Wikiwand AI

Berre-l'Étang

commune française du département des Bouches-du-Rhône From Wikipedia, the free encyclopedia

Berre-l'Étang est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la métropole d'Aix-Marseille-Provence.

Faits en bref Administration, Pays ...
Berre-l'Étang
Berre-l'Étang
Blason de Berre-l'Étang
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Istres
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence
Maire
Mandat
Mario Martinet
2026-2032
Code postal 13130
Code commune 13014
Démographie
Gentilé Berrois.es
Population
municipale
13 832 hab. (2023 en évolution de +2,67 % par rapport à 2017)
Densité 317 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 36″ nord, 5° 10′ 07″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 146 m
Superficie 43,64 km2
Type Centre urbain intermédiaire
Unité urbaine Marseille-Aix-en-Provence
(banlieue)
Aire d'attraction Marseille - Aix-en-Provence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Berre-l'Étang
(bureau centralisateur)
Législatives Huitième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Berre-l'Étang
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Berre-l'Étang
Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône
Voir sur la carte topographique des Bouches-du-Rhône
Berre-l'Étang
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Berre-l'Étang
Liens
Site web https://www.berreletang.fr
Fermer

Géographie

Localisation

Berre-l'Étang est située sur une plaine alluviale formée par l'embouchure de la rivière Arc. La ville est située en bordure de l'étang de Berre, sur la face est d'une pointe avancée qui sépare le petit étang de Vaïne de l'étang principal. Toute la rive droite de l'Arc est agricole, alors que la rive gauche est largement occupée par les installations pétrochimiques qui entourent la ville. À l'exception d'une ligne de collines allant de la tour de Bruni à la colline des Barjaquets (altitude 145 mètres) à l'est, la quasi-totalité du territoire communal est à moins de 40 mètres d'altitude, et plus de la moitié à moins de 20 mètres[1].

Le climat, de type méditerranéen, est plutôt doux, mais le mistral est souvent présent et les gelées possibles en hiver. Les sols, autrefois pierreux, ont été amendés et drainés par des canaux, et Berre-l'Étang est devenue l'une des huertas du Midi français, particulièrement dans les années 1970 aux années 2000[2], devenant le premier territoire français de production de fruits et de légumes sous serre.

Les communes limitrophes sont Châteauneuf-les-Martigues, La Fare-les-Oliviers, Istres, Lançon-Provence, Marignane, Martigues, Miramas, Rognac, Saint-Chamas, Saint-Mitre-les-Remparts, Velaux et Vitrolles.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[5] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[6]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 565 mm, avec 5,7 jours de précipitations en janvier et 1,6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Marignane à km à vol d'oiseau[9], est de 15,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 532,3 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,8 °C, atteinte le [Note 1].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station MARIGNANE (13) - alt : 9 m, lat : 43°26'15"N, lon : 5°12'57"E (à 5,7 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
19,9
24.01.24
22,5
17.02.22
25,4
28.03.1989
29,6
24.04.1947
34,9
24.05.09
39,6
28.06.19
39,7
26.07.1983
39,2
13.08.1922
34,3
05.09.1949
30,4
02.10.1997
25,2
05.11.1924
20,7
30.12.21
39,7
1983
Maximale moyenne 11,8 12,8 16,4 19,3 23,5 27,9 30,7 30,5 25,9 21,3 15,7 12,4 20,7
Moyenne 7,7 8,3 11,4 14,3 18,4 22,5 25,2 24,9 20,9 17 11,7 8,4 15,9
Minimale moyenne 3,6 3,7 6,5 9,4 13,3 17,2 19,7 19,4 15,9 12,6 7,7 4,4 11,1
Record de froid
date du record
−12,4
07.01.1985
−16,8
12.02.1956
−10
07.03.1949
−2,4
05.04.1935
0
01.05.1960
5,4
09.06.1932
7,8
04.07.1948
8,1
29.08.1924
1
25.09.1931
−2,2
31.10.1941
−5,8
11.11.1921
−12,8
26.12.1940
−16,8
1956
Précipitations
Hauteur (mm) 47,1 29,8 29,5 51,6 37,7 27,9 10,8 25,8 82 73,3 75,9 40,9 532,3
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
66,6
26.01.18
80,6
11.02.1960
79,5
30.03.1948
65,7
27.04.1974
63,3
20.05.12
54,7
08.06.1953
51,6
15.07.1987
85,6
23.08.1984
212,3
18.09.1932
161,3
02.10.1973
95,1
10.11.1923
68,2
01.12.03
212,3
1932
Ensoleillement
Heures 147,9 173,1 234,7 250,8 298,6 337,8 372,2 333,8 263,7 196,1 150,8 138,1 2 897,6
Fermer
Source : « Fiche 13054001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
11,8
3,6
47,1
30 mm
60 mm
jan.
12,8
3,7
29,8
fév.
16,4
6,5
29,5
mars
19,3
9,4
51,6
avril
23,5
13,3
37,7
mai
27,9
17,2
27,9
juin
30,7
19,7
10,8
jui.
30,5
19,4
25,8
août
25,9
15,9
82
sep.
21,3
12,6
73,3
oct.
15,7
7,7
75,9
nov.
12,4
4,4
40,9
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Berre-l'Étang est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue[14],[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[15]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[16],[17].

