Bernard Francou
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Université Paris-Diderot (doctorat) (jusqu'en )
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Bernard Marie Michel Francou |
| Nationalité | |
| Formation |
Université Grenoble-I (doctorat) (jusqu'en ) Université Paris-Diderot (doctorat) (jusqu'en ) |
| Activités |
| A travaillé pour | |
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| Directeurs de thèse |
Olivier Dollfus, Yves Bravard (d) |
| Distinctions |
Bernard Francou est un chercheur français en géosciences, géomorphologie et glaciologie, spécialiste de la haute montagne, né en 1948 à Briançon (Hautes-Alpes). Il s’est fait connaître aussi comme alpiniste, écrivain et photographe.
Agrégé de l’Université[1] et docteur d'État[2],[3],[4], Bernard Francou s’est d’abord engagé dans la coopération universitaire au Québec (1971-1973) puis au Niger (1975-1977). Il entre ensuite au CNRS comme chargé de recherche (1983-1990), puis intègre l'Institut de recherche pour le développement (IRD)[5] comme directeur de recherche en 2000[6]. Alpiniste reconnu, il ouvre des « premières » marquantes dans les Alpes et les Andes, souvent en compagnie de Jean-Michel Cambon et de Gian Carlo Grassi[7],[8]. Ses recherches portent sur la géomorphologie du détritisme en milieu périglaciaire de haute montagne (1980-1990)[9], avant de s’orienter sur l’étude des glaciers et du changement climatique dans les Andes tropicales (Bolivie, Pérou, Équateur), pays où il contribue à mettre en place un réseau intégré de surveillance des glaciers[10].
Auteur de nombreux articles dans les grandes revues scientifiques[11], il a publié des ouvrages de synthèse sur les glaciers du monde[12],[13],[14]et a apporté sa contribution aux rapports du Groupe Intergouvernemental des Experts du Climat (GIEC)[15]. Dans le domaine de l’exploration et des médias, il est l’auteur de plusieurs ouvrages de récits et de photographies sur la Cordillère des Andes[16],[17] et a participé à la direction scientifique de documentaires de télévision pour France 3[18] et Arte[19]. Il donne des conférences sur le réchauffement climatique et le déclin des glaciers, en France et à l'étranger, et collabore à des revues de montagne et d’alpinisme[20],[21]. Il a été lauréat associé des Rolex Awards for Enterprise en 2000[22] et élevé au grade de chevalier de la Légion d’Honneur en 2013 pour son engagement dans la coopération scientifique avec les pays andins[23].