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Bias (Landes)

commune française du département des Landes From Wikipedia, the free encyclopedia

Bias est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine.

Faits en bref Administration, Pays ...
Bias
Bias (Landes)
La maison de l'airial et l'église Saint-Michel.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Intercommunalité Communauté de communes de Mimizan
Maire
Mandat
Julien Biremont
2026-2032
Code postal 40170
Code commune 40043
Démographie
Gentilé Biassuts
Population
municipale
809 hab. (2023 en évolution de +9,47 % par rapport à 2017)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 08′ 49″ nord, 1° 13′ 39″ ouest
Altitude Min. 20 m
Max. 70 m
Superficie 20,95 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Mimizan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Côte d'Argent
Législatives Première circonscription
Localisation
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Bias
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Bias
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Bias
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Bias
Liens
Site web bias40.fr
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Géographie

Localisation

Commune située en pays de Born dans la forêt des Landes sur la route nationale 652 entre Mimizan et Lit-et-Mixe.

OpenStreetMap

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Mézos, Mimizan et Saint-Julien-en-Born.

Communes limitrophes de Bias[1]
Mimizan
Bias Mézos
Saint-Julien-en-Born

Hydrographie

L'étang de Bourg-le-Vieux est sur la commune. Son exutoire est le ruisseau de Tirelagüe.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Littoral charentais et aquitain, caractérisée par une pluviométrie élevée en automne et en hiver, un bon ensoleillement, des hivers doux (6,5 °C), soumis à la brise de mer[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 144 mm, avec 1,3 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Biscarrosse à 28 km à vol d'oiseau[8], est de 14,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 851,5 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,6 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Bias est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mimizan, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 5 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (92 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (94,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (37 %), zones urbanisées (4 %), zones agricoles hétérogènes (2,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,3 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Bias est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].

Bias est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures[18],[19].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[20].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bias.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. Aucune partie du territoire de la commune n'est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 555 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, aucun n'est en aléa moyen ou fort, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[21],[Carte 2].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999, 2006 et 2009 et par des mouvements de terrain en 1999

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes port de Byars en 1254[22], de Bias, de Bios in Borno en 1274, Biartz en 1311, Le Bias en 1638[23].

Le toponyme, d'origine aquitaine, est basé sur le radical basque behar (bearr)[24] élargi par un suffixe locatif -tz. Sens du toponyme : chemin, route (du latin via).

La graphie occitane restituée est Biarç /bjas/.

Histoire

Antiquité

La voie romaine littorale de Bordeaux à Bayonne traverse le territoire de Bias et laisse son nom au village (vias signifiant voies en latin)[25].

Moyen Age

Durant le Moyen Age, les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle empruntèrent l'itinéraire de l'antique voie romaine littorale dans leur traversée du pays de Born. Au nord-est du bourg, la voie passe aux limites de Mimizan près d'un carrefour dit « dous naous camins », car neuf chemins s'y rejoignent alors[25].

Le acte la reconnaissance du prieur de Mimizan par le roi Édouard II d'Angleterre. Sur cet acte rédigé en latin, on peut lire que le prieur de Mimizan reçoit une décime des revenus de Monte Sancti Michaeli de Biars, c'est-à-dire le mont ou la montagne de Saint-Michel-de-Biars ou le mont Biars[26].

En 1311, les rôles Gascons[22] indiquent que les habitants de la paroisse de Biartz doivent payer pour l’année un impôt par livre de cire.

En 1314, la vicomtesse de Fronsac transige avec le roi d'Angleterre sur la justice haute et moyenne de Bias[25].

Au XIVe siècle, l'abbé de Saint-Sever détient le village de Bias avec ses droits et devoirs, fiefs et propriétés. Louis de Castéja possède Bias à la fin du XVe siècle[25].

Époque moderne

Le 7 septembre 1673, le duc de Bouillon inféode en faveur d'Honoré de Lur-Saluces, vicomte d'Uza, la justice haute, moyenne et basse de la paroisse de Bias (ainsi que celles du Vignac, de Saint-Julien et de Mézos)[25].

En 1772, l'ancien bourg de Bias, situé à environ deux kilomètres à au sud ouest de son emplacement actuel, est définitivement abandonné par ses habitants alors qu'il est peu à peu submergé par la formation du petit étang de Bourg-le-Vieux provoquée par l'avancée des dunes de sable sous l'effet du vent[27]. L'église primitive Saint-Michel, dépendant du prieuré Sainte-Marie de Mimizan, est démolie et reconstruite à son emplacement actuel en 1770, puis en 1904[28].

XXIe siècle

Le , Julien Biremont, président du Comité des Fêtes, et Alain Cousquer, maire, ouvrent la première Feria qui se déroule sur trois jours. S'inspirant des fêtes traditionnelles de Dax, les Fêtes de Bias proposent un programme riche en animations pour un village de 750 habitants. En quelques années elles voient leur fréquentation augmenter de façon significative, devenant un événement incontournable du canton durant l'été. Pour la première fois, lors de l'édition 2019, un encierro est organisé lors de l'ouverture des fêtes.

