Bergère de France

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Ancien nomBergère Lorraine
Création1946
FondateursRobert Petit
Forme juridiqueSA coopérative et participative (SCOP)
Bergère de France
Ancien nom Bergère Lorraine
Création 1946
Fondateurs Robert Petit
Forme juridique SA coopérative et participative (SCOP)
Siège social Bar-le-Duc
Drapeau de la France France
Activité Préparation de fibres textiles et filature (d)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Produits Laine, fils à tricoter
Effectif 70 en 2024
SIREN 312141344Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web https://www.bergeredefrance.fr

Bergère de France est une entreprise française de fabrication de fil à tricoter. Fondée en 1946 à Bar-le-duc, dans la Meuse, par Robert Petit, elle est aujourd’hui la dernière filature de fil à tricoter en France. Après des difficultés économiques, elle a été reprise par une partie de ses salariés et fonctionne sous le statut de SCOP (Société Coopérative et Participative).

Difficultés économiques

La devanture d'une boutique Bergère de France en 1970

À l’origine spécialisée dans le négoce de laine et exerçant sous le nom de Bergère Lorraine, l’entreprise adopte le nom de Bergère de France en 1948. En 1962, elle rachète la filature Buirette-Gaulard et son implantation à Bar-le-Duc[2]. Bergère de France devient alors fabricant de fils à tricoter.

Sous la direction de la famille Petit, d’abord Robert Petit, puis ses fils Jean-Louis et Daniel, et petit-fils Geoffroy[2], l’entreprise connaît une forte croissance entre 1962 et 2013, principalement grâce à la vente de pelotes par correspondance pour le tricot[réf. nécessaire].

Le service d'expédition des colis en 1961

La notoriété de la marque s'accroît notamment grâce à la création d’un catalogue contenant des échantillons de chaque fil, devenu la marque de fabrique de l’entreprise[2]. Le marché s’étend ensuite à la Belgique, aux Pays-Bas et au Canada.

En 1990, Bergère de France développe son réseau au travers de merceries indépendantes et lance ses premiers magazines de tricot. L’entreprise investit également le secteur des fils industriels destinés aux professionnels du textile.

L’année 2000 marque la création du site marchand et de forums de discussion en ligne. En 2013, trois nouveaux sites sont lancés pour les marchés des États-Unis, du Royaume-Uni et du Canada. L’entreprise ouvre également ses ventes à d’autres pays comme l’Allemagne, la Russie, la Norvège, la Suisse et la Pologne.

En 2013, Bergère de France figure parmi les principales filatures de fils à tricoter en Europe[réf. nécessaire].

Bergère de France voit sa situation économique se fragiliser sous l’effet de plusieurs facteurs : forte concurrence internationale, hausse du coût de l’énergie, ralentissement du marché du fil à tricoter, et impacts durables de la crise sanitaire[3].

Le site de Bar-le-Duc en 1970

En 2014, l’entreprise affiche une perte nette de 1,9 million d’euros pour un chiffre d’affaires de 32 millions d’euros[4]. L’année suivante est tout aussi difficile, avec une prévision de 30 millions d’euros de chiffre d’affaires et 1,7 million d’euros de pertes.

En février 2015, alors qu’elle compte environ 300 salariés, la société se déclare en cessation de paiement et est placée en redressement judiciaire[5]. Si un premier sursis de six mois lui est accordé, la situation ne s’est pas redressée durablement.

En avril 2024, la filature est placée en liquidation judiciaire. La justice lui accorde un sursis de trois mois, repoussant la fermeture au 26 octobre 2024, afin de permettre l’étude de projets de reprise[4].

Modèle coopératif

Un collectif de salariés présente un projet de reprise en société coopérative et participative (SCOP) validé par le tribunal de commerce le 21 octobre 2024, face à une offre concurrente déposée par Phildar qui ne proposait pas de reprise industrielle[6].

Officiellement relancée le 25 octobre 2024, la SCOP Bergère de France démarre avec 57 associés salariés, un effectif total ramené à 70 employés (contre 165 en 2023) et une direction partagée entre Jean-Michel Nicolas (Directeur Général) et Valentine Fanjeaux (Présidente)[7]. La production est également ajustée avec une baisse significative entre 2023 et 2025.

Le projet repose sur un recentrage de l’offre autour des produits historiques comme la Barisienne, une modernisation commerciale (canaux de distribution, visibilité en ligne et dans les médias) et une réduction des stocks[2].

Pour accompagner cette transformation, un plan d’investissement est engagé, financé avec le soutien du Crédit Coopératif, du Crédit Agricole, de Socoden, ainsi que des collectivités locales (Région Grand Est, GIP Objectif Meuse)[8]. Soutenue par l’Union Régionale des SCOP, l’entreprise mise sur une gouvernance partagée, une meilleure gestion et une stratégie de conquête de nouveaux publics, afin de bâtir un modèle économique durable et moderne[9].

Les membres de la SCOP en 2024

Stratégie commerciale

Production

Bergère de France dispose d’un site de production intégré en France[10], regroupant l’ensemble des étapes de transformation de la laine brute en pelotes prêtes à tricoter. Cette intégration verticale permet de maîtriser entièrement la chaîne de production, de la réception des fibres à l’expédition des produits finis[3].

Par ailleurs, l’entreprise organise régulièrement des visites de son site industriel, permettant aux visiteurs de découvrir les différentes étapes de la fabrication du fil, dans une démarche de valorisation de son savoir-faire local[11].

Points de vente

L’entreprise dispose d’un magasin d’usine situé à proximité de son site de production à Bar-le-Duc, et organise chaque année une braderie ouverte au public[12]. Face à la raréfaction des merceries, notamment en campagne, elle diversifie ses points de contact en s’implantant, sous forme de « kiosques », dans des commerces partenaires[13].

Depuis mai 2025, Bergère de France a un partenariat avec La Poste, proposant à la vente des kits de layette à tricoter[14].

Récompense et distinctions

Notes et références

Voir aussi

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