Benest

commune française du département de la Charente From Wikipedia, the free encyclopedia

Benest [bənɛ] est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente, en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Benestois et Benestoises. Sa population est de 307 habitants au dernier recensement de 2023.

Faits en bref Administration, Pays ...
Benest
Benest
La mairie de Benest.
Blason de Benest
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Intercommunalité Communauté de communes de Charente Limousine
Maire
Mandat
Olivier Chériot
2020-2026
Code postal 16350
Code commune 16038
Démographie
Gentilé Benestois
Population
municipale
307 hab. (2023 en évolution de −2,54 % par rapport à 2017)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 21″ nord, 0° 27′ 10″ est
Altitude Min. 132 m
Max. 192 m
Superficie 21,10 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Charente-Bonnieure
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Benest
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Benest
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Benest
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Benest
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    Géographie

    Localisation

    Située à l'extrémité nord du canton de Champagne-Mouton, la commune de Benest, traversée par la Charente, est située au nord-ouest du département de la Charente et est limitrophe avec le département de la Vienne.

    Le bourg de Benest, à sept kilomètres au nord de Champagne-Mouton et vingt kilomètres de Confolens, est une très ancienne localité, construite au sommet des hautes collines qui dominent la vallée de la Charente.

    Les communes limitrophes sont Alloue, Le Bouchage, Champagne-Mouton, Chatain, Pleuville, Saint-Coutant et Vieux-Ruffec.

    Communes limitrophes

    Géologie et relief

    Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme tout le Nord-Charente. Le Bajocien (Dogger) apparaît sur les flancs de la vallée de la Charente. Le plateau est toutefois recouvert sur une petite partie centrale par des altérites sous forme d'argile à silex (appelée aussi argile rouge à châtaigniers), et sur une majeure partie par de l'argile sableuse, dépôts du Tertiaire en provenance du Massif central[1],[2],[3].

    Le relief de la commune est celui d'un plateau d'une altitude moyenne de 170 m traversé en son centre par la vallée de la Charente. Les points culminants sont à une altitude de 192 m, situés au sud-ouest et au sud-est (bornes IGN). Le point le plus bas est à 132 m, situé le long de la Charente sur la limite départementale au nord. Le bourg, dominant la vallée, est à 160 m d'altitude[4].

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseaux hydrographique et routier de Benest.

    La commune est située dans le bassin versant de la Charente au sein du Bassin Adour-Garonne[5]. Elle est drainée par la Charente, le ruisseau de la Forêt et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 14 km de longueur totale[6],[Carte 1].

    La Charente sur sa section entre Roumazières et Civray, traverse la commune du sud-est au nord-ouest avant de quitter le département, pour y entrer à nouveau à Taizé-Aizie. D'une longueur totale de 381,4 km, elle prend sa source dans la commune de Chéronnac et se jette dans le Golfe de Gascogne, après avoir traversé 117 communes[7].

    Le ruisseau de la Forêt limite la commune au sud-est et se jette dans la Charente sur sa rive gauche. Sur la rive droite, un autre ruisseau intermittent descendant de la fontaine de Fontbeau limite la commune à l'est. Un autre descend du château d'Ordières.

    Au pied du bourg, un ruisseau naissant à Chez Jean-Dubois alimente un lavoir avant de se jeter dans la Charente sur la rive gauche, ainsi qu'un autre au pied de Chez Maigret.

    Malgré le sol de nature karstique et quelques gouffres, on trouve de nombreuses sources, fontaines et puits.

    Au sud de la commune, la Fosse Malibet est occupée par un petit étang[4].