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[18]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[19].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (58 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (31,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (15,3 %), terres arables (13,1 %), zones humides côtières (9,7 %), zones agricoles hétérogènes (8,6 %), zones urbanisées (6,7 %), zones humides intérieures (5,7 %), prairies (3,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,3 %), eaux maritimes (0,8 %), forêts (0,6 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communications et transports

La pointe de Berre est quelque peu à l'écart des axes de circulation, mais est proche :

La gare de Berre n'est desservie que par quelques TER Marseille - Miramas, mais de la gare d'Aix-en-Provence TGV, à 20 kilomètres de Berre, on joint Paris (gare de Lyon) en 3 h, Toulouse en 3 h 30 min, ou Lille-Europe en 4 h 20 min.

Toponymie

Son nom est en provençal Bèrra / Bèrra de l'Estanh selon la norme classique ou Berro selon la norme mistralienne / phonétique.

Histoire

Faits historiques

  • Christianisation de Marignane et de Berre-l'Étang.
  • « Berra », cité au XIe siècle.
  • Aux XIIe et XIIIe siècles, la seigneurie appartenait à la famille des Baux (Guillaume (1225-1265), seigneur de Berre, et al) dont l'un des membres accorda l'établissement de foires et marchés en 1291.
  • Érigée en baronnie au XVe siècle en faveur de Charles du Maine.
  • Lors des guerres de Religion, la ville fut assiégée par le duc de Savoie de à .
  • Un procès opposera la communauté de Berre au couvent royal des Dominicains de Saint-Maximin de 1608 à 1688 sur les revenus d'une bourdigue (sorte de vivier permettant la pêche des poissons).
  • Passant au XVIIe siècle au duc de Beaufort auquel succéda le duc de Villars en 1715, elle demeura dans les mains des Galliffet de 1770 à la Révolution.
  • 1978-1979: mobilisation contre l'installation par Shell d'une usine de PVC[21]. Soutenue par le maire Roger Martin (PCF), une manifestation a lieu le . L’État signe toutefois l'arrêté autorisant l'installation en . En 1998, l'usine est revendue au groupe japonais Shin-Etsu.

Projet d'aérodrome de l'Arc

L’étang de Berre possède une riche tradition aéronautique. Dès la fin de la Première Guerre mondiale, le site de l’Arc, situé en bordure de l’étang, devient un centre d’entraînement pour pilotes d’hydravion. C’est également sur l’étang de Berre que, le 28 mars 1910, Henri Fabre réalise avec succès l’essai du premier hydravion qu’il a lui-même construit. Après un vol d’environ 600 mètres au-dessus de l’eau, son appareil, le Canard, parvient à amerrir sans encombre : il s’agit d’une première mondiale.

Le centre d’entraînement disparaît en 1926, mais l’hydrobase demeure en activité. À partir de novembre 1942, celle-ci est occupée par les Allemands dans le cadre de l’opération Anton, nom de code de l’occupation militaire de la zone dite libre de la France de Vichy par l’Allemagne et l’Italie, lancée le 12 novembre 1942 en réaction à l’opération Torch, c’est-à-dire le débarquement allié en Afrique du Nord.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement de Vichy envisage la création, sur le territoire de Berre-l’Étang, de ce qui devait devenir le plus grand aérodrome du sud de l’Europe. Ce projet prestigieux d’après-guerre devait remplacer l’aérodrome existant, jugé trop exigu, par une vaste infrastructure intercontinentale couvrant environ 900 hectares. Sa réalisation aurait entraîné l’expropriation de 229 propriétaires, dans une zone s’étendant de l’embouchure de l’Arc, au nord, aux hameaux de Mauran et de Saint-Estève, à l’est, ainsi qu’aux abords de l’étang de Drignon, au sud, jusqu’aux confins des salins, le long de la route du Grand Port.

