Comminges

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Comminges
(oc) Comenge
Blason
Blason du Comminges
Description de cette image, également commentée ci-après
Le Comminges dans ses limites du XVIIIe siècle et les communes et départements actuels.
Informations générales
Statut Ancienne circonscription
de la province de Gascogne
Capitale Saint-Bertrand-de-Comminges
Langue(s) Français, gascon
Religion Catholicisme

Entités suivantes :

Le Comminges[1],[2],[3],[4] (en gascon Comenge, ancien français Comminge) est une région naturelle et historique des Pyrénées françaises située à cheval sur les départements actuels du Gers, de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées et de l'Ariège. Le Comminges est le territoire du peuple aquitain des Convènes durant l'Antiquité, regroupé autour de Lugdunum Convenarum (Saint-Bertrand-de-Comminges), puis il devient au Moyen Âge le comté de Comminges avec pour capitale Muret, circonscription de la province de Gascogne. Le val d'Aran, haute vallée de la Garonne aujourd'hui située en Espagne, fait aussi partie du Comminges jusqu'au XIIIe siècle et est rattaché au diocèse de Comminges jusqu'en 1802, date de sa fusion avec le diocèse de Toulouse.

Actuellement, le pays de Comminges est un territoire de la région Occitanie occupant le sud de la Haute-Garonne (arrondissement de Saint-Gaudens). Ce département est le 7e département français au classement des points culminants grâce à la chaîne des Pyrénées commingeoises au-dessus de la station de Bagnères-de-Luchon (village d', 3 222 m au pic de Perdiguère).

Le Comminges est une ancienne province de la France méridionale, située autrefois entre le duché de Gascogne et la province du Languedoc, aujourd'hui répartie entre les départements de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées, de l'Ariège et du Gers. Elle se divisait dans le sud de son territoire en Comminges languedocien, dit aussi bas Comminges et petit Comminges, dans le nord-est, avec pour villes principales Muret, Samatan et Lombez ; en Comminges gascon ou haut Comminges, dans le sud, entre la Barousse, la Bigorre, l'Aspétois et le Couserans avec pour villes principales Bagnères-de-Luchon, Saint-Béat et Barbazan. Elle est issue du comté de Comminges qui s'étendait de Muret à Luchon.

Le comté du Comminges n'occupe qu'une partie du Comminges. La vicomté du Nébouzan, les enclaves commingeoises de la jugerie de Rivière-Verdun et les enclaves languedociennes du diocèse civil dit du petit Comminges occupant le reste de son territoire. La vicomté du Couserans et le comté d'Aure (ou le pays des Quatre-Vallées), dépendant, du comté du Comminges, complètent sa zone d'influence.

Le bas Comminges se divise en petits pays languedociens et gascons, irrigués par la Save, la Noue, la Louge, le Touch et surtout la Garonne : le Muretain, le Savès et le Comminges, parsemé d'enclaves, ressemblant à un gruyère. Le haut Comminges se divise en petits pays axés principalement sur la haute vallée de la Garonne et sur celle de son affluent la Pique : Larboust, pays de Luchon, Ballongue, Oueil, Bavartès, Layrines, et Frontignes. Le terme de Nébouzan s'applique plus spécifiquement à la région de Saint-Gaudens.

Le comté de Comminges proprement dit n'occupe qu'une partie du Comminges. Sa capitale, Muret, située sur la Garonne et proche de Toulouse, occupait une place stratégique entre la Gascogne dont il dépendait et le Languedoc. Saint-Bertrand-de-Comminges, considéré comme la capitale historique du Comminges, n'était même pas dans le comté du Comminges mais dans une des nombreuses enclaves de la jugerie de Rivière-Verdun. Saint-Gaudens, la ville la plus importante du haut Comminges, se trouvait dans la vicomté du Nébouzan et non dans le comté du Comminges. C'est ainsi que Muret est devenue la capitale du comté du Comminges sans être la capitale du Comminges.

Les vicomtés du Nébouzan et du Couserans dépendaient du comté du Comminges. Les nombreuses enclaves de la jugerie de Rivière-Verdun dans le Comminges dépendaient du duché de Gascogne. Les quatre enclaves du diocèse civil du petit Comminges (onze paroisses) dépendaient, elles, du Languedoc.

Administrativement, les États du Comminges se tenaient à Muret.

Aujourd'hui, on entend généralement par Comminges le sud du département de la Haute-Garonne. Le Comminges, traversé par la Garonne et ses affluents montagnards, présente une remarquable diversité de paysages, depuis les neiges éternelles de la crête-frontière jusqu'aux chaudes plaines alluviales qu'arrose le fleuve à sa sortie du massif.

La vallée du Comminges.

Toponymie

Comminges dérive du gascon Comenge, attesté dès 1095 et lui même issu d'une déformation du nom latin du peuple des Convènes (Convenae) par assimilation des consonnes –nv– en –mm– . En ancien français, la graphie Comminge est attestée en 1262. Ce n'est qu'au XIVe siècle qu'est ajouté le s final, rappelant ainsi, volontairement ou non, le pluriel du nom latin[5],[6],[7].

Héraldique

Comminges

Son blasonnement est : de gueules aux quatre otelles d'argent adossées et posées en sautoir.

Histoire

Notes et références

Annexes

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