Bias (Landes)
commune française du département des Landes
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Bias est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine.
| Bias | |||||
La maison de l'airial et l'église Saint-Michel. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Landes | ||||
| Arrondissement | Mont-de-Marsan | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Mimizan | ||||
| Maire Mandat |
Julien Biremont 2026-2032 |
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| Code postal | 40170 | ||||
| Code commune | 40043 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Biassuts | ||||
| Population municipale |
809 hab. (2023 |
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| Densité | 39 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 08′ 49″ nord, 1° 13′ 39″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 20 m Max. 70 m |
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| Superficie | 20,95 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Mimizan (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Côte d'Argent | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Landes
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | bias40.fr | ||||
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Géographie
Localisation
Commune située en pays de Born dans la forêt des Landes sur la route nationale 652 entre Mimizan et Lit-et-Mixe.

Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Mézos, Mimizan et Saint-Julien-en-Born.
Hydrographie
L'étang de Bourg-le-Vieux est sur la commune. Son exutoire est le ruisseau de Tirelagüe.
- Étang de Bourg le Vieux.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Littoral charentais et aquitain, caractérisée par une pluviométrie élevée en automne et en hiver, un bon ensoleillement, des hivers doux (6,5 °C), soumis à la brise de mer[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 144 mm, avec 1,3 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Biscarrosse à 28 km à vol d'oiseau[8], est de 14,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 851,5 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,6 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Bias est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mimizan, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 5 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (92 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (94,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (37 %), zones urbanisées (4 %), zones agricoles hétérogènes (2,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,3 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Bias est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].
Bias est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures[18],[19].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[20].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. Aucune partie du territoire de la commune n'est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 555 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, aucun n'est en aléa moyen ou fort, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[21],[Carte 2].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999, 2006 et 2009 et par des mouvements de terrain en 1999
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes port de Byars en 1254[22], de Bias, de Bios in Borno en 1274, Biartz en 1311, Le Bias en 1638[23].
Le toponyme, d'origine aquitaine, est basé sur le radical basque behar (bearr)[24] élargi par un suffixe locatif -tz. Sens du toponyme : chemin, route (du latin via).
La graphie occitane restituée est Biarç /bjas/.
Histoire
Antiquité
La voie romaine littorale de Bordeaux à Bayonne traverse le territoire de Bias et laisse son nom au village (vias signifiant voies en latin)[25].
Moyen Age
Durant le Moyen Age, les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle empruntèrent l'itinéraire de l'antique voie romaine littorale dans leur traversée du pays de Born. Au nord-est du bourg, la voie passe aux limites de Mimizan près d'un carrefour dit « dous naous camins », car neuf chemins s'y rejoignent alors[25].
Le acte la reconnaissance du prieur de Mimizan par le roi Édouard II d'Angleterre. Sur cet acte rédigé en latin, on peut lire que le prieur de Mimizan reçoit une décime des revenus de Monte Sancti Michaeli de Biars, c'est-à-dire le mont ou la montagne de Saint-Michel-de-Biars ou le mont Biars[26].
En 1311, les rôles Gascons[22] indiquent que les habitants de la paroisse de Biartz doivent payer pour l’année un impôt par livre de cire.
En 1314, la vicomtesse de Fronsac transige avec le roi d'Angleterre sur la justice haute et moyenne de Bias[25].
Au XIVe siècle, l'abbé de Saint-Sever détient le village de Bias avec ses droits et devoirs, fiefs et propriétés. Louis de Castéja possède Bias à la fin du XVe siècle[25].
Époque moderne
Le 7 septembre 1673, le duc de Bouillon inféode en faveur d'Honoré de Lur-Saluces, vicomte d'Uza, la justice haute, moyenne et basse de la paroisse de Bias (ainsi que celles du Vignac, de Saint-Julien et de Mézos)[25].
En 1772, l'ancien bourg de Bias, situé à environ deux kilomètres à au sud ouest de son emplacement actuel, est définitivement abandonné par ses habitants alors qu'il est peu à peu submergé par la formation du petit étang de Bourg-le-Vieux provoquée par l'avancée des dunes de sable sous l'effet du vent[27]. L'église primitive Saint-Michel, dépendant du prieuré Sainte-Marie de Mimizan, est démolie et reconstruite à son emplacement actuel en 1770, puis en 1904[28].
