Bourse au mérite
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La bourse au mérite est, en France, un mécanisme créé en 1998 par le gouvernement Jospin, dans le but d'inciter les meilleurs étudiants des milieux modestes à prolonger leurs études. Après une période d'élargissement du dispositif, la bourse a été sur le point de disparaître en 2013-2014. En 2021, elle est attribuée à tout étudiant boursier sur critères sociaux ayant obtenu une mention très bien au baccalauréat.
Circulaire de 1998
En France, le mécanisme de bourse au mérite a été créée en 1998, par le gouvernement de Lionel Jospin[1]. Claude Allègre était alors ministre de l’Education nationale et Ségolène Royal ministre déléguée de l’Enseignement scolaire. Cette aide répondait à la nécessité « d'orienter des étudiants méritants issus de milieux modestes vers des concours ou des formations qu'ils n'auraient pas spontanément envisagé de préparer et de leur donner les moyens matériels et moraux d'entreprendre un cursus long » (circulaire no 2000-111 en date du )[2]. Le premier dispositif visait à aider les étudiants modestes à l'École nationale d'administration (ENA) ou à l'École nationale de la magistrature, ou dans une grande école scientifique, ou à suivre des études de médecine (1er et 2d cycles des études médicales).
Élargissement du mécanisme
À compter de la rentrée 2001, ces bourses de mérite ont été étendues aux étudiants souhaitant se présenter dans les grandes écoles littéraires, scientifiques, ou de sciences humaines[3]. Jack Lang est alors ministre de l'Education nationale.
Le dispositif est ensuite généralisé sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Valérie Pécresse instaure une bourse au mérite de 200 € par mois pour tout lycéen boursier ayant obtenu la mention très bien au baccalauréat. Cette dernière est valable les trois années de licence. Un dispositif complémentaire est créé en master pour « les lauréats étudiants, identifiés par les universités comme appartenant aux 5 % des meilleurs de leur licence »[4].