Bramevaque

commune française du département des Hautes-Pyrénées From Wikipedia, the free encyclopedia

Bramevaque est une commune française située dans l'est du département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le pays de Comminges, correspondant à l’ancien comté de Comminges, circonscription de la province de Gascogne située sur les départements actuels du Gers, de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées et de l'Ariège.

Faits en bref Administration, Pays ...
Bramevaque
Bramevaque
Les ruines du château des comtes de Comminges, à Bramevaque.
Blason de Bramevaque
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Bagnères-de-Bigorre
Intercommunalité Communauté de communes Neste Barousse
Maire
Mandat
Joëlle Fortassin
2020-2026
Code postal 65370
Code commune 65109
Démographie
Gentilé Bramevoquois
Population
municipale
31 hab. (2023 en évolution de −8,82 % par rapport à 2017)
Densité 8,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 58′ 42″ nord, 0° 34′ 32″ est
Altitude Min. 517 m
Max. 1 543 m
Superficie 3,77 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Vallée de la Barousse
Législatives Première circonscription
Localisation
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Bramevaque
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Bramevaque
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Bramevaque
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Bramevaque
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Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par l'Ourse. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Bramevaque est une commune rurale qui compte 31 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 192 habitants en 1831.

Ses habitants sont appelés les Bramevoquois.

Géographie

Localisation

La commune de Bramevaque se trouve dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 50 km à vol d'oiseau de Tarbes[1], préfecture du département, à 36 km de Bagnères-de-Bigorre[2], sous-préfecture, et à 22 km de Lannemezan[3], bureau centralisateur du canton de la Vallée de la Barousse dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Montréjeau[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Troubat (0,5 km), Gembrie (1,4 km), Sacoué (1,5 km), Thèbe (1,8 km), Gaudent (1,9 km), Samuran (2,0 km), Antichan (2,0 km), Mauléon-Barousse (2,1 km).

Sur le plan historique et culturel, Bramevaque fait partie du pays de Comminges, correspondant à l’ancien comté de Comminges, circonscription de la province de Gascogne située sur les départements actuels du Gers, de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées et de l'Ariège[5].

Bramevaque est limitrophe de cinq autres communes.

Communes limitrophes de Bramevaque[6]
Sacoué Gembrie
Ourde Bramevaque Troubat
Mauléon-Barousse
Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Hydrographie

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[7]. Elle est drainée par l'Ourse, constituant un réseau hydrographique de km de longueur totale[8],[Carte 1].

L'Ourse, d'une longueur totale de 25,4 km, prend sa source dans la commune de Ferrère et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Loures-Barousse, après avoir traversé 12 communes[9].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[12] et est dans la région climatique Pyrénées centrales, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 200 mm[13]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 031 mm, avec 9,5 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Clarac à 14 km à vol d'oiseau[16], est de 12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 804,9 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,5 °C, atteinte le [Note 2].

Milieux naturels et biodiversité

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 3] sont recensées sur la commune[19] : « l'Ourse et ses affluents de Ferrère à Izaourt » (85 ha), couvrant 18 communes du département[20] et le « vallon de Sarroumagna, bois du Pradet et soulane d'Ourde » (614 ha), couvrant 6 communes du département[21] et deux ZNIEFF de type 2[Note 4],[19] :

  • les « Garonne amont, Pique et Neste » (1 788 ha), couvrant 112 communes dont 42 dans la Haute-Garonne et 70 dans les Hautes-Pyrénées[22] ;
  • les « montagnes sèches et rocheuses en rives gauche et droite de l'Ourse et à Saint-Bertrand-de-Comminges » (5 147 ha), couvrant 24 communes dont deux dans la Haute-Garonne et 22 dans les Hautes-Pyrénées[23].

Urbanisme

Typologie

Au , Bramevaque est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (86,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (83,1 %), zones agricoles hétérogènes (8,7 %), prairies (4,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,7 %)[24].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communication et transports

Cette commune est desservie par la route départementale D925.

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Bramevaque est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité moyenne)[25]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[26].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Ourse. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[27]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2009[28],[25].

