Édouard Aynard

personnalité politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Mathieu dit Édouard Aynard, né le à Lyon et mort le à Paris, est un banquier et un homme politique français, catholique et libéral, député du Rhône de 1889 à 1913 et grand mécène.

Faits en bref Fonctions, Député français ...
Mathieu dit Édouard Aynard
Illustration.
Édouard Aynard (Le Pèlerin, 1902)
Fonctions
Député français

(23 ans, 7 mois et 13 jours)
Élection 6 octobre 1889
Réélection 20 août 1893
8 mai 1898
27 avril 1902
6 mai 1906
24 avril 1910
Circonscription Rhône
Législature Ve, VIe, VIIe, VIIIe, IXe et Xe (Troisième République)
Groupe politique Républicains progressistes (1902-1913)
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Pierre Pays
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Lyon
Date de décès (à 76 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Française
Parti politique Fédération républicaine
Profession Banquier
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Biographie

Jeunesse et études

Il effectue ses études au collège d'Oullins et en Angleterre.

Parcours professionnel

Il est associé aux affaires financières, industrielles et économiques de son père, Pierre François Aynard, banquier à Lyon.

Succédant à son père en tant que chef de la Maison Aynard et fils, fabrique de draps militaires puis maison de banque en 1857, il ouvre une agence à Londres en 1871 en s'associant à Alphonse Rüffer. Cette branche devient Maison A. Ruffer & Sons en 1886. Il est administrateur de la succursale de la Banque de France à Lyon du au , régent de la Banque de France (VIIe siège du jusqu'à son décès) et président de la Chambre de commerce en 1889.

Il prend part à la fondation du musée historique des tissus de Lyon, de la « Société des amis de l'Université » et de l'École supérieure de commerce et de tissage.

Il est membre, à Paris, du conseil d'administration de l'École libre des sciences politiques. Il vote en faveur de la création d'un cours sur le socialisme, qui est confié à Élie Halévy[1].

Conseiller municipal de Lyon, il est député de la 8e circonscription de Lyon de 1889 à 1913 comme républicain progressiste.

Amateur d'art et mécène, il contribue à enrichir les collections des musées lyonnais, dont il préside le commission d'acquisition et le conseil d'administration (ainsi que celui de l'École des beaux-arts de Lyon). Il est le donateur, au musée des beaux-arts de Lyon, de onze œuvres islamiques[2].

Il achète l'abbaye Notre-Dame de Fontenay (21) et la fait restaurer. Il s'y marie le avec Rose Pauline de Montgolfier, petite-fille de Marc Seguin[3].

Il exerce une importante activité dans les musées de la ville de Lyon : président de la commission d'acquisition des musées de la ville de Lyon à partir de 1878 et donateur, au musée des beaux-arts de Lyon, de onze œuvres islamiques. Créateur du musée historique des tissus de Lyon[2].

Portrait d'Édouard Aynard

Il est élu membre libre de l'Académie des beaux-arts et membre de l'Académie des sciences morales et politiques.

Il est l'un des membres d'honneur de la Société nationale des beaux-arts en 1913[4].

Il décède d'une attaque d'apoplexie dans la Salle des Pas Perdus du Palais Bourbon, à Paris, le . La cérémonie a lieu le , à 10h, en l'église Saint-Charles-de-Monceau, 8 rue Legendre, et l'inhumation a lieu dans le caveau de famille à Écully (69).

Caricature représentant Aynard et son gendre Jonnart (La Comédie politique, 23 octobre 1902)

Il est le père de Francisque Aynard, son successeur, et de Joseph Aynard, le beau-père de Charles Jonnart et le grand-père de la designer française Andrée Putman.

Blason de la famille Aynard.

Distinctions

Œuvres

  • L'industrie lyonnaise de la soie au point de vue de l'art et de l'enseignement technique, Lyon, 1883
  • Discours, prononcés à la Chambre des Députés pendant la législature de 1889 à 1893, Plon, Nourrit, 1894
  • La liberté de l'enseignement devant la Chambre, A. Colin, 1900
  • Discours prononcé par Édouard Aynard à la Chambre des députés le , Imprimerie des journaux officiels, Paris, 1901
  • L'abbé Camille Rambaud de Lyon : sa vie, ses œuvres sociales (préface), Cumin & Masson, 1907

Notes et références

Voir aussi

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