Belleroche (Loire)

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Belleroche
Belleroche (Loire)
Mairie_de_Belleroche.
Blason de Belleroche
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Intercommunalité Charlieu-Belmont Communauté
Maire
Mandat
Bernard Chignier
2020-2026
Code postal 42670
Code commune 42014
Démographie
Gentilé Bellerochons
Population
municipale
313 hab. (2023 en évolution de +0,32 % par rapport à 2017)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 10′ 09″ nord, 4° 24′ 39″ est
Altitude Min. 473 m
Max. 881 m
Superficie 13,93 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Charlieu
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Belleroche
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Belleroche
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Belleroche
Liens
Site web belleroche42.fr

Belleroche est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Communes limitrophes

Borne entre départements, entre Belleroche et Poule-les-Écharmeaux.

Belleroche est la commune la plus à l'est de l'arrondissement de Roanne.

Rose des vents Saint-Germain-la-Montagne Azolette (Rhône) Propières (Rhône) Rose des vents
Belmont-de-la-Loire N Poule-les-Écharmeaux (Rhône)
O    Belleroche    E
S
Ranchal (Rhône)

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Centre et contreforts nord du Massif Central » et « Nord-est du Massif Central »[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 021 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Deux-Grosnes à 10 km à vol d'oiseau[7], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 145,9 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21,1 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Belleroche est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11] et hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (63,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (63,5 %), prairies (36,5 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

Présence romaine dans la région (Camp militaire du Tourvéon).

Les différents noms de Belleroche

La commune de Belleroche fut citée pour la première fois dans un acte de donation au monastère de Cluny d’un domaine située dans un lieu appelé « Chapelle près de le Roche » d’un dénommé Richard grand propriétaire à Belleroche. Le terme « Chapelle de la Roche » désignent l’église primitive de la commune qui fut bâtie sur une roche. Cette église devint chapelle castrale lorsque le château fort fut construit vers l’an 1100 et servit d’église paroissiale jusque vers l’an 1562.

Avant 1470, les actes officiels (vente ; achat ; donation..) s’écrivaient essentiellement en latin et peu en français. C’est ainsi que le nom de la commune s’écrivait Bella Roca, Bella Rupes ou Belle Rochi. En français c’est sous la forme patoise (« Baleroche »)que l’on retrouve le nom de la paroisse.

On retrouve aussi le nom de la paroisse dans des actes anciens et ceci jusque vers 1500 sous la forme de « Vayvères ».

Belleroche sous la domination des Seigneurs de Beaujeu

Avant l'an 1000 - jusque vers 1300.

Il est probable que Belleroche appartenait à la seigneurie de Thizy avant l'an 1000. À la suite du mariage de Guichard II, quatrième seigneur de Beaujeu avec Ricoaire de Salornay, celle-ci apporta les seigneuries de Thizy et d'Amplepuis en dot. Humbert II succéda à Guichard II vers 1080. En 1101, Guichard III succéda à son père et c'est lui qui fit construire au nord de Beaujeu une ligne de châteaux forts destinée à la protection de son château de Beaujeu et de ses propriétés des vues des seigneurs de Dun. Ces forteresses furent élevées sur les communes de Propières, Ouroux et Belleroche.

Vers l'an 1250, Humbert V, seigneur de Beaujeu donna en dot à sa fille Sibylle pour son mariage avec Aymard IV de Poitiers, comte de Valentinois les domaines qu'il possédait sur la paroisse de Belleroche. Les seigneurs de Beaujeu avaient installé à Belleroche une châtellenie. Le « Châtelin » ou Prévost était chargé de faire la police, il était gérant du château. De plus, toute châtellenie avait un tribunal et cette cour de justice exista jusqu'en 1793. Le comte habitait Valence et il ne pouvait donc gérer son domaine ; c'est sans doute la cause de la vente de la baronnie de Belleroche à Guichard de Marzé vers l'an 1300.

Belleroche sous la domination de la famille Marzé

Vers 1300 jusqu'à 1573.

La seigneurie de Belleroche vit se succéder différents membre de la famille de Marzé. Guichard de Marzé était le fils de Huges de Marzé, seigneur d’Alix, riche propriétaire Beaujolais.