Bramevaque est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2020-2029. Le précédent couvrait la période 2007-2017. L’emploi du feu est régi par deux types de réglementations. D’abord le code forestier et l’arrêté préfectoral du , qui réglementent l’emploi du feu à moins de 200 m des espaces naturels combustibles sur l’ensemble du département. Ensuite celle établie dans le cadre de la lutte contre la pollution de l’air, qui interdit le brûlage des déchets verts des particuliers. L’écobuage est quant à lui réglementé dans le cadre de commissions locales d’écobuage (CLE)[29]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bramevaque.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[30].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (44,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 28 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 11 sont en aléa moyen ou fort, soit 39 %, à comparer aux 75 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[31],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[32].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[25].

Toponymie

Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Bramevaque au nord de Mauléon-Barousse.

Étymologie :

Selon la légende, Marguerite, comtesse de Comminges, fut séquestrée par son troisième époux, Mathieu de Foix, dans le château de Bramevaque. Elle y gagna la réputation d'être une ogresse, qui réclamait chaque jour un enfant. N'ayant pu trouver d'enfant, ses sbires prirent un veau nouveau-né, mais les meuglements de la vache alertèrent la comtesse et tout le pays, ce qui valut à l'endroit son nom : bramevaque[33].

Le nom du village peut aussi s'expliquer par l'onomastique gauloise : le radical Vac associé à un nom de tribu, les Bram (tribu présente dans le toponyme de la ville de Bram). Dottin[34] apporte confirmation que Vac appartient bien à la langue gauloise comme suffixe d'« un terme de nom de peuple » (exemples Bellovaci, Ebrovaci, cités par Delamare[35]) et Ernest Nègre attribue au terminal vac(o) un sens emphatique « glorieux, fort »[36]. Bramevaque peut être traduit par village de la glorieuse tribu des Bram. Un autre toponyme régional construit de manière similaire est Garrevaque village de la glorieuse tribu des Gar, le Pic du Gar étant la montagne sacrée de la divinité éponyme, et la Garonne la rivière du peuple des Gar[réf. souhaitée].
Du gascon bramar bramer, beugler ») et vaca vache »), le nom désigne un médiocre pâturage[réf. nécessaire] où la vache brame (de faim).

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[37] qui rapporte les dénominations historiques du village :

  • Bramavaca (1235-1236, actes Bonnefont) ;
  • Bramabaca (1312, Larcher, cartulaire du Comminges) ;
  • de Bramauaca, latin (1313, Debita regi Navarre) ;
  • De Bramavaca, latin (1387, pouillé du Comminges) ;
  • Bramebaque (1767, Larcher, cartulaire du Comminges ; 1790, Département 1) ;
  • Bramabaque (fin XVIIIe siècle, sur la carte de Cassini).

Nom occitan : Brauvaca.

Histoire

Politique et administration

La mairie en 2023.

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 (réélu en mars 2014) mars 2020 Jean-Louis Teulié    
mars 2020 en cours Joëlle Fortassin    
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Rattachements administratifs et électoraux

Historique administratif

Intercommunalité

Bramevaque appartient à la communauté de communes Neste Barousse créée en et qui réunit 43 communes.

Services publics

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[40].

En 2023, la commune comptait 31 habitants[Note 5], en évolution de −8,82 % par rapport à 2017 (Hautes-Pyrénées : +1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
148135170112192189174191184
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
156164147149151137100110117
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1048470576144563838
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
363623312323323438
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
3231-------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle ne dispose plus d'école en 2019[43].

Économie

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 5]4 %0 %17,4 %
Département[I 6]7,7 %9,4 %9,8 %
France entière[I 7]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 23 personnes, parmi lesquelles on compte 87 % d'actifs (69,6 % ayant un emploi et 17,4 % de chômeurs) et 13 % d'inactifs[Note 6],[I 5]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département et de la France, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

La commune est hors attraction des villes[Carte 4],[I 8]. Elle compte emplois en 2018, contre 3 en 2013 et 3 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 16, soit un indicateur de concentration d'emploi de 18,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 64,5 %[I 9].

Sur ces 16 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 3 travaillent dans la commune, soit 19 % des habitants[I 10]. Pour se rendre au travail, 87,5 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues et 12,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied[I 11].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Gauthier du Fossat, seigneur de Bramevaque (XIIIe siècle)[47].

Héraldique

Blason Blasonnement :
Parti : au premier coupé au I d'argent à la tour de sable et au II d'or aux trois pals de gueules, au second d'or à la vache de gueules sur une terrasse de sinople.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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