Berre-l'Étang
commune française du département des Bouches-du-Rhône
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Berre-l'Étang est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la métropole d'Aix-Marseille-Provence.
| Berre-l'Étang | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d’Azur | ||||
| Département | Bouches-du-Rhône | ||||
| Arrondissement | Istres | ||||
| Intercommunalité | Métropole d'Aix-Marseille-Provence | ||||
| Maire Mandat |
Mario Martinet 2026-2032 |
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| Code postal | 13130 | ||||
| Code commune | 13014 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Berrois.es | ||||
| Population municipale |
13 832 hab. (2023 |
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| Densité | 317 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 28′ 36″ nord, 5° 10′ 07″ est | ||||
| Altitude | Min. 0 m Max. 146 m |
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| Superficie | 43,64 km2 | ||||
| Type | Centre urbain intermédiaire | ||||
| Unité urbaine | Marseille-Aix-en-Provence (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Marseille - Aix-en-Provence (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Berre-l'Étang (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Huitième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.berreletang.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
Berre-l'Étang est située sur une plaine alluviale formée par l'embouchure de la rivière Arc. La ville est située en bordure de l'étang de Berre, sur la face est d'une pointe avancée qui sépare le petit étang de Vaïne de l'étang principal. Toute la rive droite de l'Arc est agricole, alors que la rive gauche est largement occupée par les installations pétrochimiques qui entourent la ville. À l'exception d'une ligne de collines allant de la tour de Bruni à la colline des Barjaquets (altitude 145 mètres) à l'est, la quasi-totalité du territoire communal est à moins de 40 mètres d'altitude, et plus de la moitié à moins de 20 mètres[1].
Le climat, de type méditerranéen, est plutôt doux, mais le mistral est souvent présent et les gelées possibles en hiver. Les sols, autrefois pierreux, ont été amendés et drainés par des canaux, et Berre-l'Étang est devenue l'une des huertas du Midi français, particulièrement dans les années 1970 aux années 2000[2], devenant le premier territoire français de production de fruits et de légumes sous serre.
Les communes limitrophes sont Châteauneuf-les-Martigues, La Fare-les-Oliviers, Istres, Lançon-Provence, Marignane, Martigues, Miramas, Rognac, Saint-Chamas, Saint-Mitre-les-Remparts, Velaux et Vitrolles.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[5] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[6]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 565 mm, avec 5,7 jours de précipitations en janvier et 1,6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Marignane à 8 km à vol d'oiseau[9], est de 15,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 532,3 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,8 °C, atteinte le [Note 1].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
19,9 24.01.24 |
22,5 17.02.22 |
25,4 28.03.1989 |
29,6 24.04.1947 |
34,9 24.05.09 |
39,6 28.06.19 |
39,7 26.07.1983 |
39,2 13.08.1922 |
34,3 05.09.1949 |
30,4 02.10.1997 |
25,2 05.11.1924 |
20,7 30.12.21 |
39,7 1983 |
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| Maximale moyenne | 11,8 | 12,8 | 16,4 | 19,3 | 23,5 | 27,9 | 30,7 | 30,5 | 25,9 | 21,3 | 15,7 | 12,4 | 20,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 7,7 | 8,3 | 11,4 | 14,3 | 18,4 | 22,5 | 25,2 | 24,9 | 20,9 | 17 | 11,7 | 8,4 | 15,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 3,6 | 3,7 | 6,5 | 9,4 | 13,3 | 17,2 | 19,7 | 19,4 | 15,9 | 12,6 | 7,7 | 4,4 | 11,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−12,4 07.01.1985 |
−16,8 12.02.1956 |
−10 07.03.1949 |
−2,4 05.04.1935 |
0 01.05.1960 |
5,4 09.06.1932 |
7,8 04.07.1948 |
8,1 29.08.1924 |
1 25.09.1931 |
−2,2 31.10.1941 |
−5,8 11.11.1921 |
−12,8 26.12.1940 |
−16,8 1956 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 47,1 | 29,8 | 29,5 | 51,6 | 37,7 | 27,9 | 10,8 | 25,8 | 82 | 73,3 | 75,9 | 40,9 | 532,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
66,6 26.01.18 |
80,6 11.02.1960 |
79,5 30.03.1948 |
65,7 27.04.1974 |
63,3 20.05.12 |
54,7 08.06.1953 |
51,6 15.07.1987 |
85,6 23.08.1984 |
212,3 18.09.1932 |
161,3 02.10.1973 |
95,1 10.11.1923 |
68,2 01.12.03 |
212,3 1932 |
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| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 147,9 | 173,1 | 234,7 | 250,8 | 298,6 | 337,8 | 372,2 | 333,8 | 263,7 | 196,1 | 150,8 | 138,1 | 2 897,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Berre-l'Étang est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue[14],[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[15]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[16],[17].
