Benjamin Bayart

ingénieur en télécommunications et ancien président de French Data Network From Wikipedia, the free encyclopedia

Benjamin Bayart, né le [1] à Colombes[2] (Hauts-de-Seine), est un militant et ingénieur français, engagé pour les libertés fondamentales dans la société de l'information. Il a présidé French Data Network (FDN), le plus ancien fournisseur d'accès à Internet (FAI) associatif encore en activité en France, de 1997 à 2013, avant d'en devenir le porte-parole[3]. Il a aussi présidé la Fédération FDN, qui regroupe ce type de fournisseurs[4].

Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (52 ans)
Nationalité
Activité
Militant pour la neutralité du net, le logiciel libre et la liberté d'expression,
Ancien président et porte-parole de French Data Network,
Ancien président de la Fédération FDN,
Président du Fonds de défense de la neutralité du Net (FDN²),
Membre fondateur de La Quadrature du Net.
Faits en bref Naissance, Nationalité ...
Benjamin Bayart
en 2012, lors du festival Pas Sage en Seine.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (52 ans)
Nationalité
Formation
Activité
Militant pour la neutralité du net, le logiciel libre et la liberté d'expression,
Ancien président et porte-parole de French Data Network,
Ancien président de la Fédération FDN,
Président du Fonds de défense de la neutralité du Net (FDN²),
Membre fondateur de La Quadrature du Net.
Autres informations
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Ses prises de position sur la neutralité du net et le logiciel libre en font une figure connue de l'Internet français. Sa conférence « Internet libre ou Minitel 2.0 », donnée en 2007, a fait connaître ses positions.

Engagements associatifs

French Data Network et Fédération FDN

Benjamin Bayart a présidé French Data Network (FDN), fondé en 1992 et présenté comme le plus ancien fournisseur d'accès à Internet associatif encore en activité en France, de 1997 à 2013, avant d'en devenir le porte-parole[3]. À ce titre, il a porté plusieurs recours de l'association contre des décrets d'application de la loi HADOPI (voir plus bas). En 2015, FDN, La Quadrature du Net et la Fédération FDN déposent ensemble une question prioritaire de constitutionnalité contre les dispositions de la loi de programmation militaire relatives à l'accès administratif aux données de connexion ; Benjamin Bayart en est l'un des porte-parole[5].

En 2011, FDN participe à la création de la Fédération FDN, qui regroupe les fournisseurs d'accès à Internet associatifs ; Benjamin Bayart en a été l'un des présidents successifs[4]. Dans sa conférence de 2007, il avait lancé un appel, resté célèbre dans le milieu, à la création de fournisseurs d'accès indépendants[4].

La Quadrature du Net

Benjamin Bayart ne fait pas partie des cinq fondateurs de La Quadrature du Net en 2008, mais il figure parmi les « fondateurs historiques » ajoutés aux statuts de l'association lors de leur révision en 2013[6]. Il préside le Fonds de défense de la neutralité du Net (FDN²), rattaché statutairement à French Data Network, qui gère le financement de La Quadrature du Net[7].

Activité professionnelle

Benjamin Bayart est consultant chez OCTO Technology, où il travaille sur les questions de souveraineté numérique et de cloud souverain[8],[9].

Idées sur l'Internet

La médiatisation des idées de Benjamin Bayart est passée par une grande diffusion d'une conférence sur le thème « Internet libre ou Minitel 2.0 »[10],[11] donnée lors des 8e Rencontres mondiales du logiciel libre, à Amiens le vendredi .

Fort de son autorité technique, Benjamin Bayart critique dans cet exposé, répété à plusieurs reprises, les transformations centralisatrices de la forme du réseau Internet qui portent atteinte à sa neutralité. La tentative de définition de ce réseau des réseaux qu'il engage, dans une perspective structurellement dépourvue de centre émetteur ou régulateur, se constitue en opposition au mécanisme actuel de centralisation des sources émettrices de contenus et de services.

C'est en cela qu'il dénonce les mouvements de ce mécanisme, car ils conduisent à réintroduire les possibilités d'une altération et d'un contrôle des données échangées, de manière verticale et unilatérale, telles que le permettait la forme du réseau Minitel, essentiellement dépourvue de neutralité.

C'est pourquoi son interprétation de ces mouvements se caractérise par une perception franchement involutive, du nouveau modèle vers l'ancien. Il condamne ainsi les tendances d'un nouveau marché régi par des distributeurs de services, progressivement absorbés par les quelques fournisseurs d'accès en situation de monopole.

En fondant son effort de définition d'Internet sur ses principes de fonctionnement, il démontre que l'absence de centre émetteur, régulateur ou diffuseur, c'est-à-dire sa neutralité, conditionne la liberté des échanges entre internautes. Cette démonstration administre ainsi la preuve que la notion de neutralité du net se place en garante des évolutions rationnelles d'Internet, celles qui confèrent à ses utilisateurs son potentiel d'émancipation équitable, en termes d'expression individuelle, de diffusion du savoir et de partage à but non lucratif de biens immatériels.

Le , Benjamin Bayart, en sa qualité de président de FDN, dépose, après que La Quadrature du Net l'a relevé, un recours pour vice de forme auprès du Conseil d'État concernant un décret de la loi HADOPI[12],[13]. Le , le Conseil d'État donne tort à Benjamin Bayart et rejette l'intégralité de ses recours[14]. FDN conteste par la suite un décret du relatif au traitement automatisé de données personnelles ; le Conseil d'État rejette ce recours en décembre 2013[3].

Logiciel « libérateur »

Bien avant la médiatisation du Minitel 2.0, Benjamin Bayart défendait une certaine conception du logiciel libre, en employant le vocable de « logiciel libérateur »[15],[16]. Selon lui, la licence libre d'un logiciel n'est pas suffisante pour garantir la liberté de l'utilisateur (« Si on libère le code, on libère l'informaticien, si on libère la donnée, on libère l'utilisateur »), mais un logiciel libre devrait donner l'information sans faire de rétention, ni utiliser un format propre à lui seulement (notion d'interopérabilité). Dans sa conférence aux RMLL de 2004, il soutient que les logiciels libres ne doivent pas se contenter de « cloner » des outils propriétaires, et critique la rareté des tests dans les projets libres[16].

Prises de position

En avril 2014, dans une tribune publiée par Slate, Benjamin Bayart expose ce qu'il ferait s'il était ministre du Numérique et plaide pour une refonte des politiques publiques en la matière[17].

Publications

  • Benjamin Bayart et Agnès de Cornulier, « La neutralité du Net », Pouvoirs, no 164, , p. 127-136 (DOI 10.3917/pouv.164.0127).
  • Benjamin Bayart, « Internet : comprendre sa structure pour comprendre son impact », EcoRev', no 37, (lire en ligne).
  • Préface de Martin Untersinger, Anonymat sur Internet : comprendre pour protéger sa vie privée, Eyrolles, (ISBN 978-2-212-13500-8).
  • « Internet, territoires et centralités », regards croisés avec le géographe Boris Beaude, Forum Vies Mobiles, 2015, lire en ligne.

Notes et références

Annexes

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