 1492, il fut le centre de la seigneurie de la Charnée.
- Vestiges du manoir de Glapigny ; il en subsiste les assises dallées dans la forêt.
- Chapelles :
- Croix, réalisée d'une seule pièce dans une pierre, portant la date de 1705, et le four à pain, situés au chef-lieu
Personnalités liées à la commune
Voir aussi
Bibliographie
- Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno, André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Aix-les-Bains et ses environs - Les Bauges - La Chartreuse - La Combe de Savoie - Montmélian (vol. 2), Roanne, Éditions Horvath, , 463 p. (ISBN 978-2-7171-0310-6), p. 125-126. ([PDF] lire en ligne)
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

