Bord-Saint-Georges

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Bord-Saint-Georges
Bord-Saint-Georges
Carte postale du village vers 1920.
Blason de Bord-Saint-Georges
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Aubusson
Intercommunalité Communauté de communes Creuse Confluence
Maire
Mandat
Jean-Baptiste Alanore
2020-2026
Code postal 23230
Code commune 23026
Démographie
Population
municipale
368 hab. (2023 en évolution de +4,25 % par rapport à 2017)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 15′ 40″ nord, 2° 17′ 59″ est
Altitude Min. 364 m
Max. 475 m
Superficie 32,5 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Boussac
Législatives Circonscription unique
Localisation
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Bord-Saint-Georges

Bord-Saint-Georges est une commune française située dans le département de la Creuse en région Nouvelle-Aquitaine. Le village est à côté de Bornet, dans la même commune, qui est son diminutif.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 892 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Boussac à 12 km à vol d'oiseau[7], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 896,4 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,1 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

Espaces protégés

La protection réglementaire est le mode d'intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[11].

En 2025, trois aires protégées concernent le territoire communal[12].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire.

En 2025, trois ZNIEFF sont recensées sur la commune d'après l'INPN[12].

La « vallée de la Voueize à l'amont de Chambon » est une ZNIEFF de type 2[13] qui concerne le sud du territoire communal sur environ un demi-kilomètre carré, au lieux-dits le Pâtural des Arbres et le Pré des Îles, en rive gauche de la Voueize[Carte 1].

Elle inclut entièrement une ZNIEFF de type 1, le site « prairies et mares de la Voueize à Lussat » situé essentiellement sur le territoire de Lussat, dans une moindre mesure sur celui de Chambon-sur-Voueize, et de façon minimaliste sur Bord-Saint-Georges et Gouzon ; il concerne une partie de la vallée de la Voueize et des vallées de deux de ses petits affluents, la Verneigette et le ruisseau de la Viergne, ainsi que leurs rives. Elle concerne une petite zone d'environ 19 hectares, dans l'extrême sud de la commune, au lieu-dit le Pré des Îles[Carte 2].

Une autre ZNIEFF de type 1, le « site à chauves-souris : église de Bord-Saint-Georges », s'étend sur près de six hectares, sur une grande partie du bourg[14],[Carte 3]. Entre 1986 et 2010, trois espèces de chauves-souris y ont été recensées et la présence de Corbeaux freux (Corvus frugilegus) a été notée[14].

Urbanisme

Typologie

Au , Bord-Saint-Georges est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (67,4 %), zones agricoles hétérogènes (20,8 %), forêts (7,7 %), terres arables (3 %), zones urbanisées (1,1 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Bord-Saint-Georges est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon[20]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[21].

Risques naturels

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bord-Saint-Georges.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 31 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (33,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 303 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 73 sont en aléa moyen ou fort, soit 24 %, à comparer aux 25 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[22],[Carte 5].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[23].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[20].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[24].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Bord-Saint-Georges est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[25].

Transports en commun

Toponymie

Le village de Bornet est plus ancien que Bord-Saint-Geogres. Bornet viendrait du mot pré-latin, Borna trou, source »), sans doute d'origine gauloise. L'adition de Saint-Georges date probablement du XIe au XII siècle, où de nombreux toponymes ont été ajoutés à des hameaux français, surtout ceux n'étant pas nommés[26]. On peut donc supposer[style à revoir] qu'un hameau nommé Saint-George c'est développé à l'écart de Bornet, probablement au croisement actuel entre l'église et la route des dames. Plus tard le hameau a également adopté Borna, volontairement ou par confusion des lieux.

Son nom est Bòrd Sent Jòrge en marchois, dialecte du Croissant, langue de transition qui était autrefois parlée localement.

Histoire

Les Templiers et les Hospitaliers

Au cours du procès de l'ordre du Temple, un templier interrogé mentionne la maison du Temple de « Bomora » au diocèse de Limoges[Note 2]. L'opinion des historiens diverge mais pour certains il s'agit bien du Temple de Basmour, ce qui correspond au lieu-dit le Temple à l'ouest du village[28].

À la suite de la dévolution des biens de l'ordre du Temple au cours du XIVe siècle, on trouve « l'Ospital de Bomarc » (1357)[29] puis « La Chapelle du Temple » apparait ensuite parmi les membres de la commanderie de Lavaufranche[30].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001en coursJean-Baptiste Alanore[31]DVDAgriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[33].

En 2023, la commune comptait 368 habitants[Note 3], en évolution de +4,25 % par rapport à 2017 (Creuse : −2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7217269618941 2501 0991 0401 0861 133
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0549469761 0011 0671 1231 1921 1611 198
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1221 0941 097988914877863729645
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
620568528435343336358360354
2021 2023 - - - - - - -
364368-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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