Borkou-Ennedi-Tibesti

From Wikipedia, the free encyclopedia

TypeRégion
Chef-lieuFaya
Population167 919 hab. (2009[1])
Borkou-Ennedi-Tibesti
Borkou-Ennedi-Tibesti
Carte du Tchad mettant en évidence le Borkou-Ennedi-Tibesti de 1931 à 2008.
Administration
Pays Drapeau du Tchad Tchad
Type Région
Chef-lieu Faya
Démographie
Population 167 919 hab. (2009[1])
Densité 0,28 hab./km2
Géographie
Superficie 600 350 km2

Le Borkou-Ennedi-Tibesti (BET) est une ancienne unité administrative du Tchad.

Évolution de l’organisation territoriale

La région est restée sous administration militaire française jusqu’en 1965, soit cinq ans après la déclaration d'indépendance du Tchad[2].

En , la région du Borkou-Ennedi-Tibesti a été démembrée pour faire place à trois nouvelles régions : le Borkou, l'Ennedi et le Tibesti.

Le , après la prise d’Aïn Galaka le , de Faya le , de Gouro le , d’Ounianga-Kébir le , le colonel Largeau, depuis la zaouia sénoussiste de Faya au sein de la palmeraie de Woun, crée, comme anticipé, une circonscription du Borkou-Ennedi avec deux subdivisions, celle du Borkou, chef-lieu à Faya avec postes à Aïn Galaka et Gouro, et celle de l’Ennedi, chef-lieu à N’Dou avec poste à Ounianga-Kébir. Cette création est confirmée par l’arrêté du [3].

Cette circonscription sera supprimée par l’arrêté du en raison du rattachement partiel de la subdivision de l’Ennedi à la circonscription du Ouadaï, la nouvelle circonscription du Borkou comprenant l’unique subdivision de Faya et les postes d’Ounianga et de Gouro[4]. Cette circonscription du Borkou-Ennedi sera rétablie le avec la subdivision de Faya, comprenant le poste de Gouro, et la subdivision de Fada, comprenant le poste d’Ounianga mais sa partie sud, Beskéré, Massara et Am Djeress sont laissés à la circonscription du Ouadaï, subdivision de Biltine[5].

La circonscription prend sa forme définitive Borkou-Ennedi-Tibesti lorsque la colonie du Niger transfert à la colonie du Tchad sa subdivision de Bardaï officiellement le mais sur le terrain, à Bardaï, les officiers représentant les deux colonies ne se rejoignent que le . Son chef-lieu, d’abord fixé à Bardaï, est transféré à Zouar par arrêté du pour revenir à Bardaï par arrêté du [6]. Depuis l’indépendance, des postes administratifs sont créés : - par le décret du  : Aozou, Wour et Zouar dans la sous-préfecture du Tibesti ; - par le décret du  : Kirdimi, Yarda et Yebbi Bou dans la sous-préfecture du Borkou, Bao Billiat, Gouro, Kalaït et Ounianga Kébir dans la sous-préfecture de l’Ennedi, celui de Zoumri dans la sous-préfecture du Tibesti ; - par le décret du  : Kouba dans le Borkou. Enfin, la sous-préfecture d’Aozou est créée le dans les limites du poste administratif créé le .

De nombreuses modifications visant progressivement à décentraliser le Tchad et à rapprocher les citoyens de l’administration découleront de la constitution de 1999 et des constitutions suivantes.

La terminologie administrative du Tchad a évolué à partir des premières circonscriptions, unités administratives supérieures portant un nom géographique, devenues des départements par l’arrêté du , puis des régions par décret du et enfin des préfectures par l’ordonnance 04/INT du . Ces unités supérieures sont divisées à leur tour en subdivisions qui deviennent districts par le décret du . Subdivisions puis districts portent un nom géographique (Borkou, Ennedi, Tibesti) de la création de la circonscription en 1914 à 1934 puis le nom sera celui de leur chef-lieu de 1934 à 1960. Devenues par l’ordonnance du des sous-préfectures, elles portent à nouveau leur premier nom géographique. À compter de 1960, le nom de Largeau ne vient plus compléter le nom de Faya dans les décrets, arrêtés et ordonnances. Depuis cette date, Faya-Largeau s’appelle Faya.

Un nouvel échelon, les régions, est créé par la constitution de 1999 mais ne sera concrétisé que le . Dans cette perspective, les préfectures deviennent des départements à compter du et les sous-préfectures des communes à partir du avant de redevenir sous-préfectures le .