La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[18]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[19].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (58 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (31,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (15,3 %), terres arables (13,1 %), zones humides côtières (9,7 %), zones agricoles hétérogènes (8,6 %), zones urbanisées (6,7 %), zones humides intérieures (5,7 %), prairies (3,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,3 %), eaux maritimes (0,8 %), forêts (0,6 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communications et transports
La pointe de Berre est quelque peu à l'écart des axes de circulation, mais est proche :
- de l'autoroute A7 (échangeur de Rognac à 7 km), qui met Marseille à 35 km, Lyon à 300 km, Montpellier à 150 km ;
- de l'autoroute A8 (échangeur de Coudoux à 14 km), qui met Aix-en-Provence à 30 km, Nice à 200 km ;
- de l'aéroport de Marseille Provence (à 10 km), qui met Paris-Orly à 1 h 30 min de vol 20 fois par jour.
La gare de Berre n'est desservie que par quelques TER Marseille - Miramas, mais de la gare d'Aix-en-Provence TGV, à 20 kilomètres de Berre, on joint Paris (gare de Lyon) en 3 h, Toulouse en 3 h 30 min, ou Lille-Europe en 4 h 20 min.
Toponymie
Son nom est en provençal Bèrra / Bèrra de l'Estanh selon la norme classique ou Berro selon la norme mistralienne / phonétique.
Histoire
Faits historiques
- Christianisation de Marignane et de Berre-l'Étang.
- « Berra », cité au XIe siècle.
- Aux XIIe et XIIIe siècles, la seigneurie appartenait à la famille des Baux (Guillaume (1225-1265), seigneur de Berre, et al) dont l'un des membres accorda l'établissement de foires et marchés en 1291.
- Érigée en baronnie au XVe siècle en faveur de Charles du Maine.
- Lors des guerres de Religion, la ville fut assiégée par le duc de Savoie de à .
- Un procès opposera la communauté de Berre au couvent royal des Dominicains de Saint-Maximin de 1608 à 1688 sur les revenus d'une bourdigue (sorte de vivier permettant la pêche des poissons).
- Passant au XVIIe siècle au duc de Beaufort auquel succéda le duc de Villars en 1715, elle demeura dans les mains des Galliffet de 1770 à la Révolution.
- 1978-1979: mobilisation contre l'installation par Shell d'une usine de PVC[21]. Soutenue par le maire Roger Martin (PCF), une manifestation a lieu le . L’État signe toutefois l'arrêté autorisant l'installation en . En 1998, l'usine est revendue au groupe japonais Shin-Etsu.
Projet d'aérodrome de l'Arc
L’étang de Berre possède une riche tradition aéronautique. Dès la fin de la Première Guerre mondiale, le site de l’Arc, situé en bordure de l’étang, devient un centre d’entraînement pour pilotes d’hydravion. C’est également sur l’étang de Berre que, le 28 mars 1910, Henri Fabre réalise avec succès l’essai du premier hydravion qu’il a lui-même construit. Après un vol d’environ 600 mètres au-dessus de l’eau, son appareil, le Canard, parvient à amerrir sans encombre : il s’agit d’une première mondiale.
Le centre d’entraînement disparaît en 1926, mais l’hydrobase demeure en activité. À partir de novembre 1942, celle-ci est occupée par les Allemands dans le cadre de l’opération Anton, nom de code de l’occupation militaire de la zone dite libre de la France de Vichy par l’Allemagne et l’Italie, lancée le 12 novembre 1942 en réaction à l’opération Torch, c’est-à-dire le débarquement allié en Afrique du Nord.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement de Vichy envisage la création, sur le territoire de Berre-l’Étang, de ce qui devait devenir le plus grand aérodrome du sud de l’Europe. Ce projet prestigieux d’après-guerre devait remplacer l’aérodrome existant, jugé trop exigu, par une vaste infrastructure intercontinentale couvrant environ 900 hectares. Sa réalisation aurait entraîné l’expropriation de 229 propriétaires, dans une zone s’étendant de l’embouchure de l’Arc, au nord, aux hameaux de Mauran et de Saint-Estève, à l’est, ainsi qu’aux abords de l’étang de Drignon, au sud, jusqu’aux confins des salins, le long de la route du Grand Port.
