Benedetto Luti
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De Florence où il a étudié auprès d'Anton Domenico Gabbiani grâce à la protection de Cosme III de Médicis qui apprécie ses portraits en pastel, Benedetto Luti part, en 1691, à Rome, où il est l'élève de Ciro Ferri. Il se rapproche du classicisme bolonais de Carlo Maratta et étudie Francesco Trevisani, pour atteindre un rococo élégant[1].
Il devient avec Giuseppe Bartolomeo Chiari, l'un des artistes baroques tardifs du XVIIIe siècle.
A Rome il tient un atelier très fréquentés par les artistes italiens et étrangers[1]. Il est également collectionneur et marchand d'art.
Giovanni Paolo Pannini, Jean-Baptiste van Loo et Charles-André van Loo furent de ses élèves.
Collections publiques
Excellent portraitiste, il se consacra également à la grande décoration.
- En Allemagne
- Oberschleißheim, château de Schleissheim : Saint Charles Borromée et les pestiférés, retable
- Les scènes mythologiques qu'il peint au Château Weissenstein témoigne de son style rococo élégant[1].
- En France
- Toulouse, musée Paul-Dupuy : St. Eleonore [La Communion de sainte Marie-Madeleine], gravé par Barthélémy Rivalz d'après Benedetto Lutti, estampe
- Brest, musée des beaux-arts de Brest : Délivrance d'une possédée, huile sur toile, 74,5 x 63,5 cm[2]
- Ajaccio, musée Fesch : Adoration des bergers
- En Italie
- Florence, Musée des Offices : Autoportrait, 1720 c., peinture à l'huile sur toile, 44,5 × 38,7 cm[3].
- Pise, cathédrale Notre-Dame de l'Assomption : Vestizione di San Ranieri
- Rome, basilique Saint-Jean-de-Latran : Le Prophète Isaïe
- Rome, plafond de la salle du trône du Palazzo Colonna : Apothéose de Martin VI
- Rome, palais du Vatican : travaux d'embellissements des appartements du pape Clément XI
- Portrait de jeune fille, pastel sur carton, 33 × 26 cm, Galerie Palatine, Florence[4]