Bernardo Bellotto
peintre et graveur italien (1721-1780)
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Bernardo Bellotto, ou encore Bellotti (Venise, - Varsovie, ), est un peintre et graveur italien du XVIIIe siècle se rattachant à l'école vénitienne. Il se faisait appeler Canaletto, comme son oncle.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Bernardo Francesco Paolo Ernesto Bellotto |
| Nom de naissance |
Bernardo Francesco Paolo Ernesto Bellotto |
| Activités |
Peintre, orfèvre graveur, collectionneur de peintures, peintre de cour, dessinateur, graveur, collectionneur d'œuvres d'art |
| Maître | |
| Mécène | |
| Fratrie | |
| Enfant |
Lorenzo Bellotto (d) |
| Parentèle |
Canaletto (oncle) |
Biographie
Bernardo Bellotto naît le à Venise[1]. Il est le fils de la sœur ainée de Canaletto[2].
Première époque vénitienne : 1738-1742
Formé par son oncle Canaletto à la peinture de vedute (paysages urbains), il intègre à 17 ans en 1738 la corporation des peintres de Venise. Cette intégration laisse supposer qu'il est déjà indépendant de son oncle à cette époque[2].
Il travaille dans cette ville entre 1738 et 1742, époque durant laquelle son style se détache difficilement de celle de son oncle. Ainsi, en 1998 Kowalczyk lui attribue deux toiles de cette époque autrefois considérée comme de son oncle : Le Pont du Rialto et L'Entrée du Grand canal et l'église de la Salute[2].
Premiers voyages en Italie
Entre 1740 et 1747, il effectue plusieurs voyages dans différentes villes italiennes, certains avec son oncle. En 1740-1741, il va à Padoue et sur les bords de la Brenta. En 1742-1743, il se rend à Florence, Lucques et Rome. Puis en 1744, il visite Turin, Milan et Vérone[2].
Voyages européens
Après 1742, il entame de nombreux voyages dans les grandes villes européennes — Dresde, Florence, Vienne, Varsovie — qu'il représente dans des toiles grandioses. Son œuvre montre une grande maîtrise de la représentation des détails architecturaux.
Il est invité en Autriche par l'impératrice Marie-Thérèse, puis en Pologne par le roi Stanislas Poniatowski. Après la Seconde Guerre mondiale, Varsovie sera reconstruite d'après les toiles qu'il a réalisées.
Bellotto est aussi estimé pour ses portraits et ses caricatures.
Technique
Les premières peintures de Bellotto font preuve d'une grande précision dans les lignes architecturales, une lumière froide, des zones lumineuses ou obscures bien définies et des personnages allongés dont les visages se limitent à de simples tâches[2],[3].
Ses premiers voyages avec son oncle lui permettent de développer son style. Sa couleur devient plus intense, il y a davantage de contrastes et une atmosphère transparente. Il s'attache en revanche toujours à dépeindre la vie quotidienne[2]
Lors d'une conférence TED en 2007, le philosophe Daniel Dennett a montré par quelques agrandissements que la technique de Bellotto est encore plus surprenante qu'on ne pourrait le croire, car les détails des personnages sont en fait absents. Ils sont suggérés au cerveau, qui reconstruit de lui-même et inconsciemment l'image la plus probable expliquant la présence des touches de couleur[4].
Quelques œuvres dans les musées
Chronologie
- Le Pont du Rialto (1735-1740), huile sur toile, 119 × 154 cm, Musée du Louvre[5]
- Le Grand Canal à Venise (1736-1740), huile sur toile, 79 × 121 cm, Musée des Beaux-Arts de Lyon[6]
- Le Rio dei Mendicanti et la Scuola di San Marco (vers 1740), huile sur toile, 42 × 69 cm, Gallerie dell'Accademia de Venise[7]
- Vue de l'entrée du grand canal à Venise (vers 1741), Fitzwilliam Museum, Cambridge
- Vue du Grand Canal : Santa Maria della Salute et la Dogana vues du campo Santa Maria Zoenigo (vers 1743), huile sur toile, 139 × 237 cm, Getty Center, Los Angeles[8]
- Capriccio romain avec le Campidoglio (1743-1745), huile sur toile, 134 × 116 cm, Parme, Palazzo della Pilotta[9]
- La Place San Martino, Lucca, 1746, huile sur toile, 51 × 72 cm, York City Art Gallery[10]
- Le Marché neuf de Dresde (1747), huile sur toile, 134 × 236 cm, Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg[11]
- Dresde de la rive gauche de l'Elbe au dessus du pont Auguste (1747), huile sur toile, 133 × 236 cm, Gemäldegalerie Alte Meister, Dresde[12]
- Dresde de la rive droite de l'Elbe sous le pont d'Auguste (1748), huile sur toile, 133 × 237 cm, Gemäldegalerie Alte Meister, Dresde[12]
- Le Neustädter Markt à Dresde (1750-1751), huile sur toile, 50 × 84 cm, Rome, Palazzo Barberini[13]
- Le Vieux marché de Dresde, (1751-1752), huile sur toile, 133 × 236 cm, Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg[14]
- Vue de Pirne depuis la rive droite de l'Elbe (vers 1753), huile sur toile, 133 × 236 cm, Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg[15]
- Le Château impérial de Schönbrunn, cour d'honneur (1759), huile sur toile, 135 × 235 cm, Kunsthistorisches Museum, Vienne
- Vue de Dresde au faubourg de Pirna (1761-1764), huile sur toile, Musée d'art moderne, Troyes
- Élection de Stanislas Auguste Poniatowski en 1764, Palais royal de Varsovie[16]
- Les Ruines de l'église Sainte-Croix à Dresde (1765), huile sur toile, 84 × 107 cm, Kunsthaus de Zurich[17]
- Vue de Varsovie depuis la terrasse du château royal (1773), huile sur toile, 166 x 269 cm, Muzeum Narodowe w Warszawie
Dates non documentées
- Le Grand Canal de santa Maria della Carita vers le Bassin de saint Marc, huile sur toile, 49 × 75 cm, collection privée[18] ;
- Le Château impérial de Schönbrunn, côté jardin, huile sur toile, Kunsthistorisches Musem, Vienne ;
- La Place Saint-Marc à Venise (entourage de), huile sur toile, 72,5 × 97,5 cm, musée des Beaux-Arts de Chartres (inv. 6068)[19].
Galerie
Le Rio dei Mendicanti (vers 1740)
Galeries de l'Académie de Venise- Vue sur le Grand Canal depuis la pointe de la Douane (1728 - 1744) Pinacothèque Egidio-Martini Venise
Le Marché neuf de Dresde (1747)
Musée de l'ErmitageVue de Pirne (vers 1753)
Musée de l'ErmitageÉlection de Stanislas Auguste (1764)
Palais royal de Varsovie- La Place Saint-Marc à Venise
Musée des Beaux-Arts de Chartres.