Politique et administration

Administration municipale

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[29].

Liste des maires

Comme dans de nombreuses communes, la liste des maires successifs est affichée à l'entrée de la mairie[30],[31].

Bias et les trois communes voisines de Aureilhan, Lit-et-Mixe et Pontenx-les-Forges ont la particularité que — pendant un siècle (1850-1950) — tous les maires de ces quatre communes appartenaient aux seules trois familles Berque, Gaston et Sargos[32].

De graves dissensions se font jour à partir de 2008 au sein du conseil municipal, ce qui bloque les affaires de la commune. Le maire est mis en minorité mais il reste en place et ne transmet au préfet que les délibérations qui lui conviennent[33]. Compte tenu de cette situation, le préfet des Landes demande la dissolution du conseil municipal. Celle-ci est validée par le Conseil des ministres en [34]. L'ex-maire quitte la mairie en emportant plusieurs documents appartenant à la commune qu'il refuse de rendre malgré les injonctions du préfet. En , les conseillers municipaux doivent intenter une action en justice contre l'ancien maire[35].

Cette dissolution entraîne de nouvelles élections[33]. Elles sont organisées le pour le premier tour, par une délégation de trois personnes nommées par le préfet des Landes. Deux listes s'opposent : celle de l'ancien maire René Teulé, et celle de l'ex-premier adjoint, Alain Cousquer. La liste de ce dernier l'emporte dès le premier tour. Lors de la première réunion du conseil municipal qui suit cette élection, le , Alain Cousquer est élu maire à l'unanimité des voix[36].

Le , Alain Cousquer annonce publiquement qu'il démissionnera prochainement de ses fonctions de maire de Bias. De plus à la suite de la démission de cinq conseillers municipaux, une élection municipale partielle complémentaire est organisée le [37],[38].

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1795 Pierre Berque   Marchand
1795 1803 Jean Gaston (père)   Propriétaire
1803 1809 Jean Gaston (fils)   Propriétaire
1809 1821 Antoine Dupouy    
1821 1832 Jean-Marie Berque    
1832 1835 Étienne Froustey    
1835 1860 Barthélémy Berque   Fabricant de résine
1860 1885 Jean-Pierre Alphonse Sargos[39]    
1885 1892 Jacques Berque   Propriétaire
1892 1896 Simon Gaston   Aubergiste
1896 1900 Joseph Dousse    
1900 1944[40] Henri Sargos   Industriel, maire de Mimizan (1891-1900)
Fils de l'ancien maire Jean-Pierre Alphonse Sargos, frère de Pierre « Léon » Sargos (1855-1944) maire de Lit-et-Mixe[41] et oncle Roger Sargos (1886-1966) maire d'Aureilhan[42],
Chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur[43]
1944 1945 René Duvignau    
1945 1965 Louis Lassalle    
1965 1977 Simon Lassalle    
1977 1995 Raoul Duvignau RPR Vice-président fondateur du District (communauté de communes de Mimizan)
1995 31 décembre 2000[Note 3] Vincent Daret DVD Vice-président du District (communauté de communes de Mimizan)
31 janvier 2001 Monique Froustey DVC L'intérim est assuré par la Maire-adjointe Monique Froustey
2001 Vincent Daret DVD  
2001 12 mai 2011[34] René Teulé PCF Vice-président de la communauté de communes de Mimizan
12 mai 2011 11 juin 2011 Jacques Malicet   L'intérim est assuré par une délégation spéciale nommé par le préfet[47]
11 juin 2011 24 juillet 2017[Note 4] Alain Cousquer[36] PS Vice-président de la communauté de communes de Mimizan[49]
3 août 2017 Alain Biremont DVG L'intérim est assuré par le Maire-adjoint Alain Biremont
3 août 2017[48] 21 mars 2026 Élisabeth Etcheverria DVG Vice-présidente de la communauté de communes de Mimizan[50]
21 mars 2026 en cours Julien Biremont

[51]

RE Vice-président de la communauté de communes de Mimizan
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Démographie


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[52]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[53].

En 2023, la commune comptait 809 habitants[Note 5], en évolution de +9,47 % par rapport à 2017 (Landes : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
118106107122147154169173180
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
190194246222218205196224244
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
244233252244240235215229251
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
248269320395505514673719709
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
761809-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[54] puis Insee à partir de 2006[55].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Maison de l'airial : maison traditionnelle à ossature bois et murs à barrons en fougères située au centre du bourg. Restaurée en 1992, elle est la propriété du District de Mimizan et est devenue un lieu d'exposition ouvert durant la saison estivale[25].
  • Église Saint-Michel
  • Fontaine du Salut ou Saint-Michel, saint patron de la paroisse. Située à une centaine de mètres de l'église, elle attire les habitants souhaitant soigner les maladies de la peau ou soulager des maux d'estomac ou de reins. La source est couverte d'une pierre provenant de l'autel de l'ancienne chapelle d'Orvignacq (Saint-Julien-en-Born)[25].

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

Related Articles

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