Bernac (Charente)

commune française du département de la Charente From Wikipedia, the free encyclopedia

Bernac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Faits en bref Administration, Pays ...
Bernac
Bernac (Charente)
La mairie de Bernac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Intercommunalité Communauté de communes Val de Charente
Maire
Mandat
Jean-Jacques Vrignon
2020-2026
Code postal 16700
Code commune 16039
Démographie
Gentilé Bernacois
Population
municipale
465 hab. (2023 en évolution de −4,91 % par rapport à 2017)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 48″ nord, 0° 10′ 32″ est
Altitude Min. 94 m
Max. 153 m
Superficie 8,46 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Ruffec
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Charente-Nord
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Bernac
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Bernac
Géolocalisation sur la carte : Charente
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Bernac
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Bernac
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Ses habitants sont appelés les Bernacois et les Bernacoises[1].

Géographie

Localisation et accès

Bernac est une commune du Nord-Charente située à km au nord-ouest de Ruffec.

La route principale est la D 26, route de Ruffec à Sauzé-Vaussais (Deux-Sèvres), qui passe près de l'église. La mairie est située à 0,6 km au nord-est de cette route, aux Montées. Le reste de la commune est desservi par de petites routes ; la D 305 traverse le nord de la commune entre Saint-Martin-du-Clocher et Les Adjots[2].

Bernac est aussi à 44 km d'Angoulême, km de Villefagnan, 11 km de Sauzé-Vaussais[3].

La gare la plus proche est celle de Ruffec, à km, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Poitiers, et des grandes lignes vers Bordeaux et Paris.

Hameaux et lieux-dits

Le bourg de Bernac est assez petit. L'église est située à l'ouest près du cimetière, et la mairie est située aux Montées.

La commune compte de nombreux hameaux : au nord on trouve la Gadelière, le Breuil au Vigier, la Paizière, les Jarris, et au sud, Masquinant. Le château de Beauregard est situé au sud du bourg. On trouve aussi de nombreuses fermes[2].

Communes limitrophes

Géologie et relief

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme tout le Nord-Charente. Plus particulièrement, le Bathonien occupe la surface communale, avec du Callovien sur une petite partie au sud-ouest du bourg. Le plateau est toutefois recouvert par des altérites sous forme d'argile rouge à silex[4],[5],[6].

Le relief de la commune est celui d'un plateau d'une altitude moyenne de 120 m. Le point culminant de la commune est à une altitude de 153 m, situé à l'extrémité nord. Le point le plus bas est à 94 m, situé le long de la Péruse sur la limite sud-est. Le bourg est à environ 110 m d'altitude[2].

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Bernac.

La commune est située dans le bassin versant de la Charente au sein du Bassin Adour-Garonne[7]. Elle est drainée par le Péruse, de[8],[Carte 1].

La Péruse, ruisseau descendant de Sauzé-Vaussais, traverse la commune du nord-ouest au sud-est en faisant des méandres. Il traverse le bourg en séparant l'église de la mairie. Cet affluent rive droite de la Charente à Condac est à sec en été en entrant dans la commune à la Gadelière jusqu'à Ruffec, où sa partie aval permanente car regonflée par des résurgences s'appelle le Lien[2]. D'une longueur totale de 23,9 km, il se jette dans la Charente à Condac, après avoir traversé 7 communes[9].

Gestion des cours d'eau

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de 9 300 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente[10]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne[7] qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [11].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[14] et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[15]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 889 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 7 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Tusson à 15 km à vol d'oiseau[18], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 822,1 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,1 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[21], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Bernac est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle est située hors unité urbaine[23]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Ruffec, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[23]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[24],[25].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (87,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (69,5 %), zones urbanisées (13 %), forêts (12,4 %), zones agricoles hétérogènes (5 %)[26]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Bernac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité modérée)[27]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[28].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bernac.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 80,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 246 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 233 sont en aléa moyen ou fort, soit 95 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[29],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[30].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[27].