Le 4 juin 1943, la Chambre de commerce de Marseille sollicite l’entreprise Hersent pour des travaux liés à ce vaste projet d’aéroport à Berre. Quelques semaines plus tard, le 29 juin 1943, l’ingénieur Georges Chedal-Anglay, représentant Hersent, demande à François Giacomini et à Jan Ackermans, d’Ackermans & van Haaren, s’ils seraient disposés à collaborer à la construction de l’hydrobase de l’Arc. Leur réponse est clairement négative. Jan Ackermans avance notamment des arguments juridiques et commerciaux destinés à faire échouer le projet[22].
" Ordonnance expropriation pour cause d’utilité publique du tribunal civil d’Aix-en-Provence le concernant la création dans la plaine de l’Arc, sur le territoire de Berre-l’Étang de 900 hectares, environ, englobant la totalité du hameau de Mauran. Avec 2 120 parcelles appartenant à 229 propriétaires différents. Il s’agissait des quartiers les plus fertiles de la région de Berre : 400 hectares étaient plantés en vigne, 200 hectares en prairies arrosables, 200 hectares en terre à labour pour céréales ou vergers d’oliviers et 199 hectares en lande inculte ou marais. 200 constructions à usages d’habitation ou agricole existaient. L’ordonnance fut affichée en mairie et publiée dans le journal Petites affiches marseillaises du , mais pas notifiées aux parties intéressées ni « transcrite ». L’État ne prit jamais possession des biens expropriés ; les indemnités ne furent jamais fixées ni payées. En fait, la procédure d’expropriation fut « suspendue » dès le prononcé de l’Ordonnance « sur l’Ordre des Allemands » (?).
Par la décision n° 127 57 DBA/2 du le ministre des Travaux publics et des Transports ordonna l’abandon du projet d’aérodrome. En 1950, 3,33 ha furent acquis afin de construire une radiobalise pour l’aérodrome de Marignane. Les autres terrains et immeubles restèrent en l’état. Trois propriétaires seulement (M. Aguillon lieu-dit « le clos de Calleigue pour 10 ha et MM. Pin et Capra) avaient accepté de vendre leurs propriétés dès 1942, mais des lenteurs administratives retardèrent les opérations de ventes qui n'avaient pas été effectuées à la Libération.
Si l’Ordonnance du faisait sortir du patrimoine des expropriés les terrains concernés, l’État se retrouvant « irrévocablement » propriétaire de tous les immeubles visés, les travaux conduits dès 1949 pour une rétrocession gratuite ont montré un certain nombre de difficultés « inextricables » : caractère périmé du cadastre de la commune de Berre-l’Etang, certaines personnes inscrites à la matrice n’en étant plus propriétaires depuis plus de 60 ans ; nombreuses mutations à titre onéreux ou gratuit, ou morcellements, effectués après l’Ordonnance ; un certain nombre de personnes en possession d'actes authentiques de propriété postérieurs à l’Ordonnance refusèrent de considérer leur éviction comme juridiquement possible. Par ailleurs attendre la prescription trentenaire renvoyant à 1974 pour régulariser les possessions gênait d’anciens propriétaires souhaitant vendre et se trouvant, en raison de leur incertitude de leurs droits, dans l’impossibilité d’obtenir un prix correspondant à la valeur normale de leurs biens. Une éventuelle expropriation était par ailleurs envisagée, en 1954, par EDF en cas de réalisation des projets d’aménagements de barrages dans la Basse Durance.