Le 4 juin 1943, la Chambre de commerce de Marseille sollicite l’entreprise Hersent pour des travaux liés à ce vaste projet d’aéroport à Berre. Quelques semaines plus tard, le 29 juin 1943, l’ingénieur Georges Chedal-Anglay, représentant Hersent, demande à François Giacomini et à Jan Ackermans, d’Ackermans & van Haaren, s’ils seraient disposés à collaborer à la construction de l’hydrobase de l’Arc. Leur réponse est clairement négative. Jan Ackermans avance notamment des arguments juridiques et commerciaux destinés à faire échouer le projet[22].

" Ordonnance expropriation pour cause d’utilité publique du tribunal civil d’Aix-en-Provence le concernant la création dans la plaine de l’Arc, sur le territoire de Berre-l’Étang de 900 hectares, environ, englobant la totalité du hameau de Mauran. Avec 2 120 parcelles appartenant à 229 propriétaires différents. Il s’agissait des quartiers les plus fertiles de la région de Berre : 400 hectares étaient plantés en vigne, 200 hectares en prairies arrosables, 200 hectares en terre à labour pour céréales ou vergers d’oliviers et 199 hectares en lande inculte ou marais. 200 constructions à usages d’habitation ou agricole existaient. L’ordonnance fut affichée en mairie et publiée dans le journal Petites affiches marseillaises du , mais pas notifiées aux parties intéressées ni « transcrite ». L’État ne prit jamais possession des biens expropriés ; les indemnités ne furent jamais fixées ni payées. En fait, la procédure d’expropriation fut « suspendue » dès le prononcé de l’Ordonnance « sur l’Ordre des Allemands » (?).

Par la décision n° 127 57 DBA/2 du le ministre des Travaux publics et des Transports ordonna l’abandon du projet d’aérodrome. En 1950, 3,33 ha furent acquis afin de construire une radiobalise pour l’aérodrome de Marignane. Les autres terrains et immeubles restèrent en l’état. Trois propriétaires seulement (M. Aguillon lieu-dit « le clos de Calleigue pour 10 ha et MM. Pin et Capra) avaient accepté de vendre leurs propriétés dès 1942, mais des lenteurs administratives retardèrent les opérations de ventes qui n'avaient pas été effectuées à la Libération.

Si l’Ordonnance du faisait sortir du patrimoine des expropriés les terrains concernés, l’État se retrouvant « irrévocablement » propriétaire de tous les immeubles visés, les travaux conduits dès 1949 pour une rétrocession gratuite ont montré un certain nombre de difficultés « inextricables » : caractère périmé du cadastre de la commune de Berre-l’Etang, certaines personnes inscrites à la matrice n’en étant plus propriétaires depuis plus de 60 ans ; nombreuses mutations à titre onéreux ou gratuit, ou morcellements, effectués après l’Ordonnance ; un certain nombre de personnes en possession d'actes authentiques de propriété postérieurs à l’Ordonnance refusèrent de considérer leur éviction comme juridiquement possible. Par ailleurs attendre la prescription trentenaire renvoyant à 1974 pour régulariser les possessions gênait d’anciens propriétaires souhaitant vendre et se trouvant, en raison de leur incertitude de leurs droits, dans l’impossibilité d’obtenir un prix correspondant à la valeur normale de leurs biens. Une éventuelle expropriation était par ailleurs envisagée, en 1954, par EDF en cas de réalisation des projets d’aménagements de barrages dans la Basse Durance.