Le découpage territorial issu du décret 194/PR/08 du met fin à l’immense région du Borkou-Ennedi-Tibesti (avec 650 000 km2 la région était plus grande que la France et ses 551 695 km2 en créant quatre nouvelles régions (la graphie originale des arrêtés et ordonnances, parfois éloignée des cartes topographiques de référence et parfois variable pour un même lieu, a été conservée).

Organisation territoriale du [7].

DépartementChef-lieuSubdivisionsPostes
Borkou-Ennedi-TibestiFayaFaya, Fada, ZouarGouro, Ouri, Tékro, Agoza

Organisation territoriale du [8].

DépartementChef-lieuSubdivisions
Borkou-Ennedi-TibestiLargeauLargeau, Fada, Zouar

Organisation territoriale du [9].

RégionChef-lieuDistricts
Borkou-Ennedi-TibestiLargeauLargeau, Fada, Zouar

Organisation territoriale de 1960 à 2003

RégionChef-lieuDistrictsChefs-lieux
Borkou-Ennedi-TibestiFayaBorkou, Ennedi, TibestiFaya, Fada, Bardaï

Après des décennies de statuts des changements profonds sont engagés par le décret 419/PR/MAT/02 du dont l’article 1 est « La République du Tchad est organisée en Régions »[10] et, à la même date, le décret 415/PR/MAT/2002 portant création et réorganisation des Départements administratifs crée quatre départements dans la nouvelle région Borkou-Ennedi-Tibesti en scindant l’ancien département de l’Ennedi en deux, Ennedi Est et Ennedi Ouest[11].

L’ordonnance 03/001/2003/PR du portant création de collectivités territoriales décentralisées crée quatorze communes (en comptant celles des chefs-lieux de département)[12].

Organisation territoriale du .

RégionChef-lieuDépartementChef-lieuCommunes
Borkou-Ennedi-TibestiFayaBorkouFayaBorkou Yala, Faya, Kouba Olanga
Ennedi-EstBahaïBahaï
Ennedi-OuestFadaBao, Bao Billiat, Fada, Gouro, Ounianga
TibestiBardaïAouzou, Bardaï, Wour, Zouar, Zoumri

Le décret 194/PR/08 du , portant recours aux mesures exceptionnelles, est suivi de l’ordonnance 08/002/PR du qui restructure les collectivités territoriales décentralisées du Borkou-Ennedi-Tibesti et met fin à l’immense région du Borkou-Ennedi-Tibesti en créant en son sein trois régions et deux départements nouveaux ainsi que, en créant la commune de Yebbibou, il déplace l’ensemble géographique du volcan Emi Koussi du Borkou au Tibesti. C’est la première modification de limite entre les trois subdivisions existant en 1914[13].

Organisation territoriale du 19 février 2008.

RégionChef-lieuDépartementChef-lieuCommunes
BorkouFayaBorkouFayaFaya, Kouba Olanga
Bourkou-FayaKirdimiKirdimi, Yarda
EnnediFadaEnnediFadaFada, Kalaït, Nohi, Ounianga, Gouro
Wadi-HawarAmdjarassAmdjarass, Bao, Bahaï, Kaoura, Mourdi Djouna
TibestiBardaïTibesti-EstBardaïBardaï, Zoumri, Aouzou, Yebbibou
Tibesti-OuestZouarZouar, Wour, Goubonne

Organisation territoriale du .

L’ordonnance du 12-027/PR portant restructuration de certaines collectivités territoriales décentralisées modifie la région Ennedi en créant les deux régions Ennedi-Est et Ennedi-Ouest[14].

RégionChef-lieuDépartementChef-lieuCommunes
Ennedi-EstAm-DjarassAm-DjarassAm-DjarassAm-Djarass, Baho, Djouna, Kaoura
Wadi-HawarBahaïBahaï, Birdouani
Ennedi-OuestFadaFadaFadaFada, Gouro, Ounianga-Kébir, Tébi, Nohi
MourtchaKalaïtKalaït, Torboul

Organisation territoriale du .

Le l’ordonnance 0037/PR/2018 détermine le nombre, les dénominations et les délimitations des unités administratives autonomes [15]

RégionChef-lieuDépartementChef-lieuCommunes
BorkouFayaBorkouFayaFaya, Omoul, Am-Chaloba
Borkou-YalaKirdimiKirdimi, Yarda, Tigui, Olboye, Maro-Ogui
Kouba-OlangaKoubaKouba, Bourkya, Louha, Dazanga-Barka, Oulanga
Emi-KoussiYéboubouYéboubou, Miski, Goumour
Ennedi-EstAmdjarassAmdjarassAmdjarassAmdjarass, Kaoura, Kariari
Wadi-HawarBahaïBahaï, Birdouane
ItouItouItou, Nohi, Marri, Bachikele, Menou
BaoBaoBao, Mourdi, Moudougouni, Aouli
Ennedi-OuestFadaFadaFadaFada, Oyi, Tébi, Archi
MourtchaKalaïtKalaït, Torbour, Wargala, Oula
Lac OuniangaOunianga-KébirOunianga-Kébir, Ounianga-Sérir, Gouro, Gouri, Ouadi-Dom
TibestiBardaïBardaïBardaïBardaï, Zoumri, Yébissoma
ZouarZouarZouar, Goubonne, Zouarké
WourWourWour, Taou, Madigué, Koulibougoudi
AouzouAouzouAouzou, Oumou, Guézendo