Tout d’abord, Guichard de l’an 1300 à 1320 qui fut le premier comme seigneur de Belleroche. Puis son fils Hugues Ier de 1320 à 1354 environ. La seigneurie resta dans la famille Marzé jusqu'à Théodre de Marzé qui, sans héritier, avait légué tous ses biens à son épouse Jane de Crussol. Au décès de celle-ci, c’est Jeanne Mitte épouse de Philibert de Nagu qui hérita de sa tante (vers l’an 1573). C’est ainsi que la seigneurie de Belleroche passa à la famille Nagu-Varenne.

Belleroche sous la domination de la famille Nagu-Varenne

Période 1573 - 1770.

Jean de Nagu, fils unique de Jane de Crusol, hérita de la seigneurie de Belleroche. La seigneurie de Belleroche passa ainsi dans la famille jusqu'à Charles-Gabriel de Nagu qui, pour subvenir aux dépenses liées à sa vie parisienne, vendit le tous ses biens à Pierre Giraud, fonctionnaire important à la cour des monnaies de Lyon.

Pierre Giraud est décédé lorsque la Révolution de 1789 éclate, sa veuve Françoise de Nolhac qui a hérité de ses biens émigre en 1791. Les biens situés à Belleroche furent vendus aux enchères à Roanne.

Belleroche à l’époque de la Révolution de 1789

Au début de 1789, chaque commune devait nommer des délégués pour assister aux assemblées qui se tenaient au chef-lieu de la province et apporter les revendications des habitants qu’ils représentaient. Le cahier de doléance de Belleroche demande la suppression des privilèges des seigneurs, l’allégement des impôts et le remplacement de la dîme par un traitement donné aux curés.

À la fin de 1789, on divisa la France en départements, arrondissements et cantons. Belleroche fut rattaché a l’arrondissement de Roanne car la ligne de partage des eaux passe au lieu-dit Les Écharmeaux (Poule-les-Écharmeaux), juste au-dessus de la commune. Les eaux de Belleroche s’en vont dans la Loire alors que celles de Poule s’en vont dans le Rhône. La population de la commune souhaitait rester rattacher à l’arrondissement de Villefranche. Ainsi ils envoient une réclamation en 1790 à Lyon. À la suite de réclamation, Belleroche fut rattaché à l’arrondissement de Mâcon et ceci pour une durée de deux mois. Les habitants de la commune n’ayant aucune relation avec Mâcon ont dû faire une nouvelle réclamation et Belleroche fut liée a nouveau au district de Roanne et au canton de Belmont.

Au début de 1790, la première municipalité fut organisée à Belleroche, le premier maire fut ainsi Joseph Longin.

La commune de Belleroche, ainsi que toutes les communes des cantons de Belmont et Charlieu, furent incorporées le au département de Saône et Loire. Mais ces communes n’y restèrent que trois mois et demi et les communes furent de nouveau annexées par le département de la Loire.

Le , le département de Rhône et Loire est scindé en deux et Belleroche est définitivement rattaché au département de la Loire.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1795 Antoine Joseph Longin    
1795 1823 Jean-Marie Cheuzeville    
1823 1829 Jean-Joseph Cheuzeville    
1829 1830 Claude-François Chignier    
1830 1832 Charles-Alexandre Longin    
1832 1835 Louis Chignier    
1835 1848 Charles-Alexandre Longin    
1848 1856 Louis Longin    
1856 1860 Benoît Thivend    
1860 1870 Jean-Baptiste Longin    
1870 1889 Louis-Henri Longin    
1889 1900 Jean-Baptiste Longin    
1900 1911 Marius Trecasse    
1911 1929 Joseph Chaumont    
1929 1953 Félix Chaumont    
1953 1959 Lucien Tabillon    
1959 1965 Louis Breleau    
1965 1983 Lucien Tabillon    
1983 1989 Joannes Desbas    
1989 mars 2001 Jean Lespinasse    
mars 2001 mars 2014 René Desbat    
mars 2014 en cours René Chetail[15]    

Liste des maires sur MairesGenWeb[16].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2023, la commune comptait 313 habitants[Note 2], en évolution de +0,32 % par rapport à 2017 (Loire : +1,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9407528318018299561 1241 0711 024
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
831962928911861829826750750
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
716683643576510509485410382
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
356346301284232211242251266
2014 2019 2023 - - - - - -
307314313------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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