Belmont-de-la-Loire
From Wikipedia, the free encyclopedia
Communes limitrophes
Liste des hameaux :
- Barriquand
- Batty
- Belleville
- Biesse, ce nom franco-provençal viendrait d'un nom d'arbre : bouleau.
- Butty
- Denis
- Doris, beaucoup de toponymes portent les noms de leurs propriétaires. Le nom Dory fait partie de ceux-ci.
- Fragny
- Grand Vincent
- la Barlière
- la Croisée
- la Roche
- la Viaudière
- Lacroix
- Lafont
- le Bois
- le Bouis
- le Bourg
- le Bout du Monde
- le Fy, les champs peuvent être situés aux confins d'une propriété ou d'une commune. Par exemple dans le nom "Fils" et "Fy" qui représentent sans doute le latin fini : limite.
- le Gros
- le Moulin
- le Perron
- les Fouilloux
- les Quatre Vents
- Moulin Destre
- Montaigu, la Madone de Montaigu
- Noailly
- Panneton
- Pézeron
- Pézières
- Philibert
- Place
- Saint-Claude
- Trémontet
- Vers Mont
- Vers Veau
- Volaille
| Saint-Igny-de-Roche (Saône-et-Loire) | Chauffailles (Saône-et-Loire) | Saint-Germain-la-Montagne | ||
| Écoche | N | Belleroche | ||
| O Belmont-de-la-Loire E | ||||
| S | ||||
| Cours (Rhône) |
Ranchal (Rhône) |
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 990 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charlieu à 13 km à vol d'oiseau[8], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 769,3 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Belmont-de-la-Loire est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (48 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (48 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48 %), prairies (31,7 %), zones agricoles hétérogènes (14,5 %), zones urbanisées (5,8 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire
Le nom Belmont est une création du début du deuxième millénaire qui a souvent désigné des châteaux forts. C'est la forme savante du latin bellu-monte. Il aurait dû apparaître dans ce nom le rhotacisme que l'on reconnaît dans la forme patoise Barmont.
Certainement déjà occupée à la période néolithique (5000 ans avant notre ère), la commune renferme des céramiques gallo-romaines et l'on peut découvrir sur la commune des vestiges de voie de communication de cette même époque (les Fouilloux).
Depuis "L'Excelsiori Bemontis" Romain, la première notion de Belmont est évoquée dès juin 949, lors d'une donation d'un domaine au profit du monastère Saint-Pierre-de-Mâcon.
L’église paroissiale, sous le vocable de Saint-Christophe est mentionnée dès 1096. La paroisse dépendait du diocèse de Mâcon et le chapitre Saint Vincent de Mâcon était collateur à la cure. Au XVIIIe siècle, l’église était sous le vocable Saint-Christophe et Saint-Jacques. Il existe également une chapelle ainsi que de nombreuses croix et calvaires.
Pendant l'Ancien Régime, la paroisse dépendait du diocèse de Mâcon, rattachée à la seigneurie de Beaujeu au XVe siècle sous le nom de Saint-Christophe-en-Beaujolais. La paroisse dépend en partie du Lyonnais, du Mâconnais puis du Forez et le surplus du Beaujolais. La population était donc en butte à de multiples difficultés administratives et judiciaires. La commune connaîtra les terribles épidémies de peste du XVIIe siècle. Au hameau de Saint-Claude, une chapelle fut construite sur l'emplacement même d'une fosse commune des victimes de la peste. Une fresque splendide (8 mètres par 2) du peintre Marcel Dubouis Bonnefond, retrace cette tragédie du village.
En 1789, le territoire de Belmont village et paroisse dépendait de trois provinces : Lyonnais, Beaujolais et Mâconnais. La justice se partage entre Belleroche, Charlieu, Châteauneuf. Belleroche était le siège de la juridiction civile.
Comme le Roannais, la commune va se développer grâce à l'activité textile, le XIXe siècle verra la prospérité s'installer à Belmont, malgré des conditions de vie difficiles des paysans et des ouvriers.
En 1936 la commune prend le nom de Belmont-de-la-Loire à la place de Belmont.
Belmont-de-la-Loire a été chef-lieu de canton de 1790 à 2015.
Blasonnement
Les armoiries de Belmont-de-la-Loire se blasonnent ainsi : |
Politique et administration
Le maire sortant a été réélu aux élections municipales de 2014, unique représentant ; le taux de participation est de 58,31 %. Le conseil municipal se pourvoit de 19 sièges ; 2 d'entre eux sont également élus au conseil communautaire[16].
Liste des maires sur MairesGenWeb[18].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[20].
En 2023, la commune comptait 1 410 habitants[Note 2], en évolution de −5,43 % par rapport à 2017 (Loire : +1,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- Chapelle de Saint-Claude érigée au XVIIe siècle par Guy de Marze.
- Couvent de religieuses du Verbe Incarné.
- « Le Paravent de Belmont » - place de la Fontaine à Belmont-de-la-Loire - sculpture monumentale commandée en 2011 par la municipalité à Anne Poiré et Patrick Guallino.
- Église Saint-Christophe de Belmont-de-la-Loire.
Personnalités liées à la commune
- Luc Decaunes (1913-2001), poète et écrivain, y est enterré.
- Les Guallino, composés de Patrick Guallino (1943), artiste-peintre, sculpteur, illustrateur, et d'Anne Poiré (1965), écrivain, sont artistes contemporains qui vivent et travaillent dans la commune.


