Brian Mundubile
homme politique zambien
From Wikipedia, the free encyclopedia
Brian Muntayalwa Mundubile (né le 5 janvier 1971 à Mporokoso (en) en Zambie) est un homme politique zambien, membre de l'Assemblée nationale pour Mporokoso de 2016 à 2026[1]. Il est membre du Parti de la réconciliation nationale pour l'unité et la prospérité (en)[1].
Edgar Lungu
| Brian Mundubile | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président de l'Alliance Tonse | |
| En fonction depuis le (8 mois et 17 jours) |
|
| Prédécesseur | Given Lubinda (intérim) Edgar Lungu |
| Membre de l'Assemblée nationale | |
| – (9 ans, 9 mois et 4 jours) |
|
| Circonscription | Mporokoso |
| Prédécesseur | Nevelyn Willombe |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Brian Muntayalwa Mundubile |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Mporokoso (Zambie) |
| Nationalité | Zambienne |
| Parti politique | Front patriotique (jusqu'en 2026) Parti de la réconciliation nationale pour l'unité et la prospérité (depuis 2026) |
| modifier |
|
Carrière politique
Mundubile se présente comme candidat du Front patriotique aux élections législatives d'août 2016 et est élu[1]. Le président Edgar Lungu le nomme le mois suivant ministre provincial pour la Province du Nord[1],[2],[3]. En juillet 2019, il devient whip en chef du gouvernement[1],[4].
Lors des élections générales d'août 2021, il se présente à nouveau comme candidat du Front patriotique aux élections législatives et est réélu[1]. Après la défaite du parti face au Parti uni pour le développement national, Mundubile est nommé chef de l'opposition[1]. En novembre 2023, le président du Front patriotique le démet de ses fonctions[1],[5],[6],[7].
Fin 2022, Mundubile est l'un des membres qui postule pour être candidat à la succession d'Edgar Lungu à la présidence du Front patriotique[8]. Lungu décide finalement de garder son titre de président du PF en octobre 2023, mettant ainsi un terme à l'élection[9],[10],[11].
Alliance Tonse
En novembre 2024, le Front patriotique rejoint l'Alliance Tonse, avec Lungu au poste de président et Dan Pule (en) (le président du Parti démocrate-chrétien) vice-président[12]. Lungu se rend en Afrique du Sud début 2025 pour un traitement médical[13] et a décidé que Given Lubinda (en) devrait être le président par intérim[14]. Le 5 juin 2025, Lungu décède[15] et des désaccords apparaissent au sein de l'alliance quant à savoir qui devrait être le président par intérim entre Pule et Lubinda ce qui provoque la formation de deux factions au sein de l'alliance[16].
Début 2026, la faction de l'Alliance Tonse dirigée par Pule convoque un convention pour choisir le candidat présidentiel de l'alliance en vue des élections générales de 2026. Dan Pule (président du Parti démocrate-chrétien) et Mundubile (membre du Front patriotique) sont les deux membres de l'alliance qui sont candidat pour la nomination[17]. Le 28 janvier 2026, Mundubile est choisi comme candidat de l'alliance à l'élection présidentielle de 2026 pour défier le président sortant Hakainde Hichilema. Il est confirmé que le Forum pour la démocratie et le développement (FDD) serait le parti utilisé pour présenter cette candidature[18],[19].
Le 7 janvier 2026, Pule annonce que les membres de l'alliance avaient décidé d'expulser le Front patriotique (FP) de l'alliance[16],[20],[21]. En raison du choix de Mundubile de s'associer à la faction Pule et de participer à la convention qui s'est tenue le 28 janvier 2026 malgré les désaccords internes, Mundubile est expulsé du Front patriotique[22] le poussant à faire campagne exclusivement sous l'étiquette du FDD[23].
L'Alliance Front patriotique-Pamodzi (PF Pamodzi), dirigée par Makebi Zulu (en), conclut un partenariat avec l'Alliance Tonse pour que Zulu soit colistier de Mundubile lors de l'élection[24],[25],[26],[27],[28].
Mundubile arrive en deuxième position de l'élection présidentielle du avec près de 38 % des voix derrière le président sortant Hakainde Hichilema, réélu dès le premier tour. Cependant, Mundubile conteste les résultats sans pour autant apporter de preuve des fraudes et se déclare vainqueur. Le 14, la police investit la résidence de Mundubile et déclare y avoir trouvé des armes de guerre qui devaient servir à fomenter une insurrection armée. Lors de ce raid, le ministre Mutotwe Kafwaya, membre de l'opposition, est abattu. Mundubile s'enfuit mais, recherché par la police, il se rend fin août. Il est inculpé pour « trahison » et menace pour la sécurité nationale avec 17 autres opposants dont Makebi Zulu. Mundubile nie les accusations portées à son encontre et Amnesty International dénonce des « arrestations arbitraires »[29],[30].