Cette situation avait une portée politique et conduisit Denis Padovani, conseiller général du canton de Berre et ancien vice-président du conseil général des Bouches-du-Rhône à faire publier en 1954 des avis dans la presse afin de grouper les expropriés et d’agir auprès de pouvoirs publics. Par ailleurs aucune demande formelle de rachat n’avait été formulée dans le délai de 10 ans. En fait les procédures administratives de restitution des propriétés ne furent pas achevées avant 1962."" (Source : Henri Conan)
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
| Scrutin | 1er tour | 2d tour | |||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1er | % | 2e | % | 3e | % | 4e | % | 1er | % | 2e | % | ||||||||
| Présidentielle 2017[23] | FN | 35,32 | LFI | 28,75 | EM | 12,61 | LR | 10,38 | FN | 50,68 | EM | 49,32 | |||||||
| Présidentielle 2022[24] | RN | 35,52 | LFI | 30,85 | LREM | 14,03 | REC | 7,79 | RN | 58,34 | LREM | 41,66 | |||||||
| Législatives 2022 | 8e[25] | RN | 37,89 | LFI-Nupes | 23,52 | Ren-Ens | 20,68 | LR | 4,81 | RN | 56,50 | Ren | 43,50 | ||||||
| Législatives 2024 | 8e[26] | RN | 49,66 | LFI-NFP | 29,04 | Ren-Ens | 14,73 | ECO | 2,76 | RN | 54,67 | Ren | 45,33 | ||||||
Liste des maires
Jumelage
Depuis 1989, la ville de Berre-l'Etang est jumelé avec Meolo (Italie - Province de Venise). De nombreux échanges culturels, scolaires et sportifs ont lieu tout le long de l'année entre les deux villes. En 2014, sa jumelle a inauguré une Piazza Berre l'Etang, dans son centre-ville.
En 2017, la ville de Berre-l'Étang inaugure un rond-point Meolo (Italie - Province de Venise).
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[29],[Note 3].
En 2023, la commune comptait 13 832 habitants[Note 4], en évolution de +2,67 % par rapport à 2017 (Bouches-du-Rhône : +3,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Manifestations culturelles et festivités
Le Forum de Berre
Le Forum de Berre est une association loi de 1901 créée en 1989. Ce lieu à vocation culturelle propose des ateliers et une programmation spectacle éclectique. Depuis sa création, de nombreux artistes de renom s'y sont produits (Charlélie Couture, Dee Dee Bridgewater, Jeanne Cherhal, Michel Fugain, Liz Mc Comb, Luther Allison, Abdel Rahman El Bacha Léo Ferré, Alex Metayer, Jane Birkin…)
Le Forum de Berre organise chaque année le Carnaval de la Ville de Berre.
Médiathèque Edmonde-Charles-Roux
La médiathèque municipale Edmonde-Charles-Roux propose des livres, des CD et DVD au prêt, pour un total de 60000 supports[32].
Sports
- Club omnisports berrois XV où CO Berre XV engagé en Fédérale 1
- Berre sporting club engagé en Régionale 1 et évoluant au stade Roger Martin.
- Berre Basket Club engagé en Elite et Pré-Région, évoluant au COSEC
Économie
- Agriculture.
- Pêche (étang de Berre).
- Salines.
B.A.N - Base Aéronavale
La base d'aéronautique navale de Berre fut l'une des plus importantes pendant l'entre-deux-guerres. De nombreuses escadrilles s'y succédèrent de 1919 à 1942. Jean Mermoz y a préparé son record de vitesse et le record mondial de distance qu'il a effectué en 1936 avec 4 308 km en 30 h 25 min sur un Latécoère 228[33]. La BAN a cessé toute activité en 1972. L'un des deux anciens hangars de type "Limousin" restauré abrite la piscine municipale Claude-Jouve depuis .
Shell-Berre
La construction de la raffinerie de Berre par la Cie des Produits Chimiques et Raffineries de Berre, filiale de Saint-Gobain, a commencé en 1929. La première unité de distillation est mise en service en 1931. L'année 1932 voit l'ouverture de l'étang de Berre aux navires de haute mer. En 1937, la capacité de distillation de la raffinerie était de 600 000 tonnes par an. Sorties pratiquement intactes de la période 1939-1945, les installations de la Compagnie reprirent rapidement leur rythme d'avant-guerre. En 1947, création de la Compagnie de raffinage Shell Berre avec la fusion de la Société des Pétroles Jupiter et la Cie des Produits Chimiques et Raffineries de Berre. Le premier directeur en est l'ingénieur André Loizillon.
Les installations de Shell se sont progressivement étendues tout autour de la ville, et couvrent aujourd'hui quelque 800 hectares. Avec 1 500 salariés, Shell-Berre est devenu le principal employeur de la ville. Ses activités vont de l'importation de pétrole à la fabrication de polypropylène et de polyéthylène, en passant par le raffinage et le stockage des produits pétroliers et dérivés. Un important embranchement ferroviaire de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles dessert les unités de traitement.