Cette situation avait une portée politique et conduisit Denis Padovani, conseiller général du canton de Berre et ancien vice-président du conseil général des Bouches-du-Rhône à faire publier en 1954 des avis dans la presse afin de grouper les expropriés et d’agir auprès de pouvoirs publics. Par ailleurs aucune demande formelle de rachat n’avait été formulée dans le délai de 10 ans. En fait les procédures administratives de restitution des propriétés ne furent pas achevées avant 1962."" (Source : Henri Conan)

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Davantage d’informations Scrutin, 1er tour ...
Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e %
Présidentielle 2017[23] FN 35,32 LFI 28,75 EM 12,61 LR 10,38 FN 50,68 EM 49,32
Présidentielle 2022[24] RN 35,52 LFI 30,85 LREM 14,03 REC 7,79 RN 58,34 LREM 41,66
Législatives 2022 8e[25] RN 37,89 LFI-Nupes 23,52 Ren-Ens 20,68 LR 4,81 RN 56,50 Ren 43,50
Législatives 2024 8e[26] RN 49,66 LFI-NFP 29,04 Ren-Ens 14,73 ECO 2,76 RN 54,67 Ren 45,33
Fermer

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1723?Joseph VaranchanD'abord négociant à Marseille, il est accusé d'avoir détourné les recettes des gabelles de Berre. L'affaire est classée quand son épouse devient nourrice royale en 1727. Il fut nommé par décret royal maire de Berre en 1723, trois ans après la grande peste qui fit périr les deux tiers de la population de cette ville, riche par ses salines.
1790Antoine LauthierAgent municipal sous Louis XVI durant la révolution. Le , les institutions municipales sont mis en place par l'assemblée constituante. Un membre est élu au suffrage universel ainsi qu'une équipe municipale par des citoyens actif c'est-à-dire des citoyens payant des impôts.
Paul BillonAgent municipal sous la Convention (1ere Terreur)
1793Michel GuilhenAgent municipal sous la Convention nommé par le Préfet - Profession Négociant
17931795Jean DurandMénager - Agent municipal sous la Convention (seconde Terreur)
17951797Paul BillonBourgeois, propriétaire - Agent municipal sous le Directoire nommé par le Préfet
17971798Jean DurandAgent municipal sous le Directoire nommé par le Préfet
17981799Noël PhilipAgent municipal sous le Directoire nommé par le Préfet
ou 28 pluviôse an VIII1808François VaranchanMaire sous le gouvernement du Consulat nommé par le Préfet
18081815Paul CastillonMaire sous Napoléon 1er et sous le gouvernement provisoire de 1814 Charles Philippe de France et la 1ere Restauration de Louis XVIII. Né à Pertuis en 1776 et décédé à Berre l'Etang en 1837. Il était propriétaire.
18151815Michel SimonMaire les cent jours retour de Napoléon 1er - 1799-1864 Juge de paix et propriétaire
18151824Joseph Dominique DevolxMaire sous Louis XVIII - profession notaire royal de Berre l'Etang[27] 1776-1839
18251830Antoine Alexandre de GordesMaire sous Charles X
1830Noël CoutureMaire Sous Louis-Philippe 1er Noêl François couture est né à Berre l'Etang le 21 germinal an VII (), mort le à Berre l'Etang, il était propriétaire terrien. Gendre de Joseph Dominique Devolx, maire de Berre l'Etang 1815-1824
Henri GuesMaître perruquier, propriétaire Maire sous la loi du , le maire et ses adjoints font désormais partie intégrante, avec les conseillers municipaux, du « corps municipal ». S'ils sont toujours nommés par le chef de l'exécutif (le roi) ou par les préfets, ces derniers doivent les choisir parmi les membres du conseil municipal.
1846Joseph CastillonMaire sous la loi du qui confère aux communes des nouveaux droit ainsi qu'à ses conseillers municipaux. Né en 1780 et décédé en 1855 à Berre l'Etang, il était propriétaire terrien sur la commune.
18461851Joseph AdoulMaire - Un décret du organise provisoirement les institutions locales, confirme le suffrage universel pour l'élection des conseils municipaux, mais garde trace de la défiance dans laquelle on place le choix de l'électeur : les maires des villes de plus de 6000 habitants continuent d'être nommés par le pouvoir
18511856Joseph CastillonMaire sous le second empire
18561871Benjamin LaveirariéMaire sous le second empire
18711876Jules CoutureMaire élus sous le système actuel - Agent de la compagnie des salins du midi, Propriétaire
18761876Auguste DurandMaire - Cultivateur
18771877Joseph BertheMaire
18781881Jean Honoré PontoisMaire
18811882Jean-François ImbertMaire
18825 avril 1884Noël BlancMaire sous loi du instituant l'élection de tous les maires par les conseils municipaux- constituera longtemps la charte républicaine des « libertés communales », c'est-à-dire de l'organisation territoriale et de la démocratie locale à l'échelon de la commune jusqu'aux lois de décentralisation.
18841888Louis CastillonMaire sous la loi du qui consacrera la fameuse « clause de compétence générale » du conseil municipal : « le conseil municipal règle par ses délibérations les affaires de la commune ».
18881891Benjamin LaveirarieMaire
18911896Auguste GautierMaire
18961900Eugène ImbertMaire
19001905Antoine SauzeMaire - Marchand de grains
19051925Henri JouvalParti RadicalMaire et conseiller général de 1919 à 1934 Propriétaire et agriculteur
19251929Alfred CastillonMaire
19291931Désiré ChauvinMaire
19311935François ImbertMaire
19351941Denis PadovaniSFIOMaire
19411944Sauveur ImbertMaire
19441945Denis PadovaniSFIOMaire
19451948Désiré BorghinoMaire élu aux suffrage universel avec pour la 1ere fois avec le vote des femmes.
1948mars 1983Roger MartinPCF
mars 1989Maurice GuiouPCFConseiller général du Canton de Berre-l'Étang (1974-1992)
mars 1989Serge AndréoniPSRetraité - Sénateur des Bouches-du-Rhône (2008-2014) - Conseiller général du Canton de Berre-l'Étang (2004-2008)
en coursMario Martinet[28]PSConseiller général du Canton de Berre-l'Étang (2008-2015)
Les données manquantes sont à compléter.
Fermer

