Bereck Kofman

rabbin français From Wikipedia, the free encyclopedia

Bereck Kofman (, Sobin (Basse-Silésie), Pologne - , Auschwitz) est un rabbin orthodoxe non-consistorial français d'origine hassidique polonaise, déporté et assassiné à Auschwitz.

Naissance

Sobin (Basse-Silésie) (Sobienie Jeziory), à environ 40 kilomètres au sud de Varsovie, Pologne
Décès
(à l'âge de 43 ans)
Auschwitz
Nom de naissance
Bereck Kofman
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Bereck Kofman
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Biographie
Naissance

Sobin (Basse-Silésie) (Sobienie Jeziory), à environ 40 kilomètres au sud de Varsovie, Pologne
Décès
(à l'âge de 43 ans)
Auschwitz
Nom de naissance
Bereck Kofman
Nationalité
Activité
Autres informations
Lieu de détention
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Éléments de biographie

Le rabbin Bereck Kofman naît à Sobin (Sobienie Jeziory), à environ 40 kilomètres au sud de Varsovie, Pologne, le [1],[2]. Il est l'époux de Fineza Kofman née Koenig[3]. Père d'une famille de six enfants, trois garçons et trois filles, dont la future professeure de philosophie à la Sorbonne, Sarah Kofman, ils immigrent en France en 1929[4],[5] et obtiennent la naturalisation française.

Rabbin d'une petite synagogue, au 5 Rue Duc, dans le 18e arrondissement de Paris[6], il célèbre également diverses cérémonies (mariages, divorces, circoncisions, etc.) dans une grande pièce de l'appartement familial, rue Ordener[6].

Le , le rabbin Kofman est arrêté par la police de Vichy lors de la rafle du Vélodrome d'Hiver, avec quelque 13 000 Juifs, et dirigé vers Drancy en attendant la déportation[7]. Selon Sarah Kofman, le rabbin Kofman, mis au courant de la rafle par des rumeurs, avait quitté son domicile très tôt pour avertir les autres Juifs du danger, avant de revenir chez lui, prêt à se sacrifier pour sa famille[6] Il est arrêté à quatre heures de l'après-midi[8]. Sa famille, qui ne le reverra plus, apprendra par une carte, écrite par un autre son arrivée au camp de Drancy. Il est déporté à Auschwitz par le Convoi No 12 en date du [9]. Après la guerre, un certificat de décès parviendra d'Auschwitz[4].
Selon le témoignage d'un rescapé d'Auschwitz, le rabbin Kofman y survécut un an, et fut tué par un Kapo un chabbat, parce qu'il refusait de travailler. Il aurait été battu avec une pioche et enterré vivant. L'auteur de ce crime, un boucher juif, de retour de déportation rouvre son magasin, rue des Rosiers, dans le Pletzl[10].

Sarah Kofman ne possédait, pour tout souvenir de son père, qu'un stylo à encre. C'est, dit-elle, sans doute la source de tous ses écrits[11].

Notes et références

Articles connexes

Bibliographie

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