Boussu-en-Fagne

section de Couvin, Wallonie (Belgique) From Wikipedia, the free encyclopedia

Boussu-en-Fagne ou Boussu-en-Fagnes (en wallon Boussu-el-Fagne) est un village belge sur l'Eau Blanche, à 4 kilomètres au nord de la ville de Couvin, dans la province de Namur, à laquelle il est administrativement rattaché. Commune bornée au nord par Senzeilles et Cerfontaine, à l’est par Frasnes-lez-Couvin, au sud par Couvin, et à l’ouest par Dailly. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Faits en bref Administration, Pays ...
Boussu-en-Fagne
Boussu-en-Fagne
Le château de Boussu-en-Fagnes, en hiver.
Blason de Boussu-en-Fagne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Philippeville
Commune Couvin
Code postal 5660
Code INS 93014M
Zone téléphonique 060
Démographie
Gentilé Boussutois(e)
Population 499 hab. (1/1/2025)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 04′ nord, 4° 28′ est
Superficie 2 824 ha = 28,24 km2
Localisation
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Boussu-en-Fagne
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Boussu-en-Fagne
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Boussu se trouve sur le territoire du Parc national de l'Entre-Sambre-et-Meuse (ESEM).

Toponymie

Géographie

Évolution démographique

  • Source: DGS, 1831 à 1970=recensements population, 1976= habitants au 31 décembre

Histoire

Le site de Boussu-en-Fagne a été occupé dès l’époque préhistorique : outillage tardenoisien et marchets avec tombe à incinération. On a découvert une vaste villa non loin d’une voie romaine secondaire ainsi que des sépultures mérovingiennes.

Boussu, avec Couvin et ses dépendances, est achetée, en 1096 par Otbert, prince-évêque de Liège, au comte de Hainaut. Dès le milieu du XIIIe siècle, les seigneurs du lieu sont traditionnellement prévôts héréditaires de Couvin. Le premier connu est Walter de Boussu au début du XIIIe siècle. Il est peut-être issu de la Maison de Rumigny-Florennes. Au XVIe siècle, la seigneurie passe par mariage à la famille de Fay avant de brièvement revenir à la famille de Boussu.

Le château fut détruit en 1555 par le prince d'Orange. En 1632, la localité est ravagée par les troupes espagnoles du gouverneur de Chimay. À cette époque, plusieurs sorcières sont exécutées à Boussu.

En 1568, la seigneurie est achetée par un riche bourgeois de Namur, Jean Marotte, maître de forges, seigneur d'Acoz et déjà propriétaire avec son frère Nicolas de la baronnie de Vierves. Au décès de Jean II de Marotte, en 1625, son gendre Jean de Kiévrain en hérite; en 1786, elle échoit aux barons de Bustancy. Après la mort de la douairière de Bustancy née de Villegas, en 1794, le domaine passera en 1800 à ses neveux du côté Villegas. En raison des lois révolutionnaires destinés à morceler les grandes propriétés, plusieurs familles se retrouvent ainsi co-indivisaires de la seigneurie (de Villegas, Goubau, Xhénémont, de Beughem, van Volden, de Failly, Osy de Zegwaart, Carton de Winnezeelle, Huughe de Peutevin, du Parc, Cornet de Grez etc) jusqu'en 1835, date à laquelle le baron de Mesnil de Volkrange acquiert le domaine.

En 1844, Mme Savary, née Honnorez, sœur des célèbres constructeurs de canaux Augustin et Florent Honnorez, et veuve du maître de forges Pierre Savary en fait l'acquisition, pour l'offrir en 1847 à son petit-fils Auguste Licot de Nismes, à l'occasion de son mariage avec la fille du ministre et comte Coghen. Vers 1855, Auguste Licot entreprend de grandes transformations au château, dans un style néo-gothique, sous la houlette de l'architecte Suys.

