Bernadette Groison

syndicaliste française From Wikipedia, the free encyclopedia

Bernadette Groison, née le , est une syndicaliste enseignante française. Elle est secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire (FSU) de 2010 à 2019.

Élection
Réélection
PrédécesseurGérard Aschieri
SuccesseurBenoît Teste
Faits en bref Fonctions, Secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire ...
Bernadette Groison
Illustration.
Bernadette Groison, lors du congrès du SNE en mai 2014.
Fonctions
Secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire

(9 ans)
Élection
Réélection
Prédécesseur Gérard Aschieri
Successeur Benoît Teste
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Nationalité Française
Syndicat FSU
Profession Professeur des écoles
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Biographie

Études et profession

Née le [1], Bernadette Groison est diplômée de l'Institut d'études politiques de Lyon en 1984[2], puis titulaire d'une maîtrise de sciences politiques à l'Université Lyon III. Elle est admise au concours de l'école normale d'instituteurs de Dijon dans la Côte-d'Or en 1988[3].

Elle est intégrée en 1990 dans le corps des professeurs des écoles. Elle enseigne alors à Dijon, puis en région parisienne, à Montrouge, en 2007[3],[2]. C'est à se moment là qu'elle reprend ses études[2].

En 2009, elle obtient un master « Éducation tout au long de la vie » à l'université Paris-VIII[4],[3],[2].

Activité syndicale

Militante syndicale depuis 1989, elle rejoint en 1993 l'équipe nationale du Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC (SNUipp) en 1993[2], dont elle est co-secrétaire de 2004 à 2007[3].

Le , elle succède à Gérard Aschieri comme secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire (FSU)[2]. C'est la première fois qu'une femme professeure des écoles exerce, seule, cette fonction au sein de la FSU[3],[5].

Elle est réélue en 2013 lors du 7e congrès national du syndicat[6] et pour un troisième mandat en 2016[7].

Elle est remplacée en par Benoît Teste[8].

Depuis 2015, elle est membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE)[9]. En 2023 et 2024, elle est membre du jury du prix littéraire du CESE présidé par Erik Orsenna et Véronique Olmi[10] puis Régine Hatchondo, directrice du Centre National du Livre[11]. De à , elle travaille sur la saisine Réussite à l'école, réussite de l'école[12].

Prises de positions

Durant son mandat, elle a géré la mise en application des accords de Bercy de 2008, notamment lors de la préparation des décrets d'application[13].

En 2014, elle publie, aux éditions de l'Atelier, l'essai En finir avec les idées fausses sur les fonctionnaires et la fonction publique. Ce livre parait juste avant les élections professionnelles à une époque où son autrice espère qu'il concourra à permettre à son syndicat de regagner sa place de leader pour la fonction publique d'état, position perdue au profit de Force Ouvrière[14]. Il présente 83 thèses, à l'attention des fonctionnaires et de la société civile[14] et dénonce le « Fonctionnaire bashing »[15]. Agnès Verdier-Molinié, essayiste ultra-libérale, conteste certaines de ses thèses[16]. Les deux opposantes ont eu l'occasion de défendre leurs positions lors d'un débat portant sur la réforme du statut des fonctionnaires[17]. Cet ouvrage, le premier de la collection, lui a valu d'être interviewée sur le sujet des effectifs dans la fonction publique en France dans les années qui ont suivi[18]. Il a été réédité en 2023[19].

En 2016, elle prend position contre la loi El Khomri et le plafonnement des indemnités prud'homales, ce qui lui vaut les railleries de l'essayiste libéral Eric Verhaeghe dans le Figaro : « C'est bien connu ! les enseignants que représente la FSU sont tous menacés de prud'hommes, de licenciements, et de toutes ces choses inapplicables ou presque au statut des fonctionnaires ! »[20].

Le 14 Janvier 2019, elle appelle à une journée de grève pour s'opposer au projet de loi de transformation de la fonction publique[21] qui prévoit un recours plus important aux contractuels[22]. Selon elle, ce n'est pas en recourant à ce type de personnel que l'état augmentera l'attractivité des métiers de la fonction publique[23] et inciterait plutôt les intéressés « à partir »[24]. En , elle explique le boycott quasi-général de la table ronde organisée par l'exécutif sur le sujet par les « désaccords profonds, notamment quant au recours aux contrats privés, à la rémunération au mérite »[25].

Distinctions

Publications

  • En finir avec les idées fausses sur les fonctionnaires et la fonction publique, Ivry-sur-Seine, Les Éditions de l'Atelier - Éditions ouvrières, 2014 (ISBN 978-2-84950-311-9)[27]

Notes et références

Voir aussi

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