Toponymie

Les formes anciennes sont Brenad en 855, Brenaco en 1110[31].

L'origine du nom de Bernac remonterait à un personnage gallo-romain Brennus (nom gaulois) auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Brennus »[32],[33].

Histoire

Au Moyen Âge, la paroisse de Bernac dépendait de la baronnie de Ruffec. Elle appartenait à la province d'Angoumois mais religieusement dépendait du diocèse de Poitiers.

Le Breuil-au-Vigier (aujourd'hui orthographié aussi Breuil-Vigier) était une seigneurie dont le nom évoque l'ancienne maison des Vigier, dont fut l'historien François Vigier de la Pile, et qui aurait appartenu à cette famille. Le fief du Breuil-aux-Vigiers (selon l'orthographe ancienne) a été acquis en 1458 par Eustachon de Lesmerie, et a appartenu à cette famille jusqu'au XVIIe siècle, qui possédait aussi dans les dernières années du XVIe siècle le petite seigneurie de Mocquetable (aujourd'hui orthographié Moctable et non habitée), au sud-ouest de la Paizière face à ce hameau.

Au début du XVIIIe siècle, le Breuil-au-Vigier est passé à la famille Avril, qui possédait aussi le fief de Masquinand, au sud de la commune. Cette famille fut maintenue dans sa noblesse par d'Aguesseau, en 1666. François René Avril de Masquinand fut le dernier seigneur du Breuil-aux-Vigiers et de Masquinand.

Le château de Beauregard, près du bourg, appartient encore à la famille de Champvallier[34].

Administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
av.1965   Jean de Champvallier   Agriculteur retraité
1969 1995 Raymond Migaud SE  
1995 2008 Christiane Bouroumeau SE  
2008 en cours Jean-Jacques Vrignon SE Assistant familial
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Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[36].

En 2023, la commune comptait 465 habitants[Note 3], en évolution de −4,91 % par rapport à 2017 (Charente : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
461514439467548573546556544
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
567564520501474470441424373
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
379376321318322330300291297
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
259278387433420409395459482
Davantage d’informations - ...
2019 2023 - - - - - - -
474465-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 28,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 33,9 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 231 hommes pour 250 femmes, soit un taux de 51,98 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,59 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ou +
2,4 
6,6 
75-89 ans
6,5 
27,2 
60-74 ans
24,8 
22,8 
45-59 ans
22,0 
15,4 
30-44 ans
15,9 
13,2 
15-29 ans
12,2 
14,5 
0-14 ans
16,3 
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Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges du département de la Charente en 2022 en pourcentage[40]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ou +
2,8 
9,5 
75-89 ans
12,2 
20,7 
60-74 ans
21,6 
20,4 
45-59 ans
20 
16,8 
30-44 ans
16 
15,8 
15-29 ans
13,4 
15,7 
0-14 ans
14 
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Équipements, vie locale

Enseignement

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Bernac et Montjean. Bernac accueille l'école maternelle et Montjean l'école élémentaire[41].

Lieux et monuments

Patrimoine religieux

L'église paroissiale.

L'église paroissiale Saint-Pierre est située au bourg près du cimetière sur la route principale. Son origine remonte au XIe siècle. Elle était le siège d'un prieuré-cure qui dépendait de l'abbaye Saint-Séverin de Poitiers[Note 4]. Elle fut élargie au XVe siècle et les derniers dégâts des guerres de Religion ne furent réparés qu'en 1720. Sa façade est surmontée d'un clocher-mur à une seule ouverture, qu'occupe une cloche de 1741, qui a eu pour parrains le duc Louis de Saint-Simon et sa femme[42].

Patrimoine civil

Du château du Breuil-Vigier il ne reste que le pigeonnier octogonal sur piliers à base carrée et toiture de tuiles plates surmontée d'un épi de faîtage en poterie[43].

Le lavoir de la Paizière est restauré[44].

La mairie est située à Mouchedune, à 500 m au nord-est de l'église.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Voir aussi

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