XXIe siècle
Le , Julien Biremont, président du Comité des Fêtes, et Alain Cousquer, maire, ouvrent la première Feria qui se déroule sur trois jours. S'inspirant des fêtes traditionnelles de Dax, les Fêtes de Bias proposent un programme riche en animations pour un village de 750 habitants. En quelques années elles voient leur fréquentation augmenter de façon significative, devenant un événement incontournable du canton durant l'été. Pour la première fois, lors de l'édition 2019, un encierro est organisé lors de l'ouverture des fêtes.
Politique et administration
Administration municipale
Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[29].
Liste des maires
Comme dans de nombreuses communes, la liste des maires successifs est affichée à l'entrée de la mairie[30],[31].
Bias et les trois communes voisines de Aureilhan, Lit-et-Mixe et Pontenx-les-Forges ont la particularité que — pendant un siècle (1850-1950) — tous les maires de ces quatre communes appartenaient aux seules trois familles Berque, Gaston et Sargos[32].
De graves dissensions se font jour à partir de 2008 au sein du conseil municipal, ce qui bloque les affaires de la commune. Le maire est mis en minorité mais il reste en place et ne transmet au préfet que les délibérations qui lui conviennent[33]. Compte tenu de cette situation, le préfet des Landes demande la dissolution du conseil municipal. Celle-ci est validée par le Conseil des ministres en [34]. L'ex-maire quitte la mairie en emportant plusieurs documents appartenant à la commune qu'il refuse de rendre malgré les injonctions du préfet. En , les conseillers municipaux doivent intenter une action en justice contre l'ancien maire[35].
Cette dissolution entraîne de nouvelles élections[33]. Elles sont organisées le pour le premier tour, par une délégation de trois personnes nommées par le préfet des Landes. Deux listes s'opposent : celle de l'ancien maire René Teulé, et celle de l'ex-premier adjoint, Alain Cousquer. La liste de ce dernier l'emporte dès le premier tour. Lors de la première réunion du conseil municipal qui suit cette élection, le , Alain Cousquer est élu maire à l'unanimité des voix[36].
Le , Alain Cousquer annonce publiquement qu'il démissionnera prochainement de ses fonctions de maire de Bias. De plus à la suite de la démission de cinq conseillers municipaux, une élection municipale partielle complémentaire est organisée le [37],[38].
- La mairie en .
- La mairie en .
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[52]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[53].
En 2023, la commune comptait 809 habitants[Note 5], en évolution de +9,47 % par rapport à 2017 (Landes : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Maison de l'airial : maison traditionnelle à ossature bois et murs à barrons en fougères située au centre du bourg. Restaurée en 1992, elle est la propriété du District de Mimizan et est devenue un lieu d'exposition ouvert durant la saison estivale[25].
- Église Saint-Michel
- Fontaine du Salut ou Saint-Michel, saint patron de la paroisse. Située à une centaine de mètres de l'église, elle attire les habitants souhaitant soigner les maladies de la peau ou soulager des maux d'estomac ou de reins. La source est couverte d'une pierre provenant de l'autel de l'ancienne chapelle d'Orvignacq (Saint-Julien-en-Born)[25].
- Maison de l'airial.
- Ancien four à pain et pigeonnier (XIXe siècle).
- Ancienne prison (XIXe siècle).
- Monument aux morts de Bias.
- Ancienne gare de Bias.
Personnalités liées à la commune
- Claude Contis né le à Bias. Joueur de rugby à XV. Finaliste du championnat de France de rugby à XV en 1961, 1963 et 1966 avec l'Union sportive dacquoise. Troisième ligne centre (1,8 m ; 86 kg).
Voir aussi
Bibliographie
- Gérard Gaston, Bias en Born, 2014, 234 pages (ISBN 978-1-29181-865-9)
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Archives conservées par : archives départementales des Landes (E dépôt 43, FRAD040_E_DEPOT_43_0001.pdf)
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la santé :
- Bias sur le site de l'Institut géographique national
- Bias sur le site officiel de Communauté de Communes de Mimizan
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

