Bienvenu de Miollis
évêque de Digne (1753-1843)
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François Melchior Charles Bienvenu de Miollis, né le à Aix-en-Provence et mort le à Aix en Provence, est un homme d'Église français, évêque de Digne de à .
Aix-en-Provence (France)
| Bienvenu de Miollis | ||||||||
Portrait de Bienvenu de Miollis. | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | Aix-en-Provence (France) |
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| Père | Joseph Laurent de Miollis (d) | |||||||
| Mère | Marie-Thérèse Boyer de Fonscolombe (d) | |||||||
| Ordination sacerdotale | ||||||||
| Décès | (à 90 ans) Aix-en-Provence (France) |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | par Giovanni Battista Caprara | |||||||
| Dernier titre ou fonction | Évêque émérite de Digne | |||||||
| Évêque de Digne | ||||||||
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Il a inspiré le personnage de Bienvenu Myriel dans le roman Les Misérables de Victor Hugo. Sa cause de béatification a été ouverte en 2023.
Biographie
D'une famille anoblie en , il est le fils de Joseph-Laurent de Miollis, (-), lieutenant-général civil et criminel en la sénéchaussée d'Aix, conseiller au Parlement de Provence et de Marie Thérèse Delphine Boyer de Fonscolombe (fille d'Honoré Boyer de Fonscolombe (en)). Plusieurs de ses frères se distinguent : Balthazar et Sextius Alexandre François sont généraux et Honoré-Gabriel, qui est docteur en droit en , avocat puis préfet du Finistère de à , est créé baron de Miollis en .
Il est ordonné prêtre le à Carpentras[1]. Il débute son ministère comme vicaire à Brignoles (Var) et comme aumônier des Ursulines à Aix-en-Provence[2].
En , il refuse de prêter le serment constitutionnel au nouveau statut de l'Église imposé pendant la Révolution et émigre à Rome, où il reste dix ans[2].
De retour en France, il est nommé vicaire à la cathédrale Saint-Sauveur d'Aix en , puis curé de Brignoles en [2].
Il est nommé évêque de Digne en [2] et le reste jusqu'à sa démission en , du fait de son grand âge et de son état de santé.
Il assiste au concile de Paris de , durant lequel il résiste avec une grande fermeté aux prétentions de Napoléon[réf. nécessaire].
Il inspire à Victor Hugo le personnage de l'évêque Myriel dans Les Misérables paru en 1862[3],[4]. Selon la note de l'édition de 1909 du roman, la ressemblance ne s'arrête pas au nom, à la date et au lieu : en , Bienvenu Miollis aurait hébergé chez lui un forçat libéré, Pierre Maurin, qui aurait lui-même inspiré au romancier le personnage de Jean Valjean[5]. L'affirmation est reprise d'un article d'Armand de Pontmartin qui dit avoir rencontré en 1862 un ancien secrétaire de Bienvenu de Miollis qui lui en aurait fait le récit. L'authenticité de l'anecdote se heurte cependant à l'absence de trace documentaire[3],[6].
Procès en béatification
L'ouverture de son procès en béatification est votée à l'issue de l'Assemblée plénière des évêques de France le [7],[8],[9].
Distinction
Armes
D'azur au chevron d'or accompagné de 3 lis d'argent[11].