Boeing KC-46A

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Le Boeing KC-46 Pegasus, fabriqué par Boeing, est une version de l'avion Boeing 767-200 avec un cockpit dérivé du Boeing 787 qui est destinée au ravitaillement en vol.

StatutEn production, en service
Faits en bref Constructeur, Rôle ...
Boeing KC-46A Pegasus
Vue de l'avion.
Un des premiers KC-46A en 2016.

Constructeur Boeing
Rôle Avion ravitailleur
Statut En production, en service
Premier vol
Mise en service
Investissement 2,8 milliards de dollars[1]
Coût unitaire 241 millions de dollars[2]
Nombre construits 100 appareils livrés (2 décembre 2025) 89 appareils livrés (31 décembre 2024)
Dérivé de Boeing KC-767
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Historique

Programme

Premier ravitaillement par KC-46 d'un C-5M Galaxy le 29 avril 2019.

Le , l'avion a été sélectionné par l'United States Air Force (USAF) à l'issue de l'appel d'offres homérique et controversé de ravitailleurs KC-X, destinés à remplacer les anciens Boeing KC-135 Stratotanker, après l'annulation en 2006 du contrat concernant le Boeing KC-767. Ce contrat d'un montant de 4,9 milliards de dollars américains est verrouillé dans un accord ferme et à prix fixe avec Boeing. Ce contrat tient l'entrepreneur financièrement responsable des dépassements de coûts. En 2024, l'entreprise souffre de dépassements de coûts d'environ sept milliards de dollars, dus à de difficiles mises au point, et à de graves défauts mettant parfois en cause la sécurité de l'appareil, qui ont dû ou doivent être corrigés[3].

La production débute en . Les 18 premiers exemplaires devaient être livrés en 2017 pour une mise en service en 2018, mais le programme a du retard. 161 autres avions commandés devaient être livrés d'ici 2028.

En , Boeing annonce qu'il passera une deuxième charge de 536 millions de dollars sur ses résultats à la suite de problèmes sur le système d'alimentation en carburant, portant la charge totale à 1,3 milliard de dollars avant impôts. Des analystes estiment que les coûts de développement auraient été minorés pour remporter le contrat face à Airbus[4].

En puis en le Japon passe une commande pour deux exemplaires destinés à la force aérienne d'autodéfense japonaise, le second étant prévu alors pour être livré en 2021[5]. Les options pour deux autres sont exercées en . Mais le programme prend du retard.

Livraisons

L'USAF prend possession de son premier appareil le avec des restrictions d'utilisation. Elle a refusé d'accepter le KC-46 à deux reprises jusqu'en . Les inspecteurs militaires ont découvert des objets étrangers et des outils et des vis oubliés dans des zones fermées telles que les parties d'aile de l'avion. Début 2020, les KC-46A ne sont pas aptes à être engagés en opération de combat. Leur « Remote Vision System » [RVS], c'est-à-dire un système de caméras qui, fourni par Rockwell Collins, permet de contrôler avec précision le ravitaillement en vol d'un autre appareil, ayant des défaillances[6]. Les réparations et mises à niveau sont à la charge de Boeing qui accuse des pertes totales d'environ 5 milliards de dollars américains sur ce programme financé par des contrats à prix fixes.

La première livraison fut donc effectuée en avec 4 appareils[crs 1]. 28 KC-46 sont livrés en 2019, 14 en 2020 soit 42 livraisons sur quatre bases différentes fin 2020.

Le premier lot de 67 appareils commandé fut livré entre le et , en cinq tranches[crs 2]. Malgré les problèmes[crs 3], l'USAF a attribué le à Boeing un contrat de 1,7 milliard de dollars pour 12 avions-citernes KC-46A supplémentaires, soit un total de 79 appareils[7].

89 sont livrés au , et le 100e livré à l'USAF le [8].

Exportations et problèmes techniques

Israël veut en commander huit unités début 2020[9], 4 commandés fermes avec une livraison à partir de fin 2023, et 4 en option.

Le , l'US Air Force a annoncé qu'elle avait retardé la date de la production de série du Boeing KC-46A Pegasus jusqu'à la fin de l'exercice 2024 le temps que Boeing corrige les défauts de l'avion.

Le premier Boeing KC-46 japonais arrivant le 29 octobre 2021 à l'aéroport de Yonago-Miho.

Le premier KC-46A japonais est réceptionné le , un second étant en construction[10].

Le , un KC-46A, avec une délégation sénatoriale à bord, doit effectuer un atterrissage d'urgence avec sa perche de ravitaillement déployée, celle-ci n'ayant pu être repliée à cause d'un problème technique[11].

Le , le Japon passe commande de deux nouveaux KC-46, soit 6 au total, alors qu'elle en a deux en service. En outre, des partenaires japonais de Boeing produisent 16 % de la structure de la cellule[12].

En 2024 encore, l'US Air Force exige du constructeur de résoudre 7 problèmes techniques, qui sont classés en category one (première catégorie). Ceux-ci doivent être résolus vite, car cela peut blesser les personnels, voire provoquer la perte de l'appareil ou mettre en péril la vie de l'équipage. En raison du prix fixé selon le contrat, Boeing a déjà perdu 7 milliards de dollars sur ce programme[13].

2024, L'Italie annule[14] sa commande d'acquisition de six KC-46A.

En 2025, l'USAF annonce conduire des inspections sur les 89 appareils reçus en raison de fissures détectées sur deux appareils et sur quatre en cours de livraison par Boeing ; alors que le programme est déjà entaché par d'autres déboires, notamment sur la perche de ravitaillement et le système de caméras. L'Air Force n'apprécie pas que l'appareil soit loin d'être opérationnel. Selon le Pentagone, le taux de capacité de mission a baissé de 24% au cours de l'année 2024. En 2023 déjà, le KC-46A ne comptait que 63% des capacités de mission[15],[16].

Opérateurs

En , il est en service dans deux pays :

  • Drapeau du Japon Japon : six appareils prévus

Un troisième pays l'ayant commandé :

  • Drapeau d’Israël Israël : 4 commandés fermes et 4 en option.

Notes et références

Voir aussi

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