Rue des Rosiers (Paris)

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4e arrt
Rue des Rosiers
Voir la photo.
Un café-restaurant de la rue des Rosiers.
Voir la plaque.
Situation
Arrondissement 4e
Quartier Saint-Gervais
Début 13, rue Malher
Fin 42, rue Vieille-du-Temple
Morphologie
Longueur 303 m
Largeur 4,50 à 11 m
Historique
Création Avant 1230
Dénomination Avant 1230
Géocodification
Ville de Paris 8335
DGI 8370
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Rue des Rosiers
Géolocalisation sur la carte : 4e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 4e arrondissement de Paris)
Rue des Rosiers
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La rue des Rosiers est une rue ancienne du centre de Paris, qui parcourt une partie du 4e arrondissement sur 303 mètres de long d'est en ouest, dans le quartier Saint-Gervais, en partie sud du Marais.

La rue des Rosiers, d'une longueur de 303 mètres, est située dans le 4e arrondissement, quartier Saint-Gervais. Elle commence au 13, rue Mahler et finit au 40, rue Vieille-du-Temple.

Ce site est desservi par la ligne 1 à la station de métro Saint-Paul.

Origine du nom

Selon Jacques Hillairet, elle portait déjà ce nom, en 1230, en raison de rosiers qui poussaient alors dans les jardins voisins[1]. Une seconde source, Jean de La Tynna, confirme qu'elle porte ce nom en 1233[2].

Historique

La rue des Rosiers (en jaune) sur le plan de Truschet et Hoyau, dit plan de Bâle (1552). Attention, le nord est à gauche.
La rue des Rosiers (en jaune) sur le plan de Roussel (1730).
La rue des Rosiers sur le plan d'Eugène Lanée (1861).

En 1230, la rue est presque entièrement bâtie le long des remparts de Philippe Auguste, dont on voit encore quelques pierres, en particulier dans le jardin des Rosiers – Joseph-Migneret, accessible par le no 10[3].

À cette époque, la rue des Rosiers fait un retour en équerre[4]. Elle part de la rue du Roi-de-Sicile, continue dans ce qui est actuellement la rue Ferdinand-Duval, puis tourne à angle droit jusqu'à la rue Vieille-du-Temple. La partie la plus à l'est de l'actuelle rue des Rosiers, entre la rue Ferdinand-Duval et la rue Pavée, est alors une impasse, dont le nom a souvent changé : « rue de la Quoquerée » (1292), « cul-de-sac de la Lamproie » (1400), « rue Coquerée » (1415), « rue Coquerrie » (1540), « cul-de-sac Coquerelle » ou « impasse Coquerelle ».

La présence de la communauté juive est ancienne, liée aux aléas politiques (ordonnances d'expulsion des Juifs de France de Philippe IV le Bel en 1306 et de Charles VI en 1394) qui provoquent afflux et reflux des populations. Fin XIXe siècle et début XXe siècle, entre 1881 et 1914, le quartier accueille une forte immigration : environ 20 000 personnes s'implantent dans le quartier, après avoir fui les persécutions en Roumanie, Autriche-Hongrie et Russie. La communauté ashkénaze, yiddishophone, est ainsi fortement représentée, expliquant la forte image du Pletzl au XXe siècle, mais des recherches récentes[5] montrent que la communauté séfarade est aussi présente.

La rue des Rosiers fut également un lieu de culte chrétien. Une statue de la Vierge était en effet érigée à l'angle de la rue des Rosiers et de la rue Ferdinand-Duval. Elle fut mutilée en 1528, au moment des persécutions contre les protestants[6]. En remplacement, François Ier vint lui-même poser une effigie en argent, qui fut volée en 1545. Remplacée à nouveau par une statue de pierre, qui existait encore en 1789, la figure de la Vierge a finalement disparu.

Elle est citée sous le nom de « rue des Roziers » dans un manuscrit de 1636 dont le procès-verbal de visite indique : « avons veu quantité de boues et immundices ».

Une décision ministérielle du 13 ventôse an VII (), signée François de Neufchâteau, fixe la moindre largeur de la voie à 8 mètres. La largeur est portée à 11 mètres par une ordonnance royale du .

De 1848 à 1850, la rue est prolongée jusqu'à la rue Malher. Sa partie centrale, sombre, étroite et légèrement sinueuse, échappe au réalignement des rues de Paris réalisé sous le baron Haussmann.

L'actuelle rue Ferdinand-Duval se sépare de la rue des Rosiers au XVe siècle, et prend le nom de « rue des Juifs », avant d'être renommée en 1900 « rue Ferdinand-Duval » au moment de l'affaire Dreyfus.

Au XIXe siècle, la rue des Rosiers, d'une longueur de 171 mètres, était située dans le quartier du Marché-Saint-Jean, ancien 7e arrondissement. Elle commençait au 21, rue des Juifs et finissait aux 50-52 de la rue Vieille-du-Temple[7]. Les numéros de la rue étaient de couleur rouge[2]. Le dernier numéro impair était le no 35 et le dernier numéro pair était le no 48.

Enfin, une autre rue des Rosiers a existé dans l'ancienne commune de Montmartre, qui ne faisait pas encore partie de Paris. Pour éviter la confusion, elle est devenue la rue du Chevalier-de-la-Barre. Une photographie truquée célèbre[8] de la Commune de Paris porte ainsi l'ancien nom de la rue.

En 1982, un attentat fait six morts et vingt-deux blessés dans le restaurant Goldenberg situé au no 7 de la rue. En 2011, la justice française identifie le Fatah-Conseil révolutionnaire d'Abou Nidal comme responsable de l'attentat[9].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

Notes et références

Pour approfondir

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