Biopolitique

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L'enlèvement des Sabines, par le sculpteur Giambologna, 1582

Le terme biopolitique est un néologisme associé à l'écologie politique.

Il est par ailleurs utilisé par Michel Foucault pour identifier une forme d'exercice du pouvoir qui porte, non plus sur les territoires mais sur la vie des individus, sur des populations, le biopouvoir.

Il a été repris et développé depuis par Giorgio Agamben, Toni Negri et Roberto Esposito[1].

Dans le domaine de l'écologie politique, le terme biopolitique est « utilisé en Allemagne dès le début des années 1960 lors des congrès de la Société internationale pour la recherche sur les maladies de la civilisation et les subtances vitales[2]. ».

« Quant au 20e siècle, il a, dans sa seconde moitié, provoqué des réactions contre des dangers jusqu'alors inconnus, mais non imprévisibles, consécutifs à l'explosion démographique et industrielle sans précédent qui le caractérise[3]. Ces réactions constituèrent ce que Günther Schwab et André Birre appelèrent (...) la Biopolitique. Denis de Rougemont, dès les années 30, dénonçait déjà ces périls ; ses prophèties firent de lui un hérétique (...) Aujourd'hui elle est devenue l'Écologie politique ou, par contraction des termes : l'écopolitique[4]. »

En France, « en 1967, André Birre propose ainsi d'adopter le terme biopolitique[2]. » « André Birre définit le terme comme "la science et l'art de la conduite des Etats, compte tenu des limites imposées par les lois naturelles et les données ontologiques" et crée les Cahiers de la biopolitique pour encourager une réflexion collective à ce sujet[2]. » Les Cahiers de la biopolitique paraissent à partir de 1968[5] et contribuent aux débats sur l'agriculture biologique dans l'association Nature et Progrès[2].

Biopolitique et discipline

Notes et références

Voir aussi

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