    Gestion des cours d'eau

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de 9 300 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente[8]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne[5] qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [9].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[12] et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[13]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 899 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 7 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Vieux-Cérier à km à vol d'oiseau[16], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 006,5 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,3 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[19], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Limite dialectale

    La commune est située dans le domaine poitevin (langue d'oïl) à la limite du domaine marchois (occitan) au sud (Alloue)[20],[21].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Benest est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle est située hors unité urbaine[23] et hors attraction des villes[24],[25].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (87,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (41,6 %), terres arables (28,3 %), zones agricoles hétérogènes (17 %), forêts (13 %)[26]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Lieux-dits, hameaux et écarts

    Les principaux hameaux de la commune sont : Sainte-Terre, où se trouve le logis du même nom ; Loume, sur la route d'Alloue ; les Uzières, près du bourg ; Pailler et Couderle, dans le sud de la commune ; Chez Père Thomas, le Peu sur la route du Bouchage ; Chez Vaslet, au-dessus de la Charente ; le Courteil ; Chez Ribourgeoux, sur la route de Pleuville ; le Thiollet ; l'Âge Clanchaud, dans l'est, etc.[4].

    Risques naturels et technologiques

    Le territoire de la commune de Benest est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage[27]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[28].

    Risques naturels

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Benest.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 340 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 340 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[29],[Carte 3].

    Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[30].

    La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999 et 2013. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2005, 2009 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999[27].

    Risques technologiques

    La commune est en outre située en aval du barrage de Mas Chaban, un ouvrage de classe A[Note 2]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[32].

    Toponymie

    Les formes anciennes sont Benaiae en 1113, Benaio, Benaiaco au Moyen Âge[33], Benays en 1597[34]. La carte de Cassini écrit déjà Benest au XVIIIe siècle[4].

    D'après Dauzat, le nom serait issu de *Benatius ou *Benacius, nom d'homme gallo-romain, lui-même dérivant du gaulois Benos, avec suffixe -acum[35]. Cette interprétation se rapproche de celle de Dottin, supposant le nom issu de *Benaiascum signifiant « domaine de Benaius ». Le suffixe -ascus est ligure; le premier élément est commun au ligure et au gaulois[36].

    Histoire

    À l'époque romaine, Benest appartenait à la cité des Pictons. Le pont traversant la Charente en direction de Pleuville aurait une assise antique supposée romaine[37], mais aucune voie romaine n'est signalée à proximité[38].

    En 1153, Benest, paroisse du sud du Poitou, était le siège d'un prieuré fondé par les moines de Charroux. Le prieur était seigneur temporel de la paroisse, et sa justice relevait par appel de celle de l'abbé de Charroux. Au début du XXe siècle, il ne restait plus de la maison prieurale que de vieux bâtiments aux tourelles décapitées qui enserraient l'église à l'ouest et au sud[37],[39].

    Les pierres tombales anciennes présentes dans le cimetière au nord du village seraient le témoignage des quelques batailles à Benest. On y a trouvé beaucoup de sarcophages qui ont de particulier, qu'ils sont en calcaire tendre étranger au pays, et connu sous le nom de pierre d'Angoulême, calcaire dont les gisements les plus proches sont distants d'une cinquantaine de kilomètres.

    Suivant la tradition populaire, la terre de Benest fut le théâtre d'une bataille sanglante que Charlemagne livra aux Sarrasins (ils occupaient alors une partie de l'Aquitaine). Charlemagne, satisfait de la conduite des habitants de Benest, leur accorda l'exemption de toutes contributions aux charges publiques, tailles et impôts locaux, leur bâtit une église, et y fonda deux services annuels, l'un en l'honneur des guerriers morts en le défendant, et l'autre, que l'on appelait Trentaine, parce qu'il durait trente jours consécutifs, devait être célébré à la mort de chaque roi de France (aux frais de la paroisse, comprenant l’aumône aux pauvres et la rétribution des nombreux prêtres, curés et chapelains qui y participent)[40].

