Benjamin Jung
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Metz
Benjamin Jung, né le à Metz, est un journaliste d'investigation, réalisateur de films documentaires et auteur français.
Son travail traite essentiellement de politique internationale, des conflits modernes, de criminalité et de contre-culture et se concentre en partie sur l'Europe de l'Est et les Balkans.
Titulaire d'un Master en Journalisme et médias numériques à l'Université de Lorraine, Benjamin Jung publie ses premiers articles en parallèle de ses études dans le magazine culturel luxembourgeois Luxuriant et dans le quotidien le Luxemburger Wort avant d'intégrer la rédaction du Point[1] en 2018.
Il rejoint le service « Enquêtes » du média en ligne Blast en tant que journaliste d'investigation en . Il y révèle la proximité de Joëlle Garriaud-Maylam avec la Russie, le détournement de la correspondance de l’Élysée par le parti Renaissance[2], l'omerta autour des affaires de violences sexuelles ayant eu lieu à l'Institut national du football de Clairefontaine ou encore les réseaux pro-russes autour de l'héritier du trône de Russie, Georges Mikhailovitch Romanov.
Entre octobre et , il sort dans le média Blast l'affaire des Russian Papers. Il y révèle que des composants technologiques à double-usage fabriqués en France par les entreprises Thales, Safran, STMicroelectronics et Lynred[3] continuent d'être livrés au complexe militaro-industriel russe afin de fabriquer des technologies militaires et ce malgré les embargos et les sanctions mises en place par la communauté internationale à la suite de l'annexion de la Crimée en 2014 et de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine en 2022[4].
Entre janvier et , avec le journaliste Hussam Hammoud, il décrit de l'intérieur le fonctionnement du trafic de drogue et d'armes par des gangs internationaux faisant de nombreuses victimes civiles en Suède pour le quotidien numérique Mediapart[source secondaire souhaitée].
Réalisateur de documentaires
Entre 2017 et 2019, Benjamin Jung coréalise avec Théo Meurisse le long-métrage documentaire Sarajevo : State in Time narrant les activités de plusieurs membres du groupe d'art politique slovène Neue Slowenische Kunst (NSK), dont les musiciens de Laibach et le collectif de plasticiens IRWIN lors du siège de Sarajevo en 1995[5]. La première internationale du film a lieu première internationale lors du festival NSK Rendez-Vous de Grenoble en présence d'Ivan Novak du groupe Laibach[6],[7]. Le film est sélectionné et récompensé dans plusieurs festivals internationaux[5].
En 2023, il réalise le long-métrage documentaire Bons Baisers de Bosnie, présenté pour la première fois au Festival du film de Sarajevo le [8],[9]. Alors que depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie les médias internationaux rendent compte d'une situation politique inquiétante pouvant mener à un nouveau conflit armé en Bosnie-Herzégovine, le film part à la rencontre des habitants du pays sans distinction communautaire, à la manière d'un road movie[réf. nécessaire].