En 1869, le château est vendu au comte de Riocour. Sa fille le cèdera en 1896 au comte Charles de Hennequin de Villermont, d'une famille d'origine champenoise propriétaire du château Saint-Roch à Couvin, arrière petit-fils de Madame Savary-Honnorez, qui fut bourgmestre du lieu de 1900 à 1921. Il passa ensuite par alliance à la famille de Montpellier d'Annevoie, connue par les célèbres jardins du château d'Annevoie. Cette dernière descend également d'une partie des copropriétaires en 1800 (qui tenait le domaine par héritage des Marotte), et des anciens sires de Boussu au Moyen Âge. Le château ne se visite pas.

Exploitation traditionnelle du bois et élevage du mouton. Moulins, forges et usines dès le XVIe siècle[1]

En 1830, la commune est peuplée de 420 habitants et le hameau de Géronsart compte une vingtaine d’habitations, la plupart construites en bois et en argile. À cette époque, outre l’agriculture et la boissellerie (boisseaux et objets cintrés en bois), il existe un haut-fourneau, une forge et affinerie, un bocard (pour broyer le minerai de fer) et un moulin à eau[2].

De 1844 à 1886, la commune était le rendez-vous des chasses à courre du prince Alphonse de Chimay. Celui-ci chassait exclusivement le lièvre avec le célèbre Rallye Beauchamp, dont les propriétaires du château étaient de fervents adeptes[3].

Héraldique

Armes de l'ancienne commune de Boussu-en-Fagne
Les armes de la commune de Boussu-en-Fagne se blasonnent ainsi

« ''D'or au double trécheur, fleuronné et contrefleuronné de sable au sautoir alésé de gueules brochant sur le tout qui est de la seigneurie de Boussu-en-Fagne, chargé en abîme d'un écusson d'argent à trois chaudrons de sable, remplis de gueules. L'écu est surmonté d'un heaume d'argent, grillé colleté et liseré d'or, doublé et attaché de gueules, aux bourrelet et lambrequins de sable et d'or. Cimier : une cigogne d'argent aux ailes de sable, membrée, onglée et becquée de gueules Provient des armes des seigneurs de Boussu, membre de la maison des Rumigny pour la partie principale et pour l'écusson central du sieur Jean Marotte anobli en 1630[4],[5]. »

Liste des bourgmestres de 1830 à 1977

Patrimoine

  • L’église Saint-Sulpice, bâtie en 1855 par l’architecte bruxellois Suys, arbore un élégant style néo-gothique[6].
  • La ferme de la Chapelle, située rue de Couvin au lieu-dit Chapelle de Boussu, est dédiée à Notre-Dame de Bonne Rencontre. Elle fut construite en 1664 par le seigneur du lieu, Charles-Philippe de Kiévrain[6].
  • La ferme de Palijeât, édifiée au troisième quart du XIXe siècle par la famille Licot, alors propriétaire du château[7].
  • La ferme de la Forge, mentionnée dès 1629 comme appartenant au maître de forges Charles Gobert, est un ensemble semi-clôturé datant du XVIIIe siècle[7].
  • La ferme Mattet, première moitié du XVIIIe siècle[8].
  • Le manoir de la Motte, datant de la seconde moitié du XVIIe siècle, est une ancienne seigneurie séparée de Boussu au début du XVe siècle. Il relevait alors du château de Florennes, puis plus tard de Surice. Racheté par Nicolas Félix, maître de forges, en 1689, il est resté dans sa famille jusqu’en 1780 environ[9].
  • Le château de Boussu, ancienne seigneurie relevant de la châtellenie de Couvin, appartint à la famille de Boussu durant tout le Moyen Âge, dont certains membres furent prévôts de la châtellenie. Mis en vente en 1568, il fut acquis par Jean Marotte, maître de forges, puis passa par alliance en 1625 à la famille de Kiévrain. Après la Révolution française, il changea plusieurs fois de propriétaires : en 1844, la famille Licot, maîtres de forges à Nismes, puis les Riocour en 1869 et enfin les Villermont en 1896[10].
  • Le moulin de Boussu, situé rue de la Station, remonte au XVIIe siècle[11].

Économie

Enseignement

Galerie

Vie associative

Notes et références

Voir aussi

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