Borne (Haute-Loire)

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Borne
Borne (Haute-Loire)
La Borne en bas du village de Borne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Le Puy-en-Velay
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Maire
Mandat
Annie Bouchet
2020-2026
Code postal 43350
Code commune 43036
Démographie
Gentilé Bornais[1]
Population
municipale
403 hab. (2023 en évolution de −2,42 % par rapport à 2017)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 06′ 03″ nord, 3° 47′ 59″ est
Altitude Min. 720 m
Max. 885 m
Superficie 5,48 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Le Puy-en-Velay
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Paulien
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Borne
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Borne
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Borne

Borne est une commune française située dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Localisation

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Borne se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].

Elle se situe à 13 km par la route[Note 1] du Puy-en-Velay[2], préfecture du département, et à km de Saint-Paulien[3], bureau centralisateur du canton de Saint-Paulien dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1].

Les communes les plus proches[Note 2] sont[4] : Saint-Vidal (2,8 km), Blanzac (3,5 km), Loudes (4,2 km), Saint-Paulien (4,2 km), Lissac (4,4 km), Chaspuzac (5,3 km), Sanssac-l'Église (5,6 km), Polignac (5,8 km).

Communes limitrophes de Borne
Saint-Paulien
Loudes Borne Polignac
Saint-Vidal

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[7] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[8]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 707 mm, avec 8,2 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chaspuzac à 5 km à vol d'oiseau[11], est de 9,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 682,4 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −23,2 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Borne est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Puy-en-Velay, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 59 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (88,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (62,6 %), prairies (17,2 %), forêts (12,6 %), zones urbanisées (6,2 %), terres arables (1,4 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 213, alors qu'il était de 212 en 2013 et de 205 en 2008[I 5].

Parmi ces logements, 78,9 % étaient des résidences principales, 8 % des résidences secondaires et 13,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,3 % des appartements[I 6].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Borne en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (8 %) inférieure à celle du département (16,1 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 82,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (78,1 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 7].

Le logement à Borne en 2018.
Typologie Borne[I 5] Haute-Loire[I 8] France entière[I 9]
Résidences principales (en %) 78,9 71,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 8 16,1 9,7
Logements vacants (en %) 13,1 12,4 8,2

Toponymie

Du mot pré-latin, Borna («trou, source»), sans doute d'origine gauloise[15].

Anciennes mentions : Borna (1088), Born (1210), Parochia B. Mariæ de Borna (1323), Borne de Chambefort (1506), Eccl. paroch. Nostræ Dominæ de Borna (1533), Prior S. Mariæ de Borna (1715)[16].

Histoire

Borne est une commune ancienne, à 12 km du Puy-en-Velay, le long de la rivière du même nom. La commune se situe à la jonction de deux grandes voies romaines et médiévales, la via Strada, qui reliait Le Puy à Clermont-Ferrand et la via Bolen, qui reliait Lyon et le Midi. Une

Ancienne bourgade de passage, elle dispose encore d’un des trois tumulus explorés en 1823 par Deribier de Cheyssac, et daté d’avant 1032. C’est son plus vieux «monument», le long de la très ancienne voie Strada qui permet au voyageur d'atteindre Le Puy en évitant les marais de Nolhac tout proches.

Il convient de préciser que la borne milliaire romaine dite "de Borne" qui est exposée au musée Crozatier du Puy-en-Velay et qui est un jalon de la Voie Bollène ne provient pas de la commune de Borne. Elle aurait été découverte au XVIIIe siècle sur les terres de Chabron de Soleilhac sur la commune de Saint-Paulien (chef-lieu de l'ancienne civitas des Vellaves). Réf. : CIL 17-02, 00324 ; CIL 13, 8873 ; ILA, Vellaves, 62. Elle est dédiée aux empereurs Philippe l'Arabe et à son fils et date des années 244 à 249 après J.C.

De la fin XIe, début XIIe, la rivière Borne se traverse dans le village par le pont médiéval élargi et renforcé au XVIIIe siècle. Ces modifications sont visibles au droit des avant-becs et après-becs, pointus façon médiévale, puis circulaires façon moderne, mais aussi au niveau de l’encorbellement. Cet ouvrage est long de 83 m entre piles d’entrées, soit plus de 100 m au total. Il reste en fonction jusqu’en 1852, date de mise en service du pont actuel. Une travée est dynamitée par la Résistance en . Restauré par l'association Borne Patrimoine, il est à nouveau possible de le franchir à pied grâce à une passerelle métallique qui remplace l'arche détruite.

Le village dispose de grottes troglodytes au lieu-dit le Rocher, dont une seule a pu être maintenue accessible à la suite de l’éboulement de 2004.

On y trouve aussi une très petite chapelle ornée de peintures, au fond de l'ancien cimetière, derrière l’église.

L’église en elle-même date du Moyen Âge pour sa partie cœur. La nef d'entrée est un peu plus récente et la chapelle sud est XIXe. À noter l’histoire de la réalisation de la voûte de l’église, et celle de la fabrication de la cloche, relatées par Ignace Corthiasd, frère du curé de l’époque, qui aux environs de 1830 relate les faits dans ses « annales » conservées en mairie de Borne.

Jusqu’au XVIIe siècle, le clergé est représenté localement par des moines de l'ordre des Prémontés qui ont la charge de l’église mais qui vivent miséreux.

Les grottes et les ruines de l’ancien village des Muses, daté d’environ 1300, sont situées à cheval sur Borne et Saint-Vidal. Il n’existe déjà plus lors de la réalisation de la carte de Cassini, qui dans ce secteur est réalisée vers 1760. Cet ensemble, enchevêtré dans les pierres, laisse apparaître des jambages appareillés, des constructions en moellons sans liant, de forme rectangulaire, voire circulaire. Chaque construction dispose en son centre d’un trou d'environ 50 cm de profondeur, et 50 cm de diamètre : peut-être l'âtre central.

Plus près de nous, le Pont Rouge, ouvrage métallique du type Eiffel, enjambe la Borne à 500 m en aval du village. Propriété privée, il est remarquable par le treillis métallique le formant et par son système de sous-tension.

À découvrir aussi la cascade du Bourbouilloux, en amont du pont médiéval, site naturel marquant la chute de l’affluent de la Borne et son bassin de réception .

Politique et administration

Découpage territorial

La commune de Borne est membre de la communauté d'agglomération du Puy-en-Velay[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Le Puy-en-Velay. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[17].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement du Puy-en-Velay, au département de la Haute-Loire, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Saint-Paulien pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la deuxième circonscription de la Haute-Loire pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[18].

Élections municipales et communautaires

Élections de 2020

Le conseil municipal de Borne, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[19] avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage[20]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 11. La totalité des onze candidats en lice[21] est élue dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 53,52 %[22]. Annie Bouchet, maire sortante, est réélue pour un nouveau mandat le [23].

Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les conseillers communautaires sont désignés parmi les conseillers municipaux élus en suivant l’ordre du tableau (maire, adjoints puis conseillers municipaux) et dans la limite du nombre de sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire[24]. Un siège est attribué à la commune au sein de la communauté d'agglomération du Puy-en-Velay[25].

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 2008 Jean-Paul Colly [UMP]  
mars 2008 en cours
(au 26 août 2014)
Mme Annie Bouchet[26]    

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28].

En 2023, la commune comptait 403 habitants[Note 5], en évolution de −2,42 % par rapport à 2017 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
226226235270285300314365325
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
347357358368411403407421375
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
380385392334346332288275257
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
248275284271302352399412424
2018 2023 - - - - - - -
407403-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,7 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,3 % la même année, alors qu'il est de 31,1 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 202 hommes pour 205 femmes, soit un taux de 50,37 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (50,87 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 10]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ou +
0,5 
7,4 
75-89 ans
6,8 
17,8 
60-74 ans
18,0 
26,7 
45-59 ans
22,0 
12,4 
30-44 ans
19,0 
16,3 
15-29 ans
16,6 
19,3 
0-14 ans
17,1 
Pyramide des âges du département de la Haute-Loire en 2022 en pourcentage[I 11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
2,5 
8,7 
75-89 ans
11,8 
20,7 
60-74 ans
20,7 
21 
45-59 ans
20,2 
16,7 
30-44 ans
16,2 
15,2 
15-29 ans
13,2 
16,7 
0-14 ans
15,3 

Économie

Revenus

En 2018, la commune compte 170 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 423 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 21 390 [I 12] (20 800  dans le département[I 13]).

Emploi

Taux de chômage
Division200820132018
Commune[I 14]4,7 %7,8 %7,5 %
Département[I 15]6,3 %7,7 %7,7 %
France entière[I 16]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 253 personnes, parmi lesquelles on compte 77,5 % d'actifs (70 % ayant un emploi et 7,5 % de chômeurs) et 22,5 % d'inactifs[Note 7],[I 14]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction du Puy-en-Velay, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 17]. Elle compte 34 emplois en 2018, contre 31 en 2013 et 50 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 180, soit un indicateur de concentration d'emploi de 18,7 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 59,8 %[I 18].

Sur ces 180 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 23 travaillent dans la commune, soit 13 % des habitants[I 19]. Pour se rendre au travail, 93,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,6 % les transports en commun, 1,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,9 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 20].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge

Personnalités liées à la commune

Anecdote

Notes et références

Voir aussi

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