Benoît Oriol

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Réélection22 mai 1898
CirconscriptionLoire
LégislatureVIe et VIIe (Troisième République)
Benoît Oriol
Illustration.
Fonctions
Député français

(8 ans, 7 mois et 16 jours)
Élection 3 septembre 1893
Réélection 22 mai 1898
Circonscription Loire
Législature VIe et VIIe (Troisième République)
Groupe politique Républicains progressistes
Prédécesseur Émile Girodet
Successeur Aristide Briand
Conseiller général de la Loire

(6 ans)
Circonscription Canton de Saint-Chamond
Prédécesseur Charles Neyrand
Successeur François Prénat
Maire de Saint-Chamond

(4 ans et 14 jours)
Prédécesseur Paul Bergé
Successeur Jean Fabreguettes

(3 mois et 19 jours)
Prédécesseur Claude Roch de Boissieu
Successeur Claude Roch de Boissieu
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Chamond
Date de décès (à 86 ans)
Lieu de décès Saint-Julien-en-Jarez
Nationalité Française
Profession Industriel

Benoît Oriol, né le à Saint-Chamond[1] (Loire) et mort le à Saint-Julien-en-Jarez[2] (Loire) est un industriel et homme politique français.

Carrière politique

Son père, dont le nom est également Benoît Oriol, est, en 1854, un mécanicien qui construit des métiers à tisser et fabrique des lacets. Grâce à son association avec Émile Alamagny et donne une forte extension à l'entreprise[3].

Lorsqu'il meurt, en 1865, Alamagny poursuit seul l'activité, jusqu'à sa mort en 1876. La veuve de celui-ci s'associé alors avec Benoît Oriol fils. Grâce à des inventions techniques (appareil à fabriquer les galons), ou chimiques (teinture), l'entreprise est compétitive. Elle reçoit une médaille d'or lors de l'exposition universelle de Paris de 1867[4] et c'est après l'exposition universelle de 1878 que Benoît Oriol reçoit la légion d'honneur, l'entreprise étant alors hors concours car Benoît Oriol est membre du jury. L'entreprise a une politique sociale avancée qui se traduit, par exemple, par la création d'une caisse de secours au profit ses ouvriers, uniquement financée par l'entreprise, sans cotisation des salariés.

Benoît Oriol est maire républicain de Saint-Chamond en 1877. Il fut révoqué par le gouvernement mais réélu en 1878 et en 1884[5]. En 1892 il est élu conseiller général par la canton de Saint-Chamond. Il est député de la Loire en 1893, dans la 1re circonscription de Saint-Étienne, par 5 118 voix contre 4 870 à Jean-Baptiste Dumay, député sortant de Paris, socialiste et 3.870 à Neyrand, député sortant, conservateur. Le il est réélu par 7 360 voix, au second tour, contre 6.491 à Berlier, socialiste. Il siège au groupe des Républicains progressistes. Aristide Briand lui succède à son mandat de député de la Loire en 1902[6].

Famille

Benoît Oriol est le fils de Benoît Oriol (1810-1865) marchand fabricant de lacets et adjoint au maire de Saint-Chamond et d'Anne Monier (1807- )[1]. Le , il épouse à Saint-Chamond Anne Marie Zoé Gillier, fille de Gilbert Joseph Victor Gillier, fabricants de lacets et de Jeanne Marie Anne Vacher[7]. Ils ont ensemble quatre enfants :

  • Gilbert Annet Benoît Marie Oriol (1869- )[8]
  • Annette Émilie Bénédicte Oriol (1872- )[9], qui épouse Marc Aynard, fils du député Édouard Aynard en 1892[10].
  • Antonine Eugénie Bénédicte Oriol (1878- )[11]
  • Émilie Anna Bénédicte Zoé Oriol (1882- )[12]

La sœur de Benoît Oriol, Antoinette (1833-1889) est mariée avec Émile Alamagny, l'associé de son père.

Décorations

Sources

Notes et références

Liens externes

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