Jumelage

Depuis 1989, la ville de Berre-l'Etang est jumelé avec Meolo (Italie - Province de Venise). De nombreux échanges culturels, scolaires et sportifs ont lieu tout le long de l'année entre les deux villes. En 2014, sa jumelle a inauguré une Piazza Berre l'Etang, dans son centre-ville.

En 2017, la ville de Berre-l'Étang inaugure un rond-point Meolo (Italie - Province de Venise).

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[29],[Note 3].

En 2023, la commune comptait 13 832 habitants[Note 4], en évolution de +2,67 % par rapport à 2017 (Bouches-du-Rhône : +3,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6301 0691 3741 6221 8711 9281 9261 9051 883
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9302 0911 9801 9182 0361 9221 8111 6951 570
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9381 9761 7252 3762 3554 6115 9985 8597 922
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
10 32711 58812 06912 56212 67213 41413 95313 84013 483
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
13 91213 832-------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

Le Forum de Berre

Le Forum de Berre est une association loi de 1901 créée en 1989. Ce lieu à vocation culturelle propose des ateliers et une programmation spectacle éclectique. Depuis sa création, de nombreux artistes de renom s'y sont produits (Charlélie Couture, Dee Dee Bridgewater, Jeanne Cherhal, Michel Fugain, Liz Mc Comb, Luther Allison, Abdel Rahman El Bacha Léo Ferré, Alex Metayer, Jane Birkin…)

Le Forum de Berre organise chaque année le Carnaval de la Ville de Berre.

Médiathèque Edmonde-Charles-Roux

La médiathèque municipale Edmonde-Charles-Roux propose des livres, des CD et DVD au prêt, pour un total de 60000 supports[32].

Sports

Rugby à XV
  • Club omnisports berrois XVCO Berre XV engagé en Fédérale 1

Football

  • Berre sporting club engagé en Régionale 1 et évoluant au stade Roger Martin.

Basketball

  • Berre Basket Club engagé en Elite et Pré-Région, évoluant au COSEC

Économie

B.A.N - Base Aéronavale

La base d'aéronautique navale de Berre fut l'une des plus importantes pendant l'entre-deux-guerres. De nombreuses escadrilles s'y succédèrent de 1919 à 1942. Jean Mermoz y a préparé son record de vitesse et le record mondial de distance qu'il a effectué en 1936 avec 4 308 km en 30 h 25 min sur un Latécoère 228[33]. La BAN a cessé toute activité en 1972. L'un des deux anciens hangars de type "Limousin" restauré abrite la piscine municipale Claude-Jouve depuis .

