Yves Renouard
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| Président Comité français des sciences historiques | |
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| Directeur Maison du Maroc | |
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| Doyen Faculté des lettres de Bordeaux (d) | |
| à partir de | |
| Membre de l'École française de Rome | |
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| Directeur École des hautes études hispaniques et ibériques (d) |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Yves Léon Marcel Émile Adrien Renouard |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Famille |
Famille Renouard (d) |
| Enfant |
François Renouard (d) |
| A travaillé pour |
École française de Rome (- Université de Paris (en) Université de Bordeaux (d) |
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| Membre de | |
| Distinctions |
Yves Renouard, né le 17 février 1908 à Paris (10e arrondissement)[1], mort le 15 janvier 1965 à Paris (14e arrondissement), est un historien français.
Yves Renouard est issu de la bourgeoisie commerçante. Son père, Robert Renouard, né en 1870 à Boulogne-sur-Mer (département du Pas-de-Calais), est négociant. Durant la Grande Guerre, il est mobilisé dans les trains sanitaires puis dans un hôpital militaire de Tours[2].
En 1932, il épouse, à Paris (10e arrondissement), Françoise Lheureux[3]. De leur union naît le diplomate François Renouard (époux d'Isabelle Renouard et père de Cécile Renouard).
En 1929, Yves Renouard est admis à l’École normale supérieure, au sein de la même promotion que Victor-Henry Debidour, que Henri Queffelec et que Jacques Soustelle[4]. En 1932, il est reçu, le premier, à l'agrégation d'histoire[5].
Après cinq années en Italie, dont deux à l'École française de Rome (1933-1934) et trois à l'Institut français de Florence (1935-1937), il arrive en 1937 à la Faculté de lettres de Bordeaux[6] où il enseignera jusqu'en — sauf deux courtes interruptions, en 1939-40, pour s'engager et, en 1943-44, pour une suppléance à la Sorbonne — et dont il sera doyen de 1946 à 1955[7]. En 1948, il refonde avec Joseph Calmette (université de Toulouse) la revue archéologique, historique et philologique, les Annales du Midi.
En 1942, il soutient ses thèses à la Sorbonne : sa thèse principale, qui porte sur Les relations des papes d'Avignon et des compagnies bancaires de 1316 à 1378, est complétée par une thèse complémentaire présentant ses Recherches sur les compagnies commerciales et bancaires utilisées par les papes d'Avignon avant le grand Schisme. Il poursuit par la suite ses recherches sur l'histoire de la papauté et de l'Italie médiévale et en tire de nombreuses publications, y compris à destination d'un public plus large, comme les courts volumes de la collection "Que sais-je ?" consacrés à La papauté à Avignon (1954) et à l'Histoire de Florence (1962). Il avait aussi, dès 1949, fait paraître un ouvrage de synthèse sur Les hommes d'affaires italiens au Moyen Age, rapidement "devenu un 'classique' de l'histoire économique médiévale"[8] (qui a connu plusieurs rééditions jusqu'au début du XXIe siècle).
Parallèlement à ses travaux sur l'Italie médiévale, son intérêt se porte, après sa nomination à la Faculté des lettres de Bordeaux, à l'histoire de la Gascogne et au Sud-Ouest[7]. Ce chantier donne lieu à de nombreux articles ainsi qu'à plusieurs ouvrages : il se charge de l'édition du tome IV des Rôles gascons (1307-1317) parus en 1958 et dirige le troisième tome de l'Histoire de Bordeaux consacré à Bordeaux sous les rois d'Angleterre qui paraît en 1965.
Ses thèses, son ouvrage de 1949 et ses autres publications l'avaient installé comme l'un des spécialistes français de l'histoire de l'économie médiévale, et c'est à ce titre qu'il est appelé en 1955 à la Sorbonne : nommé à la chaire nouvellement créée d'Histoire économique du Moyen Âge, il succède ensuite en 1958 à son ancien professeur Robert Fawtier à la chaire d'histoire du Moyen Âge qu'il occupe jusqu'à sa mort prématurée le [9].
En 1956, il prend la succession de Lucien Febvre à la présidence du Comité français des sciences historiques et la conserve jusqu'à son décès en 1965. De 1955 à 1958, il est également directeur de la Maison du Maroc à la Cité internationale universitaire de Paris[10]. A partir de 1961, il est co-directeur de la revue Le Moyen Âge et dirige en 1963-64 le jury d'agrégation masculine d'histoire[7].
Citations
« La ville médiévale commence avec la construction de la première muraille et cesse avec la destruction de la dernière muraille ». Cours d'Yves Renouard, coll. Regards sur l'histoire, dirigée par Victor L. Tapié, 1969