À partir de 1998, « la Shell » a entrepris de se désengager de ses activités de chimie, et a vendu des unités de production à Dow Chemicals, Arkema et au Texas Facific Group. En , le groupe a annoncé la reprise de l'ensemble du site par le groupe néerlandais Lyondell Basell, lui-même contrôlé par le fonds américain Access Industries de Leonard Blavatnik. Cette cession est effective depuis le . Shell stoppera son unité de solvants d'ici fin 2009, et envisage de se retirer d'Infineum (production d'additifs pour carburants). Selon le plan de sauvegarde de l'emploi annoncé, 300 postes devraient disparaître sans licenciements. La nouvelle société quant à elle se propose de développer la production de polymères pour les plastiques, où elle est leader mondial, et de biocarburants[34].
Culture locale et patrimoine
Monuments laïques
- Les Vestiges de l'époque romaine ; sépultures avec mobilier[réf. nécessaire].
- La Tour Carrée, vestige du mur d'enceinte qui protégeait la ville dès l'an mil
- La Maison des Lions, ancien hôtel seigneurial.
- Le Château de Bruni, bastide du XVIe sur le site pétrochimique, ancienne propriété de la maison de Bruny, barons de la Tour d'Aygues. Le roi Louis XIV est venu chasser dans les bois de Bruny, lors d'un séjour à Aix-en-Provence, en 1660.
- La Coopérative Vinicole, construite en 1923 par l'architecte Hourst. Intéressante par sa conception symétrique et monumentale ainsi que par sa décoration : chaînage d'angle et décor en céramique. Du point de vue esthétique, cette coopérative constitue la réalisation la plus accomplie de l'architecte Hourst.
Monuments religieux
- Église paroissiale Saint-Césaire, romano-gothique. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1989[35]. Elle comprend une première nef de style roman avec deux travées, une coupole carrée sur angles arrondis, particularité rare pour une église paroissiale et une abside en pierre de Calissanne. Construite au XIe siècle (1041), elle fut agrandie plusieurs fois jusqu'à presque doubler son importance. Lors des extensions entre 1470 et 1520, une troisième travée de style gothique tardif a été rajoutée ainsi qu'une tour octogonale gothique. On y trouve des fonts baptismaux en pierre sculptée du XVIIIe siècle, classés aux monuments historiques, ainsi qu'une huile sur toile « l'adoration des bergers », attribuée à Joseph Blaÿ, vers 1780. La façade restaurée au XIXe siècle est sans caractère. Le clocher dominant la ville a été récemment[C'est-à-dire ?] reconstruit.
- Chapelle Notre-Dame-de-Caderot, construite dès le IIIe siècle sur les fondations d'un temple païen, détruite lors des guerres de Religion, réédifiée au XVIIe siècle, but d'un pèlerinage jusqu'au milieu du XIXe siècle) : longue de 32 mètres, abrite un magnifique retable en bois polychrome XVIe siècle avec statue de la Vierge en marbre de Carrare, des stalles sculptées, ainsi qu'un autel et tabernacle sculptés. Également, un ex-voto « Sauvetage en mer » attribué à Joseph Blaÿ en 1777.
- Nécropole de Saint-Estève. Des campagnes de fouilles archéologiques en 1999 ont permis de mettre au jour un édifice religieux à vocation funéraire. Une chapelle à nef unique (VIIe-Xe) de surface importante ainsi que 137 sarcophages.
- Couvent des dominicains de Saint-Maximin bâti à partir de 1715 succédant à la citadelle dont il a conservé un épais pan de muraille.
- Chapelle de la Cité.
- Mosquée de la Mariélie
- Mosquée du centre-ville
- Église réformée de Berre l'Etang / Marignane / Vitrolles
Patrimoine culturel
Cinéma
Films liés à la commune de Berre-l'Étang.
- Le Caïd de Bernard Borderie (1960).
- Le Matelot 512 de René Allio (1984).
- Bleu comme l'enfer d’Yves Boisset (1986).
- Mohamed Bertrand-Duval de et avec Alex Métayer (1991).
- Arrêt d'urgence (film TV Canal+) de Denys Granier-Deferre (1994).
- Quatre garçons pleins d'avenir de Jean-Paul Lilienfeld (1997).
- Nos amis les flics de Bob Swaim (2004).
- Les Insoumis de Claude-Michel Rome (2008).
- Cassos de Philippe Carrese (2012).
- Sur un fil de Nicolas Lugli 2014.
- Un noir sous le soleil de Lorenzo Ferrigno 2015.