Shell-Berre

La construction de la raffinerie de Berre par la Cie des Produits Chimiques et Raffineries de Berre, filiale de Saint-Gobain, a commencé en 1929. La première unité de distillation est mise en service en 1931. L'année 1932 voit l'ouverture de l'étang de Berre aux navires de haute mer. En 1937, la capacité de distillation de la raffinerie était de 600 000 tonnes par an. Sorties pratiquement intactes de la période 1939-1945, les installations de la Compagnie reprirent rapidement leur rythme d'avant-guerre. En 1947, création de la Compagnie de raffinage Shell Berre avec la fusion de la Société des Pétroles Jupiter et la Cie des Produits Chimiques et Raffineries de Berre. Le premier directeur en est l'ingénieur André Loizillon.

Les installations de Shell se sont progressivement étendues tout autour de la ville, et couvrent aujourd'hui quelque 800 hectares. Avec 1 500 salariés, Shell-Berre est devenu le principal employeur de la ville. Ses activités vont de l'importation de pétrole à la fabrication de polypropylène et de polyéthylène, en passant par le raffinage et le stockage des produits pétroliers et dérivés. Un important embranchement ferroviaire de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles dessert les unités de traitement.

À partir de 1998, « la Shell » a entrepris de se désengager de ses activités de chimie, et a vendu des unités de production à Dow Chemicals, Arkema et au Texas Facific Group. En , le groupe a annoncé la reprise de l'ensemble du site par le groupe néerlandais Lyondell Basell, lui-même contrôlé par le fonds américain Access Industries de Leonard Blavatnik. Cette cession est effective depuis le . Shell stoppera son unité de solvants d'ici fin 2009, et envisage de se retirer d'Infineum (production d'additifs pour carburants). Selon le plan de sauvegarde de l'emploi annoncé, 300 postes devraient disparaître sans licenciements. La nouvelle société quant à elle se propose de développer la production de polymères pour les plastiques, où elle est leader mondial, et de biocarburants[34].

Culture locale et patrimoine

Monuments laïques

  • Les Vestiges de l'époque romaine ; sépultures avec mobilier[réf. nécessaire].
  • La Tour Carrée, vestige du mur d'enceinte qui protégeait la ville dès l'an mil
  • La Maison des Lions, ancien hôtel seigneurial.
  • Le Château de Bruni, bastide du XVIe sur le site pétrochimique, ancienne propriété de la maison de Bruny, barons de la Tour d'Aygues. Le roi Louis XIV est venu chasser dans les bois de Bruny, lors d'un séjour à Aix-en-Provence, en 1660.
  • La Coopérative Vinicole, construite en 1923 par l'architecte Hourst. Intéressante par sa conception symétrique et monumentale ainsi que par sa décoration : chaînage d'angle et décor en céramique. Du point de vue esthétique, cette coopérative constitue la réalisation la plus accomplie de l'architecte Hourst.

Monuments religieux

  • Église paroissiale Saint-Césaire, romano-gothique. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1989[35]. Elle comprend une première nef de style roman avec deux travées, une coupole carrée sur angles arrondis, particularité rare pour une église paroissiale et une abside en pierre de Calissanne. Construite au XIe siècle (1041), elle fut agrandie plusieurs fois jusqu'à presque doubler son importance. Lors des extensions entre 1470 et 1520, une troisième travée de style gothique tardif a été rajoutée ainsi qu'une tour octogonale gothique. On y trouve des fonts baptismaux en pierre sculptée du XVIIIe siècle, classés aux monuments historiques, ainsi qu'une huile sur toile « l'adoration des bergers », attribuée à Joseph Blaÿ, vers 1780. La façade restaurée au XIXe siècle est sans caractère. Le clocher dominant la ville a été récemment[C'est-à-dire ?] reconstruit.
La chapelle Notre-Dame-de-Caderot.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Caderot, construite dès le IIIe siècle sur les fondations d'un temple païen, détruite lors des guerres de Religion, réédifiée au XVIIe siècle, but d'un pèlerinage jusqu'au milieu du XIXe siècle) : longue de 32 mètres, abrite un magnifique retable en bois polychrome XVIe siècle avec statue de la Vierge en marbre de Carrare, des stalles sculptées, ainsi qu'un autel et tabernacle sculptés. Également, un ex-voto « Sauvetage en mer » attribué à Joseph Blaÿ en 1777.
  • Nécropole de Saint-Estève. Des campagnes de fouilles archéologiques en 1999 ont permis de mettre au jour un édifice religieux à vocation funéraire. Une chapelle à nef unique (VIIe-Xe) de surface importante ainsi que 137 sarcophages.
  • Couvent des dominicains de Saint-Maximin bâti à partir de 1715 succédant à la citadelle dont il a conservé un épais pan de muraille.
  • Chapelle de la Cité.
  • Mosquée de la Mariélie
  • Mosquée du centre-ville
  • Église réformée de Berre l'Etang / Marignane / Vitrolles

Patrimoine culturel

Cinéma

Films liés à la commune de Berre-l'Étang.

