Benoît-Louis Le Duc

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Décès
Activité
Clerc catholiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Louis Le Duc
Fonctions
Abbé commendataire (en)
Abbaye Saint-Vincent de Laon
à partir du
Prieur
Prieuré Saint-Martin-des-Champs
Biographie
Naissance
Décès
Activité
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Père
Mère
Autres informations
Date de baptême
signature de Benoît-Louis Le Duc
Signature.

Benoît-Louis Le Duc dit l’abbé Le Duc (1764-1837) est un prêtre et conspirateur contre-révolutionnaire français, fils illégitime de Louis XV.

Favorite du roi Louis XV et peu avant d'être exilée de Versailles, sa mère Louise-Jeanne Tiercelin de La Colleterie, le met au monde le , et le fait baptiser le lendemain, paroisse Saint-Paul à Paris, sous le nom de Benoît-Louis Le Duc. Officiellement, il est le fils légitime de Louis Le Duc, ancien officier de cavalerie, et de son épouse Julie de La Colleterie. L'enfant ne sera jamais reconnu par le souverain. Le , Louise-Jeanne est embastillée, devenue trop encombrante ; elle sera libérée le [1].

En , le garçon, âgé de 10 ans, reçoit du roi Louis XVI des lettres patentes de noblesse et une rente annuelle de 24 300 livres. Sa mère meurt en 1779, sans paraît-il l'avoir revu.

En , Madame Louise, fille de Louis XV, devenue religieuse, émet le souhait qu’une abbaye soit donnée à son demi-frère naturel. Benoît-Louis Le Duc devient prieur de Saint-Martin à Paris, et abbé commendataire de Saint-Vincent à Laon[2],[3].

Au début de la Révolution française, l'abbé Le Duc devient le confesseur du marquis de Favras, et semble-t-il, se retrouve mêlé à un complot ourdi par une partie des royalistes. Il assiste le marquis au dernier instant de son exécution par pendaison. L'abbé Le Duc aurait prêté plus de 220 000 livres à la famille royale.

Le , l'abbé Le Duc écrit à la Convention afin de « la prier de lui faire délivrer le corps de Louis Capet, pour lui rendre les honneurs de la sépulture ». Le , sa demande est rejetée. Peu après, il est arrêté mais semble bénéficier d'une demi-protection de la part de Robespierre[4] ; toujours est-il qu'il échappe à la guillotine. Il est relâché après Thermidor et à partir de 1796, il ne va pas cesser de comploter contre le régime républicain, impliqué entre autres dans l'affaire du camp de Grenelle, mêlant André-Charles Brotier en 1796 ; il est acquitté.

En 1815, sous la Restauration, il publie dans Le Spectateur français un essai, La Restauration de la Monarchie française, œuvre de la Providence[5]. Il courtise Louis XVIII qui lui octroie une pension annuelle de 6 000 francs et lui rembourse, en 1816, l’argent prêté au temps de l’exil.

Après les Trois Glorieuses, Louis-Philippe Ier lui maintient sa pension.

L'abbé Le Duc meurt à Paris en 1837, âgé de 73 ans.

Représentations

Références

Liens externes

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