Abbaye Saint-Vincent de Laon
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| Abbaye Saint-Vincent de Laon | ||||
La ruine depuis 12 ans (2008-2020). | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Dédicataire | Saint Vincent | |||
| Protection | ||||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Région | Hauts-de-France | |||
| Département | Aisne | |||
| Ville | Laon | |||
| Coordonnées | 49° 33′ 23″ nord, 3° 37′ 01″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : Aisne
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Géolocalisation sur la carte : France
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L'abbaye Saint-Vincent de Laon est une abbaye[1] colombanienne de moines, située à Laon dans le département français de l'Aisne en région Hauts-de-France
Fondée vers l'an 580[2], elle a adopté la règle bénédictine en 948[3].
Le logis abbatial en 1926, les vestiges de l'enceinte, de l'église, des celliers et des caves en 1927 et enfin le grand étang, la poudrière et les sols en 1999[4] ont été les différentes étapes de l'inscription de l'abbaye au titre des monuments historiques.
Les Vikings
L'évêque Adalbéron de Laon est inhumé dans l'abbaye en 1030 ou 1031.
En 1769, le chanoine Villette[5] relate la découverte d'une peinture dans le sanctuaire à gauche de l'autel. C'est une représentation des chevaliers d'Eppes dont trois tombes sont proches : Jehan décédé en 1273, Jehan le cadet décédé en 1293, le troisième n'ayant pas d'épitaphe.
Au mois de novembre 882, après que les moines furent décimés par l'envahisseur viking, l'abbaye est saccagée, pillée, brûlée, ruinée et désolée[6].
Guerre de Cent Ans
En 1359, les Anglais d'Édouard III d'Angleterre dévastent une partie de la ville mal fortifiée appelée la Villette[7]. Ils mettent le feu à l'abbaye dont la riche bibliothèque part en fumée.

La commende de l'évêque-comte de Laon
Geoffroy de Billy (1601-1612) devient abbé commendataire et également celui de l'abbaye Saint-Jean d'Amiens[8].
La restauration de l'abbaye commence avec l'introduction de la réforme de Saint-Maur au XVIIe siècle.
Benoît-Louis Le Duc en fut le dernier abbé avant la Révolution[9].
Maison jésuite
En 1860 l'abbaye est acquise par les jésuites qui en font une maison de Troisième an. La direction est confiée au père Sébastien Fouillot (1798-1877), qui y terminera sa longue carrière d'instructeur en 1869[10]. Le père Edouard Dorr lui succède.
Période contemporaine
Protection
Le logis abbatial a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du . Les autres parties de l'édifice comprenant : l'enceinte fortifiée, les vestiges de l'ancienne église, les celliers et les caves ont été inscrites par arrêté du . Le grand étang des moines, la poudrière et les sols archéologiques ont été inscrits par arrêté du [11].
Images
- Vue du portail de l'abbatiale Saint-Vincent à la fin du XVIIIe siècle
par Tavernier de Jonquières. - Nef de l'abbatiale
par Tavernier de Jonquières. - Perspective de la cuve Saint-Vincent.
- Aspect du logis en 2020.
- Mur de clôture.