Entrevernes

commune française du département de la Haute-Savoie From Wikipedia, the free encyclopedia

Entrevernes est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Entrevernes
Entrevernes
Vue du village d'Entrevernes
et la vallée de l'Eau Morte.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Annecy
Intercommunalité CA du Grand Annecy
Maire
Mandat
Karine Leroy
2023-2026
Code postal 74410
Code commune 74111
Démographie
Gentilé Entrevernains
Population
municipale
191 hab. (2023 en évolution de −10,75 % par rapport à 2017)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 46″ nord, 6° 11′ 21″ est
Altitude Min. 729 m
Max. 1 775 m
Superficie 8,31 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Annecy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Annecy-4
Législatives 2e circonscription de la Haute-Savoie
Localisation
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Entrevernes
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Géographie

Localisation

Rue du village.

La commune touristique savoyarde du Massif des Bauges d'Entrevernes se trouve à 14 km à vol d'oiseau au sud-est d'Annecy, 20 km au nord-ouest d'Albertville, 33 km au nord-est de Chambéry et à 105 km à l'est de Lyon.

Entrevernes est membre du parc naturel régional du massif des Bauges[1].

Elle se trouve dans l'aire d'attraction d'Annecy, ainsi que dans la zone d'emploi et dans le bassin de vie de cette ville[I 1].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Bellecombe-en-Bauges, La Chapelle-Saint-Maurice, Duingt, Lathuile et Saint-Eustache.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 8,31 km2 ; son altitude varie de 729 à 1 775 mètres[2].

La commune occupe la petite vallée située entre deux crêtes parallèles entre le roc des Bœufs (1 744 m) et le Taillefer (1 651 m)[3], à l'aval du col de la Cochette. Une route carrossable la relie au hameau de Dhéré, sur la commune de Duingt, puis au-delà au village principal de Duingt. L'autre côté de la vallée, uniquement praticable en randonnée, débouche sur la commune de Bellecombe-en-Bauges.

Hydrographie

Carte hydrographique de la commune.

La commune est drainée par deux ruisseaux, celui de la Mine et celui Entrevernes.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[6] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 281 mm, avec 10,3 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Chapelle-Saint-Maurice à 4 km à vol d'oiseau[10], est de 9,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 474,4 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 34,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,2 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

Carte de la ZNIEF de type 1 de la commune

Le territoire de la commune fait partie du parc naturel régional du massif des Bauges[1].

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une partie de la commune est classée dans la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type I du roc des Bœufs et de la montagne d'Entrevernes[13].

Urbanisme

Typologie

Au , Entrevernes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2].

Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Annecy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (82,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (82,5 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (42,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (31 %), prairies (14,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (8,6 %), zones urbanisées (3,2 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 166, alors qu'il était de 159 en 2016 et de 154 en 2011[I 5].

Parmi ces logements, 57,4 % étaient des résidences principales, 28 % des résidences secondaires et 14,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 85,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 14,1 % des appartements[I 6].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Entrevernes en 2021 en comparaison avec celle de la Haute-Savoie et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (28 %) supérieure à celle du département (23,5 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

Davantage d’informations Typologie, Haute-Savoie ...
Le logement à Entrevernes en 2021.
Typologie Entrevernes[I 6] Haute-Savoie[I 7] France entière[I 8]
Résidences principales (en %) 57,4 69,9 82,2
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 28 23,5 9,7
Logements vacants (en %) 14,6 6,6 8,1
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Toponymie

Le toponyme Entrevernes viendrait de sa position entre les deux versants du Taillefer et du Roc des Bœufs, « entre les vernes », recouverts de bois d'aulne dit vernes[15],[16].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Êtrèvêrne, selon la graphie de Conflans[17].

Histoire

Création de la commune

Les hameaux de Bourgeal, détaché de Dhéré (aujourd'hui Duingt), et celui d’Entrevernes, séparé de Lathuile, deviennent une paroisse indépendante le 23 septembre 1717[18].

Entrevernes est créée à partir des communes de Duingt et de Lathuile en 1741[19],[20].