    Les lettres patentes qui établissaient cette franchise, déposées à l'abbaye de Charroux, ont hélas disparu pendant la guerre de Cent Ans, et Benest dut solliciter à l'avènement de chaque roi (parfois avec difficultés, comme sous les règnes de Henri III, Louis XIV et Louis XVI)[41] le renouvellement de ces lettres de franchises jusqu'à la Révolution[37]. Les habitants restaient cependant soumis aux impositions militaires (logement des troupes, fourrage et autres taxes militaires)[41].

    Ce privilège accordé aux habitants de Benest leur fut confirmé par François Ier. On lit sur un des murs de l'église cette inscription, en lettres gothiques : « L'année 1517, franchise de Benays fut mise au net par François, roi de France, qui leur bailla cette allégeance en conservant leur privilège donné par Charlemagne »[42],[37].

    La pierre qui contient ces mots est encore assez bien conservée ; mais les titres, abolis par l'Assemblée nationale, furent brûlés pendant la Révolution[réf. nécessaire].

    Les communes de Montembœuf et de Vitrac jouissaient des mêmes privilèges, et les ont perdus de même[réf. nécessaire].

    Au XVIIe siècle, des Benestois adhèrent au protestantisme. La petite église protestante de Courteil est évoquée en 1623 dans l'histoire des protestants du Poitou du pasteur Lièvre, comme rattachée au Poitou protestant. En 1633, le pasteur Clemenceau y habite et y exerce. Vers 1666, Maillot y est pasteur. De 1673 à 1683, Jacques Huet occupe cette charge. En 1681, des dragonnades se déroulent dans la région de Champagne-Mouton : huit abjurations à Benest[43].

    La famille de Mascureau est seigneur de Sainte-Terre aux XVIIe et XVIIIe siècles[44].

    Lors de la formation du nouveau département de la Charente (1790), Benest ne souhaitait pas en faire partie et préférait être rattaché à la Vienne[45].

    Le 24 juin 1790, les citoyens actifs payant au moins trois livres d'impositions directes élisent le premier maire de Benest, Pierre Girard. En 1794, Charles Montjeau est maire (Pierre Girard est juge de paix du canton). En 1800, Pierre Girard redevient maire de Benest[45].

    Entre 1913 et 1946, la commune était aussi desservie par une gare des Chemins de fer économiques des Charentes, petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique d'Angoulême à Confolens par Saint-Angeau, Champagne-Mouton, Benest et Alloue, et appelée Petit Mairat en l'honneur de son initiateur Paul Mairat, né dans la commune[37].

    La ponne

    Depuis des temps très anciens, on fabriquait à Benest la ponne, grande cuve en terre noire (m de haut et 80 cm de diamètre environ) utilisé jusqu'au début du XXe siècle pour faire la lessive. L'utilisation de fagots de bois vert en fin de cuisson, dégage du carbone qui se dépose sur les ponnes, dans les pores de la poterie, assure leur étanchéité en leur donnant la couleur noire qui avec les décorations traditionnelles en font leur caractéristique. Benest était renommé pour la fabrication des ponnes et le four où elles étaient cuites existe toujours dans le bourg. On peut visiter ce bâtiment en s'adressant à la mairie. Quelques modèles de ponnes, souvent fêlés, peuvent encore être aperçus dans les jardins où elles servent de bacs à fleurs.

    Il se faisait principalement deux tailles de ponnes, et ces deux grandeurs se différenciaient par leur décor en relief, immuables pour chacune d'elles[37].

    Politique et administration

    Découpage territorial

    La commune se trouve dans l'arrondissement de Confolens du département du Charente.

    Commune et intercommunalités

    La commune est membre de la communauté de communes de Charente Limousine et au syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU) « Autour d'Alloue ».

    Circonscriptions administratives

    La commune est rattachée au canton de Charente-Bonnieure.

    Circonscriptions électorales

    Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la troisième circonscription de la Charente.