Patrimoine naturel

Les hivers 2006, 2007, 2008, un Héron vert Butorides virescens a été identifié dans le port de plaisance ; c'était la deuxième observation en France de cet oiseau très occasionnel, originaire du continent américain. Cette observation a interpellé la communauté des ornithologues de par sa rareté d'abord, puis par l'habitude qu'avait cet oiseau d'estiver dans une roselière bien déterminée près d'Amsterdam, comme il hivernait avec régularité dans le port Samson de Berre-l'Etang.

Personnalités liées à la commune

  • Adel Taarabt, footballeur franco-marocain, a grandi à Berre-l’Étang.
  • Alex Métayer (1930-2004), comédien, est né à Berre-l'Etang. Une rue porte son nom.
  • Jean Mermoz vécut dans la base aéronavale.
  • Albert Emon, ancien entraîneur de l'OM, est né sur la commune de Berre-l'Étang le .
  • Armelle Deutsch, comédienne, originaire de Rognac, elle participa au cours de théâtre d'Akel Akian au Forum de Berre puis intégra la troupe du théâtre d'Astromela.
  • David Vuillemin, pilote de motocross, est né le à Berre-l'Étang. Il fait carrière aux États-Unis.
  • Kalash l'Afro, rappeur issu du groupe Berreta, a grandi à Berre-l’Étang.
  • Henry Padovani membres fondateurs du groupe The Police a grandi à Berre l'Etang
  • Jean-Paul Delfino, journaliste, écrivain et scénariste français il a vécu à Berre jusqu’à ses 14 ans. - il évoque la ville au travers de son roman Chair de Lune (2008)
  • Ginie Line, chanteuse, a fait sa scolarité au collège Fernand-Léger de Berre l'Etang
  • Denis Padovani est né le à Berre-l'Etang et mort le à Berre-l'Etang est un homme politique français. Il y fut maire de 1935 à 1940 puis de 1944 à 1947 - Puis de 1955 à 1957 il fut président du Conseil général des Bouches du Rhône.
  • Paul Quilès ancien ministre socialiste, a commencé sa carrière d’ingénieur à la raffinerie Shell, fonction qu'il exerça jusqu'en 1978.
  • Régis Dubois écrivain et réalisateur a grandi à Berre l'Etang. Il est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages, essentiellement sur le cinéma.
  • Nassim Mendil (en), footballeur (Attaquant - Avant-centre) a fait sa carrière à Bastia et dans différents clubs de Serie B italienne (Avellino, Cosenza, Reggina,Ascoli,Salernitana,Catania,La spezia) - Le joueur a grandi à Berre l'Etang. A évolué dans sa jeunesse dans le Club Omnisport Berrois COB.
  • Karim Azamoum, né le à Rognac, est un footballeur franco-algérien évoluant actuellement au poste de milieu offensif à l'ESTAC Troyes. Le joueur a fait ses débuts au Berre Sporting Club.
  • Perrine Mansuy, pianiste de jazz, a enseigné le piano au sein du Forum des jeunes et de la culture.
  • Marion Rampal, Chanteuse de jazz, a enseigné le chant au sein du Forum des jeunes et de la culture.
  • Joelle Sevilla, comédienne a habité Berre L'Etang et a enseigné le théâtre au sein du Forum des jeunes et de la culture.

Héraldique

De gueules au lion d’argent, la queue fourchue, armé, lampassé et couronné d’or, portant sur l’épaule une moucheture d’hermine de sable tirée des armes de Bretagne. Au chef parti : au 1er d’azur semé de fleurs des lis d’or, au lambel à trois pendants de gueules, qui est d’Anjou ancien. Au 2e d’azur semé de fleurs de lis d’or, à la bordure de gueules, qui est d’Anjou moderne[36].

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks