Boubier

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Boubier est un quartier de Châtelet, en Belgique en Région wallonne.

Boubier
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Charleroi
Ville Châtelet
Géographie
Coordonnées 50° 23′ 59″ nord, 4° 30′ 36″ est
Transport
Bus Logo TEC CharleroiTEC : Lignes 13 et 18
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Voir sur la carte administrative de Belgique
Boubier

Géographie

Histoire

Les bombardements des 10 et , du , du et du ont fait 59 morts, détruit complètement 87 bâtiments et endommagé partiellement 384 autres[1]. Le quartier de Boubier a subi plusieurs vagues de bombardements et l’église Notre-Dame de Patience a été partiellement détruite[2].

Croix de Boubier

Le , après la guerre, a eu lieu l’inauguration de la Croix commémorative, installée au-dessus de l’abri creusé sous le terril et utilisé par les habitants des alentours lors des raids américains du printemps 1944. Elle avait été érigée en mémoire des victimes des bombardements[3]. Cette croix mesurait 17 mètres de haut et a été détruite lors de l’évacuation du terril en 1978[1]. Une nouvelle croix fut élevé dans la prairie située près de l'église Notre-Dame de Patience[4].

Économie de l'époque

La société anonyme du charbonnage de Boubier

Entre 1800 et 1850, Boubier n'est encore qu'un cayat exploité par Dejean et Bouez, au lieu-dit « La Bergerie ». L'exploitation se modernisera progressivement grâce aux nouvelles technologies minières, mais en 1800, Boubier ne bénéficie pas encore de cette infrastructure avancée. Il faudra attendre quelques années avant que les maîtres de fosses adoptent les techniques d'exploitation basées sur le développement de la machine fixe à vapeur pour la force motrice[4].

Durant la première moitié du XIXe siècle, trois groupes de prospecteurs rivalisent pour obtenir des concessions de houille. Le premier est dirigé par Jean Nicolas Le Becque, le deuxième par Pierre Quinet, et le troisième par Jean-Baptiste Desmaret. En 1839, ces groupes déposent une demande commune pour une concession de 143 hectares, 95 ares et 11 centiares. Parmi leurs membres figurent des notables locaux comme Charles Desmaret, maître tanneur à Châtelet ; Jean-Baptiste Bolle, bourgmestre de Châtelet ; Charles Stanislas Crame, propriétaire à Châtelet ; Henry Dejean, maître tanneur à Châtelet ; Maximilien Alexandre Motte, ingénieur des mines à Châtelineau ; et Léon Wilmar, rentier à Châtelineau[4].

En 1846, Godefroy Goret, considéré comme le fondateur du charbonnage de Boubier, rachète les parts de ses associés. Il crée à Paris, le , avec Louis Joseph Maulaz et Joseph Victor Bernard, la « Compagnie du Charbonnage de Boubier » sous la raison sociale L.-J. Maulaz et Co. Établie sous les lois françaises, la société a son siège à Paris. En 1875, elle devient une société anonyme sous le nom de « Compagnie du Charbonnage de Boubier »[4]. La société Boubier mit définitivement fin à ses activités le [4].

Parmi les puits exploités, les sièges 1 et 2 se trouvent sur le territoire de la ville, tandis que le no 3, plus récent, était installé sur les hauteurs de Bouffioulx, au lieu-dit « Bois des Minières »[5]:

Puits d'extraction numéro 1 sur une carte postale du début de XXe siècle.
  • Le puits no 1 était situé rue de Couillet[6][7], il était le siège principal de la société. En 1929, l'extraction représentait 230 000 tonnes et 252 000 tonnes à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Le charbonnage disposait d’un rivage relié à la gare de Châtelineau-Châtelet. Cette installation permettait d’acheminer les produits houillers par voie fluviale et ferroviaire, assurant ainsi leur évacuation rapide vers les industries ;
  • Le puits no 2, creusé en 1867[8], était relié par une voie ferrée de type Decauville longeant la rue de Couillet, entre les puits 1 et 2, projet envisagé dès 1881. Cette liaison fut abandonnée après la Première Guerre mondiale au profit d’un chemin de fer aérien. Les sièges 1 et 2 furent endommagés par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale ;
  • Le puits no 3, dont le chantier de forage débute durant l’été 1925, est achevé en mais ne devient opérationnel qu’après 1930. En plus de l’extraction du charbon, il sert aussi à acheminer le matériel technique et les bois de mine destinés à étayer les galeries. Dans les années 1950, il est équipé d’une station de captage de grisou[9] visant à fournir aux industries locales du gaz énergétique[10][11]. Le puits arrête toute activité lors de la fermeture de la société en 1966[11].

Patrimoine et folklore

Notes et références

Voir aussi

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