    Élections municipales et communautaires

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    av.1965   Elie Delavergne   Retraité
    av.1981   Jean Faure SE  
    1987 1991 Jean-François Galvaire FN[46] Avocat, conseiller régional
    1991 2001 Bernadette Moreau DVD Cultivatrice
    2001 2020 Jean-Jacques Meyer SE Retraité cadre EDF
    2020 en cours Olivier Chériot SE Ancien cadre
    Les données manquantes sont à compléter.
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    La fiscalité est d'un taux de 7 % pour la taxe d'habitation, 14,49 % sur le foncier bâti, 56 % sur le non bâti et 13,91 % de taxe professionnelle, et comme la communauté de communes prélève sur l'ensemble des quatre taxes, respectivement 1,01 %, 2,45 %, 8,25 % et 1,62 % cela donne au total et avant que s'y ajoutent le département et la région, 8,01 % pour la taxe d'habitation, 16,94 % sur le foncier bâti, 64,25 % sur le non bâti et 15,53 % de taxe professionnelle (chiffres 2007).

    Équipements et services publics

    Enseignement

    La commune est située dans l'académie de Poitiers et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone A.

    L'école est un RPI entre Alloue, Ambernac et Benest. Alloue accueille l'école primaire (maternelle et élémentaire), Ambernac et Benest une école élémentaire[47].

    Population et société

    Les habitants sont appelés les Benestois[48].

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[49]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[50].

    En 2023, la commune comptait 307 habitants[Note 3], en évolution de −2,54 % par rapport à 2017 (Charente : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
    1 4001 2621 3781 3951 4801 4851 5241 4661 578
    1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
    1 4191 4431 4261 3301 3221 3271 3111 2671 282
    1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
    1 2961 266920995972947909867739
    1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
    663547470425382366361330311
    Davantage d’informations - ...
    2023 - - - - - - - -
    307--------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[52].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 20 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 48,2 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 150 hommes pour 161 femmes, soit un taux de 51,77 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,59 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[53]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    1,3 
    90 ou +
    2,5 
    18,0 
    75-89 ans
    15,5 
    30,7 
    60-74 ans
    28,6 
    21,3 
    45-59 ans
    22,4 
    12,0 
    30-44 ans
    8,1 
    10,0 
    15-29 ans
    13,0 
    6,7 
    0-14 ans
    9,9 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département de la Charente en 2022 en pourcentage[54]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    1,1 
    90 ou +
    2,8 
    9,5 
    75-89 ans
    12,2 
    20,7 
    60-74 ans
    21,6 
    20,4 
    45-59 ans
    20 
    16,8 
    30-44 ans
    16 
    15,8 
    15-29 ans
    13,4 
    15,7 
    0-14 ans
    14 
    Fermer

    Vie associative

    La salle des fêtes.

    Elle est le fait de nombreuses associations : Comité des fêtes et de loisirs de Benest, l'Amitié du voisinage, l'Atelier du musicien de Charente-Limousine, société de chasse, société de pêche, club de pétanque, la Trace (association pour le tourisme, les randonnées, l'aménagement des chemins et de l'environnement), Élan charentais de Benest, les Picatos, club du 3e âge, anciens combattants, ABC Conseil (activités informatiques et éducatives), Cancer Support France.

    Économie

    Entreprises et commerces

    Agriculture

    La commune est dans le « Confolentais », une petite région agricole dans le département de la Charente[55]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 4] sur la commune est l'élevage bovin, orientation mixte lait et viande[Carte 4].

    1988200020102020
    Exploitations41241510
    SAU[Note 5] (ha)1 4021 4381 2561 241

    Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 41 lors du recensement agricole de 1988[Note 6] à 24 en 2000 puis à 15 en 2010[57] et enfin à 10 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 76 % depuis 1988[58],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1 402 ha en 1988 à 1 241 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 34 à 124 ha[57],[Carte 7].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Patrimoine religieux

    L'église Saint-Justinien.