Patrimoine naturel
- L'étang de Berre : derniers marais salants en exploitation sur l'étang ; site d'une grande richesse écologique, notamment ornithologique : courlis, pluviers, toutes les sternes, divers chevaliers et bécasseaux. Sont nicheurs, le Tadorne de Belon, l'Avocette blanche, l'Echasse blanche, tous les Gravelots. Au-delà des salins, se trouve le port de la Pointe, zone portuaire de l'industrie pétrochimique, site fréquenté en hiver par les canards marins et autres plongeurs nordiques.
Les hivers 2006, 2007, 2008, un Héron vert Butorides virescens a été identifié dans le port de plaisance ; c'était la deuxième observation en France de cet oiseau très occasionnel, originaire du continent américain. Cette observation a interpellé la communauté des ornithologues de par sa rareté d'abord, puis par l'habitude qu'avait cet oiseau d'estiver dans une roselière bien déterminée près d'Amsterdam, comme il hivernait avec régularité dans le port Samson de Berre-l'Etang.
- Vallée de l'Arc et son embouchure. Colonie de Guépiers d'Europe, divers oiseaux migrateurs peuvent être observés : Busard Saint-Martin, Faucon émerillon, Balbuzard pêcheur etc.
Personnalités liées à la commune
- Adel Taarabt, footballeur franco-marocain, a grandi à Berre-l’Étang.
- Alex Métayer (1930-2004), comédien, est né à Berre-l'Etang. Une rue porte son nom.
- Jean Mermoz vécut dans la base aéronavale.
- Albert Emon, ancien entraîneur de l'OM, est né sur la commune de Berre-l'Étang le .
- Armelle Deutsch, comédienne, originaire de Rognac, elle participa au cours de théâtre d'Akel Akian au Forum de Berre puis intégra la troupe du théâtre d'Astromela.
- David Vuillemin, pilote de motocross, est né le à Berre-l'Étang. Il fait carrière aux États-Unis.
- Kalash l'Afro, rappeur issu du groupe Berreta, a grandi à Berre-l’Étang.
- Henry Padovani membres fondateurs du groupe The Police a grandi à Berre l'Etang
- Jean-Paul Delfino, journaliste, écrivain et scénariste français il a vécu à Berre jusqu’à ses 14 ans. - il évoque la ville au travers de son roman Chair de Lune (2008)
- Ginie Line, chanteuse, a fait sa scolarité au collège Fernand-Léger de Berre l'Etang
- Denis Padovani est né le à Berre-l'Etang et mort le à Berre-l'Etang est un homme politique français. Il y fut maire de 1935 à 1940 puis de 1944 à 1947 - Puis de 1955 à 1957 il fut président du Conseil général des Bouches du Rhône.
- Paul Quilès ancien ministre socialiste, a commencé sa carrière d’ingénieur à la raffinerie Shell, fonction qu'il exerça jusqu'en 1978.
- Régis Dubois écrivain et réalisateur a grandi à Berre l'Etang. Il est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages, essentiellement sur le cinéma.
- Nassim Mendil (en), footballeur (Attaquant - Avant-centre) a fait sa carrière à Bastia et dans différents clubs de Serie B italienne (Avellino, Cosenza, Reggina,Ascoli,Salernitana,Catania,La spezia) - Le joueur a grandi à Berre l'Etang. A évolué dans sa jeunesse dans le Club Omnisport Berrois COB.
- Karim Azamoum, né le à Rognac, est un footballeur franco-algérien évoluant actuellement au poste de milieu offensif à l'ESTAC Troyes. Le joueur a fait ses débuts au Berre Sporting Club.
- Perrine Mansuy, pianiste de jazz, a enseigné le piano au sein du Forum des jeunes et de la culture.
- Marion Rampal, Chanteuse de jazz, a enseigné le chant au sein du Forum des jeunes et de la culture.
- Joelle Sevilla, comédienne a habité Berre L'Etang et a enseigné le théâtre au sein du Forum des jeunes et de la culture.
Héraldique
De gueules au lion d’argent, la queue fourchue, armé, lampassé et couronné d’or, portant sur l’épaule une moucheture d’hermine de sable tirée des armes de Bretagne. Au chef parti : au 1er d’azur semé de fleurs des lis d’or, au lambel à trois pendants de gueules, qui est d’Anjou ancien. Au 2e d’azur semé de fleurs de lis d’or, à la bordure de gueules, qui est d’Anjou moderne[36]. |