L'exploitation de la mine

Un affleurement de lignite - appelé parfois de charbon de secours - est découvert en avril 1794 par des paysans, à la suite d'un glissement de terrain au lieu-dit les Molières, et semble avoir un certain potentiel[21],[22]. Après estimation, il s'avère que le gisement s'étend sur 12 km et affleure à plusieurs endroits sur une faible épaisseur. Dans un contexte d'un duché de Savoie nouvellement intégré à la France révolutionnaire, la mine est rapidement exploitée pour les besoins militaires[23]. Devant le manque de main-d’œuvre, des prisonniers de guerre sont utilisés pour l’exploitation de la houille[24].

L'industriel annécien Jean Alexis Collomb, et ses associés dont son gendre François Ruphy, obtiennent en mai 1795 la concession pour cinquante ans, créant ainsi la Société des Mines d’Entrevernes et permettant d'alimenter les fabriques de la ville d'Annecy[21],[25].

Le géologue Dolomieu inspecte la mine en 1796[26].

Jusqu'en 1812, une quarantaine d'ouvriers sont employés, produisant environ 500 tonnes de charbon annuellement. À partir de 1819, la production annuelle double à 1 000 tonnes jusqu'en 1880. La production est descendue par traîneaux puis par chariots sur un chemin en direction du village de Lathuile — on peut encore par endroits observer les traces laissées par les convois le long de la montagne sur le chemin pavé « de la mine ». Elle est ensuite embarquée sur des bateaux à voile en direction de la ville d'Annecy[27]. La mine reste en activité jusqu'aux alentours de 1928[22].

La mine est relancée de 1941 à 1948 pour alimenter les fours à gaz des industries (forges de Cran) et pour le chauffage des habitations. La mine est définitivement fermée en 1948[28].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis l'annexion de la Savoie en 1860 dans l'arrondissement d'Annecy du département de la Haute-Savoie[I 1].

Elle faisait partie depuis cette date jusqu'en 1973 du canton d'Annecy-Sud, année où elle est rattachée au canton de Seynod[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton d'Annecy-4[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de la Haute-Savoie.

Intercommunalité

Entrevernes était membre de la communauté de communes de la rive gauche du lac d'Annecy, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération dénommée le Grand Annecy, dont est désormais membre la commune[I 1].

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 mars 2014[29] André Corboz   Président de la CC de la rive gauche du lac d'Annecy (2008 → 2011[30])
mars 2014 octobre 2022 Philippe Monmont[31]   Cadre supérieur du secteur privé
Démissionnaire
janvier 2023[32] en cours
(au 20 janvier 2024[33])
Karine Leroy   Ingénieure ou cadre technique d'entreprise
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Équipements et services publics

Population et société

Ses habitants sont les Entrevernais[19].

Le sobriquet en patois pour désigner les habitants est Couennis d'Intrevernes[34].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[36].

En 2023, la commune comptait 191 habitants[Note 3], en évolution de −10,75 % par rapport à 2017 (Haute-Savoie : +6,66 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
339337414384452420442441441
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
404393330403316322295268263
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
228205194181152145153146135
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017 2022 2023
146179168193196215214197191
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Médias

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS Radio... Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement, l'émission La Place du village expose la vie locale du bassin annécien. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, Le Messager - édition Genevois, le Courrier savoyard.

Économie

Tourisme

En 2014, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 273 lits touristiques répartis dans 55 établissements[Note 4], dont 6 meublés[38].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

L'église.
  • Église Saint-Pierre-aux-Liens ou église Saints-Pierre-et-Paul, construite en 1825 en remplacement d'une église de 1717, dans un style néoclassique sarde selon les plans de l'architecte Camille Ruphy[39] (réfection de la toiture faite en 2010). Deux cloches fondues en 1888 et 1898 (1000 et 500 kg) par la fonderie Paccard.
  • « les Droblesses », des granges du XIXe siècle aux façades à clayonnage de branchages tressés, notamment vers le col de la Frasse[40],[41].
  • Vieilles maisons traditionnelles des Bauges[41].
  • Ancien moulin à eau[40]
  • Anciens équipements communaux : four à pain, fontaine, lavoir, puits[41].
  • Panorama de l’Oratoire, lieu de départ de nombreuses randonnées[40]
  • Nombreux sentiers de randonnées pédestres ou VTT, telles que la Boucle d'Entrevernes[42] ou la Montée d'Entrevernes[43].

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

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Bibliographie

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 21-25, « Les cantons d'Annecy - Annecy-le-Vieux - Seynod », pp. 155-156 « Entrevernes ».

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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