Bloc montpelliérain

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Fondation
Dissolution
Zone d'activité
Bloc montpelliérain
Histoire
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Dissolution
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Organisation
Affiliation

Le Bloc montpelliérain est un groupuscule d'extrême droite violent français fondé en à Montpellier.

Il est issu de la dissolution du groupuscule d'extrême droite Jeunesse Saint-Roch. Il compte une vingtaine de membres en 2026. Il commet plusieurs actes de violence contre des militants syndicaux, des associations et des personnes LGBT. En , le ministère de l'Intérieur dissout le groupuscule.

Le Bloc montpelliérain est fondé en à la suite de la dissolution du groupuscule d'extrême droite Jeunesse Saint-Roch, dont il reprend une grande partie des militants. Avant sa création officielle, des membres agissent sous le label South Face, aux côtés de militants identitaires de Jeunes d'Oc et de royalistes de l'Action française[1].

Selon Midi libre, le Bloc montpelliérain compte en 2026 une vingtaine de membres et son dirigeant résiderait près d'Uzès (Gard)[2].

Actions et violences

Lors d'une manifestation agricole en , un activiste du Bloc montpelliérain est filmé en train de chasser un militant communiste du cortège[3]. Le même mois, le Bloc montpelliérain intimide un journaliste lors d'une manifestation[1].

En , des tags racistes et haineux sont apposés sur plusieurs locaux associatifs montpelliérains, dont le bar La Base et des structures d'accompagnement des exilés comme la Cimade[4].

Le , lors du Festival des fanfares à Montpellier, un groupe de huit à dix individus aux visages dissimulés, identifiés comme membres du groupuscule, mène plusieurs actions violentes[4] : un militant syndical de 30 ans est frappé au visage, ce qui lui cause une dent cassée et 42 jours d'incapacité totale de travail[3],[4] ; des projectiles sont lancés sur un stand tenu par des femmes voilées, et une personne trans de 19 ans est menacée et bousculée. Selon Libération, la date aurait été choisie en référence aux commémorations du militant antifasciste Clément Méric, tué onze ans plus tôt[4]. Un activiste du Bloc montpelliérain est reconnu coupable d'avoir participé à l'agression du syndicaliste et est condamné à dix mois de prison avec sursis et 3 000 euros d'amende[3].

Le même mois, conjointement avec la Ligue du Midi, le Bloc montpelliérain appelle à perturber une lecture pour enfants par des drag queens à la librairie Sauramps, ce qui contraint l'établissement à annuler l'événement[3].

En , une dizaine de militants du Bloc montpelliérain attaquent le bar Le Prolé à Alès (Gard), haut lieu des communistes locaux, lors de la feria de l'Ascension. Armés de gaz lacrymogènes, ils blessent une vingtaine de personnes, dont un cheminot de la Confédération générale du travail hospitalisé en urgence avec une fracture au nez[5],[6]. Une enquête est ouverte à la suite de cet incident[6]. L'affaire suscite de nombreuses réactions d'élus locaux et nationaux, ainsi que plusieurs rassemblements de protestation contre l'extrême droite dans la région[6].

Dissolution

En , à la suite de l'attaque d'Alès, le ministère de l'Intérieur demande à la préfecture du Gard un bilan détaillé des agissements du groupe, en vue d'une éventuelle dissolution[6].

En , le ministère de l'Intérieur engage une procédure de dissolution à l'encontre du Bloc montpelliérain, simultanément à une procédure similaire visant l'organisation identitaire violente Patria Albiges. La dissolution est notamment motivée par des soupçons d'actes violents[2],[7]. Le groupuscule est dissous le [8].

Idéologie

Réseaux

Références

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