    L'église paroissiale Saint-Justinien fut construite au XIIe siècle et dépendait de l'abbaye de Charroux. Elle fut fondée par celle-ci et en même temps que celle-ci pour être un prieuré-cure[59]. Elle est de petite taille, mais son abside hémicirculaire et sa tour romane sont d'un style très pur. La surélévation du chœur pourrait laisser supposer l'existence d'une crypte[37]. Une chapelle latérale lui fut ajoutée au sud au XVe siècle par un Pastoureau, seigneur d'Ordières, qui inscrivit son blason. En 1720, le clocher et le mur nord qui s'écroulèrent furent reconstruits. La façade ouest est hélas masquée par des servitudes construites au XVIIIe siècle. L'ancien logis prieural situé au sud, appelé localement « château Saint-Justinien », a été restauré dans les années 2000 par la municipalité et il est ouvert occasionnellement à la visite[59].

    L'église est inscrite monument historique depuis 1984[60].

    Elle contient une statue en bois peint de Vierge à l'Enfant du XVIIIe siècle, inscrite monument historique à titre objet depuis 1976[61].

    La commune possède aussi cinq croix de chemins[62].

    À Courteil, un petit emplacement appelé « Le Temple » rappelle le passage du protestantisme à Benest (il n'y reste pas de vestige de bâtiment religieux)[43].

    Patrimoine civil

    Le château d'Ordières dont une partie a été inscrite monument historique le 13 avril 1989 : la tour sud-est qui est un ancien donjon, la façade nord et sa toiture.

    Le premier sieur d'Ordières est Geoffroy Pastoureau, lieutenant-général du duché de Chatellerault (décédé avant 1555). En 1628, Pierre de Moneÿs épouse Esther Pastoureau et devient baron d'Ordière après 1660. Le dernier seigneur est Jean-Romuald de Moneÿs (1767-1848), qui émigra en 1791[40],[63].

    Le château de la Borderie construit au XVIe siècle qui appartenait à la famille Boiceau de la Borderie et dont il ne reste que des ruines, alors qu'un logis a été construit à côté au XIXe siècle[64].

    Les très nombreuses fermes datent pour la plupart du XIXe siècle mais quelques-unes sont du XVIIIe siècle[62].

    Le lavoir et la fontaine de Pailler.

    Le hameau de Loume est le lieu de l'ancienne gare.

    Personnalités liées à la commune

    • Jean Boiceau de La Borderie (1513-1591), avocat et poète français, né à Benest.
    • Adrien Paul Mairat (1865-1924), journaliste, né à Benest. Conseiller général de Champagne-Mouton à partir de 1894, puis élu député en 1906, il fut un initiateur des lignes de chemin de fer à voie étroite Angoulême-Roumazières et Saint-Angeau, les Chemins de fer économiques des Charentes. Il a résidé dans la commune voisine d'Alloue et est mort en 1924 à Angoulême.
    • Michel Bosc (1963-), compositeur dont le roman Marie-Louise, l'Or et la Ressource[65] se déroule en partie à Benest et dont la 5e symphonie s'intitule Loume (le second mouvement évoque notamment l'église de Benest).

    Héraldique

    Blason Blasonnement :
    D'azur à trois boisseaux d'or[66].

    L'écu, timbré d'une couronne murale d'or, est soutenu par deux sirènes. Le tout repose sur une ornementation végétale de sinople.

    Voir aussi

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    Bibliographie

    • Jean-Robert Charraud, Histoire de Benest, enclave poitevine de Charente, t. 1, Ruffec, éditions La Péruse, Ruffec, , 228 p. (ISBN 2-907588-13-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • Jean-Robert Charraud, Histoire de Benest, enclave poitevine de Charente, t. 2, Ruffec, éditions La Péruse, Ruffec, , 228 p. (ISBN 2-907588-21-4, lire en ligne)
    • Dujardin V., Moinot É., Ourry Y. - Le Confolentais, entre Poitou, Charente et Limousin, Images du patrimoine, no 243, Geste éditions, 2007.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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