Bernard Pignerol
membre du Conseil d'Etat
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Bernard Pignerol, né le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) et mort le dans le 15e arrondissement de Paris, est un haut fonctionnaire et militant politique français. Cofondateur de SOS Racisme et engagé à gauche, il devient auditeur au Conseil d'État à sa sortie de l'ENA. Il est un des plus proches fidèles de Jean-Luc Mélenchon, qu'il accompagne dans son parcours politique.
| Membre du Conseil d'État (d) | |
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| Vice-président SOS Racisme | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Bernard Paul Francis Pignerol |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Officiel, militant politique |
| Partis politiques | |
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| Membre de | |
| Condamné pour |
Rébellion () |
Biographie
Enfance
Bernard Pignerol naît le à Neuilly-sur-Seine[1],[2]. Sa famille possède des origines cherokees et son père, ancien résistant, meurt lorsqu'il a 14 ans[3]. Il est alors envoyé dans des pensionnats catholiques et se retrouve en Autriche à l'âge de 16 ans où il devient champion de ski[4]. Il participe à des compétitions sportives dans le bloc de l’Est où il distribue des tracts à des dissidents politiques[3].
Études
Il suit des études de droit à Paris et obtient deux diplôme d'études approfondies, en droit public et en philosophie du droit. Il passe par ailleurs à l'École du Louvre[4]. Il devient officier de protection de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides en 1983[5]
Militantisme
Il milite dès les années 1980 au sein de la branche communiste de l'UNEF. Il fonde avec Julien Dray et Harlem Désir SOS Racisme en 1984. Il rejoint à la même époque le Parti socialiste et intègre le courant de la gauche socialiste, notamment auprès de Jean-Luc Mélenchon duquel il se rapproche[1].
Dans le cadre de l'élection présidentielle de 1988, il écrit une note à François Mitterrand l'invitant à lancer un mouvement sur le sujet de l'antiracisme, mais ne reçoit pas de réponse[3]. Vice-président de SOS Racisme jusqu'en 1993[6], il passe et réussit le troisième concours de l'ENA et rejoint la promotion Valmy (1996-1998)[4]. Il devient auditeur au Conseil d'État à sa sortie[5].
Conseiller
Il est conseiller de Jean-Luc Mélenchon lorsque celui-ci devient ministre de l'enseignement professionnel[4]. Il rejoint en 2008 Bertrand Delanoë, qu'il a rencontré en 1983 lors du congrès de Bourg-en-Bresse, auprès de qui il occupe le poste de conseiller international à la mairie de Paris jusqu'en 2014[5],[7].
Il soutient François Hollande à la présidentielle de 2012[4]. En conflit avec le premier secrétaire Harlem Désir, Bernard Pignerol quitte en 2013 le Parti socialiste où il était président de la commission des conflits depuis 2008. Il rejoint la campagne insoumise pour les élections présidentielles de 2017[8],[9].
Fidèle de Jean-Luc Mélenchon
Grand fidèle de Jean-Luc Mélenchon, il est ainsi à ses côtés lors de la perquisition houleuse du siège de La France insoumise en 2018 et le soutient lorsqu'il tente d'ouvrir de force la porte. Il est à cette époque lui aussi inquiété dans le cadre de l'affaire des comptes de campagne dans laquelle son association l'Ère du peuple est au centre de l'enquête[10]. Pour avoir tenté de forcer la porte avec Jean-Luc Mélenchon malgré la présence de policiers, il est condamné à une peine d'amende par un jugement du tribunal correctionnel de Bobigny du 9 décembre 2019, pour délit de rébellion commise en réunion et acte d'intimidation envers un dépositaire de l'autorité publique, et reçoit un avertissement décidé par le vice-président du Conseil d'Etat, pour avoir fait un usage inapproprié de sa carte professionnelle en dehors de l'exercice de ses fonctions et sans relation avec les besoins du service[1].
Il participe à la formation des militants de la France insoumise. En 2019, il est ainsi choisi par Jean-Luc Mélenchon pour fonder l'institut La Boétie, laboratoire d'idées du mouvement. En prévision de l'élection présidentielle de 2022, il participe à la rédaction du programme L'Avenir en commun de l'homme politique[1],[11]. Il participe aux négociations lors de la constitution de la NUPES en créant des liens entre les différents partis politiques de gauche[4].
Mort
Il meurt d'un cancer à l'âge de 64 ans le à Paris[1]. Une cérémonie d'hommage est organisée le au cimetière du Père-Lachaise devant le mur des Fédérés[12].