La Somalie est le pays le plus dangereux d'Afrique pour les journalistes[1],[2]. Le média est fondé en avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) avec une équipe de six journalistes[3],[4]. Peu avant le lancement de Bilan Media, l'une des journalistes du groupe survit à un attentat islamiste du groupe al-Chabab[3]. Il s'agit du premier média complètement féminin dans le pays[2] et il prône de rendre plus visibles les sujets touchant aux femmes[5],[6],[7]. Le terme «bilan» est choisi car il signifie «lumineux» en somali[8].
Depuis la fondation du groupe, la rédactrice en chef est Fathi Mohamed Ahmed[2] et la directrice est Nasrin Mohamed Ibrahim[7]. Depuis sa création, le média se consacre à des sujets de société, notamment en partageant des nouvelles au sujet de la précarité menstruelle en Somalie, et en interrogeant des femmes et des filles[9],[10]. Il s'intéresse aussi à des sujets traditionnellement tabous, comme l'usage de drogue chez les personnes défavorisées en Somalie[2],[4]. Les contenus sont diffusés à la radio, la télévision et la presse écrite en ligne[10].
En 2024, le groupe lance la première émission de télévisionpolitiquesomalienne organisée par des femmes[11]. En juin de la même année, il remporte le prix de la liberté de la presse de One World Media[3].
1 2 «Fault, justice, and firsts in court, nature, and the newsroom», Christian Science Monitor, (ISSN0882-7729, lire en ligne, consulté le )
↑ (en-GB) Isabel Choat, «Somalia to launch its first current affairs TV show led by women», The Guardian, (ISSN0261-3077, lire en ligne, consulté le )