Enfin une ordonnance du nomme "Provinces" les "Régions", crée de nouveaux départements et rétablit les sous-préfectures[16].

carte administrative du Tchad depuis le 4 juillet 2024

Organisation territoriale du .

ProvinceChef-lieuDépartementChef-lieuSous-préfectures
BorkouFayaBorkouFayaFaya, Oumoul et Am-Chaloba
Borkou-YalaKirdimiKirdimi, Yarda, Tigui-Boudo et Olboye-Gourma
KoubaKoubaKouba-Olanga, Bourkya, Louha et Dazanga-Barka
Ennedi-EstAmdjarassAmdjarassAmdjarassAmdjarass, Birdouane, Kaoura et Sogoya
Wadi HawarBahaïBahaï et Kariari
ItouItouItou, Marri, Bachikele et Menou
NohiNohiNohi, Aliba, Arou et Oubourou
BaoBaoBao, Moudougouni et Gaour
MourdiDjonaDjona, Aouli, Bao-Katchoudan et Oura
Ennedi-OuestFadaFadaFadaFada, Oyi, Wadi-Ounou, Archi et Toukou
MourtchaKalaïtKalaït, Wargala et Oula
Lac-OuniangaOunianga-KébirOunianga-Kébir, Ounianga-Sérir, Ouadi-Dom
TébiTébiTébi, Kourdi, Eliche et Wourta
GouroGouroGouro, Gouri et Moyenga
TorbolTorbolTorbol, Téma et Darba
TibestiBardaïBardaïBardaïBardaï, Yébissoma et Modra
ZouarZouarZouar, Goubonne, Zouarké et Maro-Ogui
WourWourWour, Taou, Madigué et Kouribougoudi
AouzouAouzouAouzou, Oumou et Guizendo
Emi-KoussiYébibouYébibou, Miski et Goumour
ZoumriZoumriZoumri, Wonoufou et Woichi

Démographie

La population de la région était de 70 603 habitants en 1993 (RGPH), dont 59 479 sédentaires et 11 124 nomades.

Les groupes ethnico-linguistiques principaux sont les Daza (55,96 %), les Teda (22,63 %), les Zaghawa (0,1 %) et les Arabes (2,57 %).

Évolution de la population

Évolution de la population des années vingt au recensement général de la population et de l’habitat d’[17]. La sous-préfecture d’Aozou créée le dans les limites du poste administratif créé le n’a pas été recensée en avril 1993. Les résultats du recensement général de la population et de l’habitat de 2009 sont donnés pour les nouvelles préfectures qui reprennent les anciennes limites des sous-préfectures de 1993[1]

subdivision, district ou sous-préfecture, préfecture de 2009(a) 1929 1933 1934 1937 1941 1948 1951 1956 1958 1993(b) 2009
Borkou 12838 14755 15307 15880 17426 18512 19612 22011 36394 93584
Ennedi 8608 10805 12558 14105 15996 18982 21938 23055 27712 167919
Tibesti 5162 5058 5311 6253 6414 7566 7271 9079 25483
Borkou-Ennedi-Tibesti 30722 32923 35296 41741 36975 43907 52337 73185 286986

(a) Résultats définitifs du Recensement général de la population et de l’habitat de 2009[1] ; (b) Résultats définitifs disponibles en 1996[18].

Les résultats provisoires de 1993 indiquaient des chiffres légèrement inférieurs (34 085 pour le Borkou, 27594 pour l’Ennedi et 8924 pour le Tibesti soit 70603 habitants pour la préfecture du Borkou-Ennedi-Tibesti).

Par rapport à l’ensemble du Tchad, le recensement d’ indique une densité de population très faible avec un taux de croissance de la population depuis 1949 très inférieur à la moyenne nationale et même négatif pour le Tibesti, une part de la population urbaine et celle de la population nomade élevées tandis que la part des moins de 15 ans est faible. Le nombre d’hommes pour 100 femmes est très élevé que ce soit dans la population totale, la population urbaine voire la population rurale mais faible dans la population nomade[19].

Économie

Administration

Politique

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI