Bonou (Bénin)

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Maire
Mandat
Emmanuel Dossou Zounmènou
2026-2033
Population44 349 hab. (2013[1])
Bonou
Bonou (Bénin)
Bonou
Administration
Pays Drapeau du Bénin Bénin
Département Ouémé (préfecture)
Maire
Mandat
Emmanuel Dossou Zounmènou
2026-2033
Démographie
Population 44 349 hab. (2013[1])
Densité 177 hab./km2
Géographie
Coordonnées 6° 54′ nord, 2° 27′ est
Superficie 25 000 ha = 250 km2
Divers
Langue(s) Français
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bénin
Voir sur la carte topographique du Bénin
Bonou
Géolocalisation sur la carte : Bénin
Voir sur la carte administrative du Bénin
Bonou

Bonou est une commune et une ville du sud-est du Bénin, préfecture du département de Ouémé.

Biodiversité

La commune de Bonou couvre une superficie de 250 km2. Elle présente un relief composé de plateaux entaillés par des dépressions et une zone de basse vallée. Elle est traversée par le fleuve Ouémé, qui joue un rôle majeur dans l'économie locale malgré les risques d'inondations saisonnières. Elle partage ses frontières avec les communes d'Ouinhi au nord, Adjohoun au sud, Sakété et Adja-Ouèrè à l'est, ainsi que Zè et Zogbodomè à l'ouest[2].

Le couvert végétal est essentiellement composé de savanes herbacées et arbustives et d'îlots de forêt sacrée. On y trouve des plantations de palmiers à huile, de teck et d'Acacia auriculiformis. Les cours d’eau sont bordés par quelques îlots de forêt galerie. Du fait de la pression anthropique, la faune sauvage est désormais peu répandue, mais cette végétation procure aux populations du bois de chauffage, des plantes médicinales et des mollusques[3].

Sur plusieurs dizaines d'hectares, la forêt sacrée de Gnanhouizoun (ou Gnanhoui Zoun, Zinkonzoun, en référence à l'autel de la divinité Gnanhoui[4] qui y est installé) abrite une grande diversité d'espèces. Outre les singes à ventre rouge, en voie de disparition, on y rencontre des rats, des écureuils, des lynx, des renards, des antilopes, des biches et divers reptiles[5].

Parmi les espèces végétales, on observe Dialium guineense, Afzelia africana, Cola gigantea, Lecaniodiscus cupanioides, Albizia zygia, Olax subscorpioidea, Dovyalis zenkeri, Diospyros mespiliformis, Cynometra megalophylla, Ceiba pentandra et Oxytenanthera abyssinica[5].

Population

Selon le recensement général de la population de 2013 (RGPH-4), la commune comptait 44 349 habitants répartis dans environ 7 700 ménages[1]. La commune connaît un taux de croissance démographique annuel estimé à environ 3,6 %, avec une population majoritairement rurale[6].


Histoire

La commune est majoritairement habitée par les Wémènou, appartenant à l’aire culturelle de langue wémègbe du sud du Bénin. Historiquement, le territoire a été influencé par les interactions entre les anciens royaumes d’Allada, de Danxomè et de l'Empire d’Oyo[7].

Bonou a une histoire qui est intimement liée aussi bien aux razzias menées par les souverains du royaume de Danxomè pour la prospérité et l’extension de l’influence de leur territoire qu'aux exactions que perpétraient les Yorubas du royaume d'Oyo. Premiers habitants et ethnie majoritaire de la commune de Bonou, les wémènous en vinrent alors à se dire que leur unique moyen d'échapper aux multiples affres de leurs différents persécuteurs, était de se mettre à l'abri, dans les zones humides dont l'accès serait moins aisé pour ces derniers. C'est ainsi qu'ils devinrent les premiers migrants à rejoindre les terres de actuelle commune de Bonou. Prudence étant mère de sûreté, ils se concertèrent cependant et résolurent alors de toujours parler à voix basse afin que nul ne découvre le secret de leur présence sur leur nouvelle terre d'accueil. C'est ainsi que naquit le mot d'ordre «Mi bɔ nû ba nɔn fi» qui signifie littéralement en langue wémè, «Veuillez garder vos bouches fermées afin de pouvoir demeurer ici». A force d'être répétée,  cette phrase en vint finalement à se résumer à  « Bo nou» qui  est aujourd'hui le nom de cette localité où vivent désormais en plus des wémènous, les Fons, les Mahis, les Nagos, les Holli, les Yoruba et autres[7].

Économie

L’économie locale repose essentiellement sur l’agriculture. Les principales cultures vivrières sont le manioc, la patate douce, le niébé et le maïs. Des cultures de rente telles que l'arachide, le palmier à huile et l'ananas sont également développées, notamment dans la vallée de l’Ouémé où la production d’ananas est en expansion[8]. L’élevage (petits ruminants et volailles), la pêche et la petite aquaculture constituent des sources de revenus complémentaires. La commune abrite également de petites activités industrielles liées à l’extraction de sable, à la transformation de l’huile de palme et à l’exploitation du bois[9].

Culture et tourisme

Notes et références

Bibliographie

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