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Birger Gerhardsson

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Naissance
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Décès
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LundVoir et modifier les données sur Wikidata
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Birger Gerhardsson
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Biographie
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Kungliga Humanistiska Vetenskapssamfundet i Lund (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Prononciation

Birger Gerhardsson, né le à Vännäs et mort le à Lund[1], est un théologien, qui a été professeur d'exégèse du Nouveau Testament de l'université de Lund, en Suède.

Il est une des figures de l'école d'Uppsala.

Selon Birger Gerhardsson, Jésus de Nazareth était un maître agissant au sein d'une culture juive où la mémorisation était la clef de voûte de toute transmission religieuse [2]. Dans ce contexte, les disciples ne se contentaient pas d'écouter, ils devenaient les dépositaires d'une tradition structurée, calquée sur les méthodes pédagogiques des écoles rabbiniques contemporaines [3].

Gerhardsson soutient que Jésus a délibérément utilisé des procédés mnémotechniques, tels que le parallélisme, le rythme et les formules lapidaires, pour graver son enseignement dans l'espit de ses auditeurs [4]. Cette transmission se divisait en deux formes : des paroles fixes, à mémoriser mot à mot, et des récits de type haggadique, plus souples, permettant une adaptation aux besoins de l'audience tout en conservant un noyau historique stable [5]. Pour garantir l'intégrité de ce dépôt, les disciples les plus proches, notamment les Douze, auraient formé un véritable « collège » de gardiens, exerçant une fonction de régulationsur la parole circulante [6].

Ce modèle de contrôle communautaire contredit frontalement le scepticisme de l'école allemande de Rudolf Bultman, qui imaginait une tradition orale évoluant de manière anonyme[7]. En réintégrant la figure du témoin oculaire au centre du processus, Gerhardsson postule que les Évangiles sont le résultat final d'une mise par écrit d'une « tradition enseignée » [8],[9].

Gerhardsson est président de la Studiorum Novi Testamenti Societas en 1990.

Néanmoins l'hypothèse est débattue. La littérature néotestamentaire ne mentionne en effet aucun devoir de mémorisation des paroles du maître, pas plus que de l'existence d'un tel collège[10]. La précocité de la diversité des traditions interprétatives des paroles de Jésus rend également discutable l'hypothèse, même s'il a pu exister une école de scribes chrétiens attachés à conserver les paroles de Jésus[10]. Par ailleurs, la fixation tant du Talmud que de la Mishna est nettement plus tardive que la fixation des écrits néotestamentaires[11].

Notes et références

Bibliographie

Traductions

Annexes

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