Benedict Arnold

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Benedict Arnold, né le à Norwich dans le Connecticut (Treize Colonies), et mort le à Londres (Grande-Bretagne), est un général de l'armée continentale puis de l'armée britannique durant la guerre d'indépendance des États-Unis. Il est surtout connu pour avoir trahi les États-Unis et voulu livrer le fort américain de West Point aux Britanniques. Il est devenu le symbole (ou l'incarnation) du traître dans l'histoire des États-Unis.

Arnold est né en 1741[1], sixième des sept enfants de Benedict Arnold III et Hannah Waterman King à Norwich, dans le Connecticut[2]. Il reçoit le nom de son arrière-grand-père Benedict Arnold, gouverneur colonial de Rhode Island[3] et de son frère Benedict IV, mort avant la naissance de Benedict Arnold V. Seuls Benedict et sa sœur Hannah survivent jusqu'à l'âge adulte, les trois autres enfants du couple succombant à la fièvre jaune durant leur enfance. Par sa grand-mère maternelle, Arnold descend de John Lathrop, ancêtre d'au moins quatre présidents des États-Unis.

La famille Arnold est prospère jusqu'à ce que le père d'Arnold fasse plusieurs mauvais placements qui endettent la famille. Après cela, le père se tourne vers l'alcool. Benedict doit arrêter l'école à quatorze ans, sa famille ne pouvant plus la lui payer. Ne pouvant travailler dans l'entreprise familiale à cause de l'alcoolisme de son père et de la fortune perdue, Benedict entre en apprentissage chez deux de ses cousins, les frères Daniel et Joshua Lathrop, grâce à l'entremise de la famille de sa mère. Les deux frères sont de prospères apothicaires qui font également commerce de biens généraux à Norwich.

Guerre de Sept Ans

À l'âge de quinze ans, Arnold s'engage dans la milice du Connecticut. Celle-ci marche jusqu'à Albany et jusqu'au lac George pour affronter les troupes de la Nouvelle-France arrivant du Fort Carillon juste au nord : c'est la bataille de Fort William Henry. Les Britanniques y subissent une défaite et se rendent aux Français menés par Montcalm, mais leurs alliés indiens à qui on avait promis scalps et butin sont outragés par les conditions généreuses offertes aux vaincus. Ils massacrent alors cent quatre-vingts prisonniers, sans que les troupes régulières puissent les en empêcher[4]. Cet événement est peut-être à l'origine d'une haine durable du jeune et impressionnable Arnold envers les Français, haine qui influencera ses actes plus tard dans sa vie.

Mort des parents

Sa mère, dont il était très proche, meurt en 1759. Il prend la responsabilité de s'occuper de son père malade et de sa sœur cadette. L'alcoolisme de son père s'aggrave après la mort de sa femme : il est arrêté à plusieurs reprises pour ivresse sur la voie publique et le clergé lui refuse la communion. À la mort de son père, en 1761, Arnold, âgé de 20 ans, décide de restaurer le nom de sa famille au niveau honorable qui était le sien autrefois.

Activités pré-révolutionnaires

En 1762, avec l'aide des Lathrop, Arnold s'établit comme pharmacien et libraire à New Haven, toujours dans le Connecticut.

Ambitieux et agressif, Arnold étend rapidement son affaire. En 1763, il rachète la propriété familiale que son père avait dû vendre pour éponger ses dettes. L'année suivante, il la revend avec un bénéfice confortable. En 1764, il signe un partenariat avec Adam Babcock, un autre jeune commerçant de New Haven. Ils utilisent les profits issus de la vente de la maison familiale pour acheter trois navires de commerce et établir un fructueux commerce avec les Caraïbes. À cette époque, il emmène sa sœur Hannah à New Haven et l'installe à la pharmacie pour la tenir en son absence. Il voyage beaucoup dans le cadre de son travail, à travers toute la Nouvelle-Angleterre et du Québec aux Antilles, souvent aux commandes d'un de ses propres vaisseaux.

Le Stamp Act de 1765 restreint sérieusement le commerce dans les colonies. Arnold ne prend tout d'abord part à aucune manifestation mais, comme de nombreux marchands, continue ses affaires comme si le Stamp Act n'existait pas, devenant donc un fraudeur. La nuit du , Arnold participe à une manifestation dénonçant les lois du Parlement britannique et sa politique coloniale oppressive, durant laquelle les effigies d'officiers de la couronne locaux sont brûlées. Avec des membres de son équipage, il passe à tabac un homme soupçonné de donner des informations sur les fraudeurs. Arnold est arrêté et paie une amende de 50 shillings pour trouble de l'ordre public.

Le , il épouse Margaret, fille de Samuel Mansfield. Ils ont trois fils : Benedict, Richard et Henry. Elle meurt le .

Les taxes exorbitantes levées par le Parlement mettent en faillite de nombreux commerçants. Arnold lui-même est près d'être ruiné, avec 15 000 livres de dettes.

Arnold se trouve dans les Antilles le , le jour du massacre de Boston, mais il dit par la suite avoir été « très choqué » et se demande « bon Dieu, les Américains sont-ils tous endormis pour abandonner avec soumission leurs libertés, ou sont-ils tous devenus philosophes, qu'ils ne se vengent immédiatement de tels mécréants ? »[Où ?].

Guerre d'indépendance

Notes et références

Annexes

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